Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Shendo le 30 Août 2026 à 16:04:30

Titre: L'orgueil
Posté par: Shendo le 30 Août 2026 à 16:04:30
Voilà une drôle de bête. Partie en mission, elle profite de l’absence de ses maîtres pour confondre passion et raison. Or si l’on veut trouver en âme qui vive la plus petite des raisons, il faut puiser dans l’orgueil. L’orgueil est un vice auquel bien des hommes croient volontiers, certains s’y soumettent même ; aucun ne l’assume cependant. Cette bête, dis-je, est partie faire la guerre. Quand vous lui direz, elle rampera sous les cadavres et répliquera : « C’est une affaire de conquête. »
Titre: Re : L'orgueil
Posté par: Cendres le 31 Août 2026 à 15:35:45
Merci de nous avoir partagé ton texte court.

L'orgueil est, selon moi, le défaut le plus important qu'ont les gens, devant l'argent ou le pouvoir.
Par orgueil, on fait des guerres, par orgueil, on refuse des aides... En gros, l'orgueil est un bien mauvais ami.
Titre: Re : L'orgueil
Posté par: Joël de Bretagne le 03 Septembre 2026 à 17:50:54
Bonjour Shendo. Joli texte court qui ne courre pas pour la gloire. Un texte modeste pour un grand ou gros  mot. Quelques remarques : l'orgueil peut permettre de se relever après avoir chuté, on dit un sursaut d'orgueil et c'est un point positif. L'orgueil est aussi le pêché du timide qui craint de se confronter aux autres. L'orgueil peut pousser à la guerre, comme la cupidité. Bref ton texte donne à discussion, mais il 'a pas à tout dire, juste ce que toi tu veux dire. C'est fait et bien fait et suffisant.
Titre: Re : L'orgueil
Posté par: Robert-Henri D le 04 Septembre 2026 à 01:53:26
 ;D  Drôle de bête, dis-tu. Peut‑être. Mais les bêtes qu’on croit parties en guerre ne combattent jamais ce qu’on imagine.
Elles ne rampent pas sous les cadavres : elles rampent sous leurs propres illusions.
Quant à l’orgueil, il n’est pas spécifique à l'homme exclusivement, pas plus qu'à la raison des vivants qui se parent du masque des vainqueurs.
La conquête dont tu parles n’est donc qu’un prétexte qui en cache un autre : celui qu’on élude quand on ne sait plus nommer ses véritables batailles intimes.