Une famille de pigeons s’y était installée tardivement dans l’année.s'y est
Le nid de pigeon est sommaire :Je pense que tu peux retirer de pigeon, ça fait doublon avec la phrase juste avant et comme, justement, tu les cites à ce moment-là, on comprend que tu fais allusion à leur nid.
quelques brindilles disposées en croix suffisent pour que les oiseaux s’y installent.en croix ? je comprends l'idée, mais je questionne plus la formulation. En vrai, c'est un tas anarchique, plus que des croix, même si, oui, l'image des croix fonctionne vu que les branchages finissent forcément par se croiser.
Le nid, placé assez haut dans l’arbre, ne me permettait pas de distinguer ce qui s’y passait. Je voyais les allers-retours des parents, le bruit des ailes signalait du mouvement.Tu alternes entre présent et passé simple, ce qui instaure deux temps narratifs et ça ne rend pas super. Peut-être trancher entre présent et passé simple et t'y tenir pour une meilleure fluidité.
J’ai regardé derrière moi après avoir entendu comme un léger bruit, comme des feuilles froissées dans la plate-bande, et j’ai vu sur la pelouse le corps inanimé d’un bébé pigeon. Il était froid, lacéré de plaies, mort.répétition de bruit avec le paragraphe précédent.
Derrière les larges feuilles d’anémones du Japon, j’entendis bouger. J’écartai les feuilles et m’apparut un bébé pigeon immobile, mais vivant, la tête tournée vers moi.répétition feuilles.
Je suis allé chercher une serviette le plus vite possible pour l’entourer.Je suis sûre qu'il existe un verbe plus adapté, comme emmailloter, ou emmitoufler. Entourer, ça enlève tout cet aspect de prendre soin, de douceur, je trouve.
Il avait dû tomber du nid pendant l’échauffourée et son frère lui avait sauvé la vie.En l'état, on ne sait pas, ton narrateur ne semble pas le savoir et ne peut que juste le supposer. Sur le moment, j'ai pensé à un coucou, à cause des oisillons renversés. Le coucou a cette méthode de renverser les œufs ou les oisillons du nid. Mais comme tu as parlé d'un nid détruit, ça me semble moins raisonnable, car le bébé coucou a l'instinct d'écarter les autres petits, pas de détruire le nid.
J’ai appelé un centre de soins spécialisé. Ils m’ont répondu que je pouvais l’amener le lendemain au centre et de ne pas le nourrir pendant la nuit. J’ai décidé de le garder.Répétition de lendemain. Et pourquoi ne pas l'avoir emmené ? C'est la question qui me reste ici pour ton narrateur. Manque le raisonnement de ton narrateur, pour le comprendre, peut-être s'identifier à sa réaction.
Le lendemain matin, j’ai ramassé des brindilles que j’ai disposées en croix sur un embranchement de la haie de charmilles et j’ai déposé l’oisillon dessus.
Le jour suivant, le pigeonneau n’était plus dans le nid. Je l’ai retrouvé au pied de la haie.Faut dire qu'il en est déjà à deux jours, dont au moins un sans nourriture, si le narrateur ne l'a pas nourri, comme conseillé par le centre, et en plus manipulé à plusieurs reprises et déposé dans un nid fait par le narrateur, certainement plus hasardeux que s'il avait été fabriqué par un couple de pigeons.
Dans le bûcher, tout près, j’ai vu une caissette en plastique d’un bleu vif, laide, et j’ai imaginé qu’elle pourrait être utile. Je l’ai posée sur une fourche, à environ un mètre quatre-vingt de hauteur. A l’intérieur, j’ai reconstitué un nid et déposé l’oisillon dessus.J'ai un peu de mal à visualiser ici : en gros, la cagette est au bout des piques d'une fourche (pas dangereux, présenté comme ça ?) et les branchages sont dans la cagette ?
J’ai attendu. Un jour, deux jours, trois jours. Rien.
J’ai attendu. Un jour, deux jours, trois jours. Rien.Pourquoi ? Là encore, l'intention du narrateur me manque, je ne comprends pas ses actions, ses réactions. Limite, je me pose quelques questions : il appelle le centre, mais ne l'y dépose pas, malgré le fait que l'oisillon retombe le lendemain, ensuite plusieurs jours à attendre, mais que fait-il pour l'oiseau ? le nourrit-il, d'une manière ou d'une autre ? l'aide-t-il ? ou se contente-t-il d'observer ? je suis perplexe sur toute l'intention de ton narrateur.
Il s’est posé sur le nid. Il a déposé dans le bec du survivant un ver puis il est reparti.répétition entre posé/déposé.
Depuis, chaque fois qu’un pigeon se pose près de ma terrasse l’émotion m’étreint, encore.terrasse, émotion
Derrière les larges feuilles d’anémones du Japon, j’entendis bouger.à partir de cette phrase, tu passes au passé simple. Tu avais choisi le passé composé pour ton récit, donc il faut t'y tenir (ou tout mettre au passé simple.
J’écartai les feuilles et m’apparut un bébé pigeon immobile,la tournure est bancale, à cause du sujet qui change dans la deuxième moitié de la phrase et est placé après le verbe. Je pense qu'il faut remodeler ta phrase ou a minima mettre "un bébé pigeon" avant "m'apparut"
Je suis allé chercher une serviette le plus vite possible pour l’entourertiens ! tu repasses au passé composé !
il avait dû tomber du nid pendant l’échauffourée et son frère lui avait sauvé la vie.en quoi son frère lui a sauvé la vie ?
Pourquoi je n'ai pas fait 120 km aller retour pour le déposer ? Vous avez lu la réponse.Où l'as-tu précisé ? je cherche et je ne trouve pas :-[ ça m'enquiquine, parce que si c'est écrit dans le texte et que j'ai mal lu, c'est aussi ces petites incompréhensions qu'on peut éclaircir, entre auteurs et lecteurs.
Dans une version longue j'avais mis tous les noms de plantes et d'animaux en latin. Je trouvais que ça faisait prétentieux. Voire faux.C'est intéressant :) selon le narrateur voulu, les noms latins un peu partout, ça peut être le signe d'une connaissance particulière, d'une affection pour un domaine qu'il étudie. Mais je trouve surtout intéressant de comprendre le travail en amont.
C'est 2500 mots; la règle pour les textes courts ! pas 2500 signes ;)Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.