Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Tony le 17 Août 2026 à 15:41:51
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Bonjour,
Je retranscris ici un court extrait d'un de mes carnets de route.
Nous sommes cette fois en 1989 en pleine cordillère des Andes.
Nous avions méticuleusement préparé une expédition en Equateur (sur seulement 5 semaines de congés).
Notre but était de tenter l'ascension du Cotopaxi, un volcan au cratère toujours en activité, un cône presque parfait culminant à 6000 mètres.
Nous n'avons pas pu réussir celle ci, le destin et la météo en avaient décidé autrement.
" Ce brouillard persistant est une vraie purée de pois, tout juste, lorsque l'on tend le bras, si l'on peut distinguer sa main.
Nous sommes en Equateur, mais à 4000 mètres d'altitude, il fait froid, humide et la respiration devient difficile.
Deuxième jour de marche sur ces immenses plateaux. Nuit oppressante.
On ne distingue toujours rien. On a cessé la progression. L'opacité a tout son sens ici...
Nous désespérons quand subitement, la luminosité change, la clarté s'intensifie.
Comme une lente déchirure des nimbes, comme un jour se levant.
L'apparition devant nos yeux ébahis d'une petite tache d'un bleu absolument pur
Une trouée se forme dans les nuages et face à nous, se découpant dans le ciel limpide,
le spectacle irréel d'un cône parfait coiffé de blanc: Le Cotopaxi!
Il est majestueux, nous avions tellement attendu ce moment.
Et presque aussi vite qu'il nous est apparu, il disparait à nouveau..."
(Sur les plateaux Andins- Equateur- Décembre 1989)
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Merci de nous avoir partagé un autre de tes récits de voyage
Tu as dû être très déçu de ne pas pouvoir escalader ce volcan.
Escalader 6 000 mètres, c'est beaucoup, tu avais dû te préparer avant je suppose.
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Très joli texte. La montagne a ses règles, différentes des nôtres. Mieux vaut s'y fier. Merci du voyage et du rappel que où qu'elle soit, la montagne comme la mer est la plus forte.
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On voyage avec toi. J'en aurais bien voulu plus..Merci Tony !
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Hello Tony,
Comme Marie-Laure, je trouve que c'est un peu court. Pour créer un effet de récompense et retranscrire l'effort et le temps, peut-être enrichir la description de sensations physiques, de description du paysage immédiat (le sol, la végétation, la texture de l'air, température...), de l'équipement...
Le temps de l'ascension peut parfois être reproduit par le temps du récit. La conclusion n'en sera que plus savoureuse.
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Merci de nous avoir partagé un autre de tes récits de voyage
Tu as dû être très déçu de ne pas pouvoir escalader ce volcan.
Escalader 6 000 mètres, c'est beaucoup, tu avais dû te préparer avant je suppose.
On était jeunes et fous d'espace et de liberté, pas forcément trop bien préparés.
Mais, c'est le destin qui était contre nous. Temps limité. Succession d'événements imprévus (manquait mon sac avec crampons et piolet et nourriture lyophilisée et vitaminée à l'arrivée à Quito, il a fallut se re-équiper vite et mal. Plus tard, on a perdu du temps car on s'est fait voler tout notre matériel photo. On s'est acclimaté à l'altitude progressivement jusqu'à 4800 m et la veille de tenter l'ascension, j'ai eu une poussée de fièvre (sans doute intox alimentaire) A cette altitude, j'ai du redescendre et me faire ramener à Quito par des touristes locaux qui étaient montés jusqu'au dernier refuge. Fin de l'aventure. Il restait quatre jours avant notre vol retour, On est descendu en bus jusqu'à la cote pacifique à Sua (Esmeralda). Je publierai prochainement un autre texte court sur la luminescence du plancton quand on est en mer et que le soleil se couche.
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Très joli texte. La montagne a ses règles, différentes des nôtres. Mieux vaut s'y fier. Merci du voyage et du rappel que où qu'elle soit, la montagne comme la mer est la plus forte.
Tout à fait d'accord Joël. La mer a failli me garder quand j'avais 7 ans (Personne ne me surveillait et j'ai le souvenir d'avoir lutté avec la marée montante). J'ai beaucoup plus pratiqué la montagne et notamment le vol libre. On apprend vite l'humilité devant les forces de la nature. J'ai volé plus de 20 ans, et j'ai toujours essayer de garder en tête: "Il n'y a pas de bons pilotes, mais de vieux pilotes"
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Hello Tony,
Comme Marie-Laure, je trouve que c'est un peu court. Pour créer un effet de récompense et retranscrire l'effort et le temps, peut-être enrichir la description de sensations physiques, de description du paysage immédiat (le sol, la végétation, la texture de l'air, température...), de l'équipement...
Le temps de l'ascension peut parfois être reproduit par le temps du récit. La conclusion n'en sera que plus savoureuse.
Bonsoir Basile, ce que tu dis (ainsi que Marie-Laure) est juste, on peut se sentir un peu frustré. J'ai un peu hésité à publier ce texte, mais comme c'est une rubrique de textes courts... j'ai juste extrait quelques impressions mis en marge de carnets de voyage plutôt ennuyeux et factuels ( températures et altitude d au fur et à mesure de la progression. Ce qu'on mange, les problèmes rencontrés...). A vrai dire, il faudrait que je trouve le temps de les déchiffrer entièrement, pour les re-écrire correctement...