Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Marie Laure le 17 Août 2026 à 11:26:41
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« Je suis juste une pauvre fille paumée qui cherche sa propre paix intérieure », dixit Clementine dans « Eternal sunshine of the spotless mind »…
Comme elle aime ce film !
Et pourtant, elle a pour elle une jolie taille mannequin qui fait dire aux gens qu’elle côtoie : « Quelle belle plante ! », ou tout simplement quand ils ne savent pas bien exprimer leur sentiment en la voyant : «Qu’est-ce que tu es grande ! ». Ou pour ceux que cela met mal à l’aise et qui se rendent subitement compte qu’ils sont aussi petits que leur étroitesse d’esprit : « Tu as encore grandi ?.. ». « Mets-toi derrière, on y voit rien ! ».
Elle n’oublie pas non plus les « dragueurs » qui l’ont choisie un temps parce qu’ils pensaient sortir avec une miss quelconque ou ceux qui ne comprennent pas encore pourquoi une « belle fille comme elle » ne retrouve pas de job plus rapidement qu’il ne faudrait.
Elle remercie par contre chaleureusement ceux qui ne lui parlent jamais de ses 1 m 78 et qui l’appellent « ma belle » ou tout simplement par son prénom, qui apprécie sa compagnie ou du moins ce qui s’en dégage.
Car ce n’est qu’une fille paumée qui cherche la paix intérieure, une pauvre fille atypique en quête d’apaisement.
Elle a pour elle ses notes de musique qui volent au vent d’avril. Bach, Mozart, ses frissons, Ses larmes de bonheur.
Les coquelicots qui chantent.
Les accents de Dordogne.
Le fils volubile, léger, insaisissable.
Ses souvenirs qui mordent et laissent dans sa chair des traces indélébiles.
Les accords de guitares de pierres qui roulent sur la mousse du rock.
Elle aime grignoter les moments de la vie, comme le chocolat.
L’odeur de la terre après la pluie d’orage.
Ces bras qui la prennent juste là où il faut, qui la tiennent et qui l’aiment.
Elle a pour lui cette petite odeur douce et ces mots interdits.
C’est juste une pauvre fille paumée qui cherche sa propre paix intérieure.
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Bonjour, merci pour ce texte. Un plaidoyer pour la différence et contre la bêtise de certains. La société a encore tellement de chemin à parcourir.
Belle journée.
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Merci pour le partage de ton récit
Tu nous décris le profil d'une femme qui a une souffrance intérieure qu'elle garde pour elle.
Je pense qu'on peut tous se reconnaître, plus ou moins, dans la description de ton personnage.
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Merci Delnatja et Cendres pour vos mots. Vous avez tout à fait saisi le sens de mon texte.
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Bonjour,
Parfois, notre timidité de jeunesse, nous empêche d'aller au devant de notre vie. On s'empêche pour différentes raisons de prendre possession de notre destin. On se livre à notre entourage avec une confiance aveugle. Car notre fragilité et notre éducation nous interdisent la révolte. Et souvent, c'est à un âge avancé qu'on prend conscience de cela. C'est aussi avec toutes les interactions vécues antérieurement que l'on se construit une personnalité plus forte , plus affirmée.
"Vivre sans regret aide à l'accomplissement de soi"
Merci pour ce texte
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Pardon pour ce retard Feather...
Merci pour tes remarques fort judicieuses. La personnalité s'affirme effectivement avec les années. On est plus vrai, plus proche de son moi intérieur.
La timidité, tu dis. Je parlerais aussi de complexes qui s’atténuent au fi du temps.
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Merci pour ce partage Marie-Laure
Tu sais trouver les mots pour expliquer les blessures profondes que tu portes en toi.
Ceux qui ont souffert réellement dans leur existence ne peuvent que se retrouver dans ton texte.
Le fait de savoir l'écrire montre que tu n'est plus si "paumée" que cela et que tu es sur le bon chemin qui t'amènera vers la paix intérieure.
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Dixit Clementine...Eternal sunshine of the spotless mind...
Merci Tony d'avoir compris l'incompréhension et l'intolérance des autres. Ici, c'est la taille. Être atypique n'est pas toujours facile à vivre mais tellement jouissif, parfois, et riche !