-
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Il regarde ceux qui le regardent de son œil vif
Ceux-ci ne comprennent pas
Pas plus qu’eux il ne comprend pourquoi il est présent
Dans ce recoin sombre sur un vieux matelas
Ses affaires jonchent le béton véreux de ce parking affreux
On lui pose des questions il ne comprend pas
On tente de l’approcher caresses ou violences
Son corps refuse il choisit lui pas eux
Ils sont nombreux ces hommes ces femmes
Il n’entend pas que veulent-t’elles ces bonnes volontés
Corps replié âme cadenassée il regarde silencieux mais l’œil vif toujours vif
Vivant trop sans doute
Ils lui prennent l’épaule il hurle il refuse se débat on le lâche
Ils parlent discourent se disputent il respire des heures
Qui ne veulent pas passer
Et puis un visage une voix un sourire
Des yeux qui ne jugent pas elle approche il se détend
Elle le prend il se lève il la suit
Enfant malgré tout
-
Dur. Dure réalité de la rue des pays dits "développés" et encore plus dure celle des pays sous-développés. L'enfant et la rue, l'abandon, ce ne devrait pas être et pourtant. C'est là.
La chute est négative, parfois ce n'est plus un calvaire c'est une renaissance, parfois ce n'est que mal en pis...
-
Tu as raison la fin est négative, malheureusement c'est comme ça. Je ne fais que décrire, je ne pouvais pas laisser penser que ça allait s'arranger. C'est une image dont j'ai été témoin en 1979. Visiblement c'est toujours d'actualité. D'où cette publication.
-
C'est terrible ce texte...J'ai travaillé plusieurs années pour l'enfance et l'adolescence maltraitées...
-
Oui. J'espère qu'il laissera une trace. La protection de l'enfance est semble t'ildans un état déplorable.
-
Pour finir. Puisque nous sommes dans un atelier, il s'agissait d'un enfant de 10 à 12 ans qui se prostituait dans un parking du 9 ème arrondissement à Paris. La colère, toujours là, m'est venue quand j'ai réalisé que les enfants embarqués Po ar la Protection de l'enfance étaient doublement punis. D'abord, maltraité ou/et violé, du fait de sa naissance, quelque part où aucun enfant ne devrait naître, puis par l'institution, par manque de moyens principalement mais aussi par une sorte de mépris de la société entière. Cachez cette misère que je ne veux pas voir.
-
Bonjour Joël.
Même si il y a certainement eu des "abus" au sein de l'ASE, quoique je n'ai pas les dossiers en main et j'ai le droit de douter, je travaillais pour une association, pas pour la DASS, comme on l'appelait avant.
Et je peux certifier que les enfants et adolescents confiés l'étaient dans d'excellente famille d'accueil ! Et ils ont baigné dans de l'amour que leur famille naturelle ne pouvait leur donner, étant eux-mêmes dans une grande détresse morale, sociale et intellectuelle.
C'était il y a 20 ans. Des dérives sont arrivées depuis, selon la presse.
Notre monde change et certaines personnes qui font partie de la société française comme tu dis, se foutent royalement de l'enfance maltraitée. Ils l'ignorent. Mais ce n'est pas à eux de les prendre en charge...
Dans ton texte, c'est un enfant que se prostitue. C'est un constat. Tu ne connais pas son histoire. Et la femme qui lui tend la main n'est pas forcement une marâtre qui va le confier à une famille maltraitante. On peut avoir un peu plus de crainte si l'enfant est confié à un foyer. Mais il y a des éducateurs formidables.
Ce seront toujours les mêmes qui détourneront les yeux devant la misère et les mêmes qui tendront la main aux nécessiteux.
Ce n'est pas la société entière !"Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre ». N'a-t-on jamais détourné le regard devant la misère ? Toi, moi, eux ?
Ayant donné 28 ans de ma vie au service des autres, j'avais besoin de revenir sur ton commentaire trop réducteur. J'espère que tu comprendras mon point de vue.
Amicalement
ML
-
Bonjour,
un commentaire sur ton texte. Je ne suis pas un docteur es littérature, juste un écrivailleur, mes remarques ne sont que des propositions.
J’ai un problème avec ce type de texte qui généralise peut-être un peu trop. Le dernier vers pour moi est de trop, il porte une accusation générale un peu surplombante. Toutes les expériences vécues par les enfants récupérés par les services sociaux ne sont pas pourries. Il y a des tas de réformes et de moyens à mettre en place pour ces gosses, les laisser dans la rue, n’est pas non plus une solution. Où sont les causes de telles situations, pas dans les services sociaux, c’est sûr.
Comme le reste ou beaucoup de choses, c'est un choix politique que nous faisons en tant que société, dans de nombreuses cases différentes : migrants, moyens des services publics, définition du progrès, de la richesse d'une société, considération de l'autre, politique internationale et compagnie.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
Je prend bien en compte ce que vous avez écris. Marie-Laure je comprends tes réticences mais je ne peux rien retirer de ce que j'ai écris il y a longtemps déjà et que je souhaitais soumettre à votre sagacité. Si tu me soutiens que les institutions qui s'occupe de l'enfance sont en parfait état, pourquoi tant d'articles ou de témoignages disent le contraire. Quant aux remarques techniques je les prends hgen compte. J'y reviendrai en modifiant mon texte comme dit Basic s'ils ne vont pas à l'encontre de ce que je souhaitais dire. Je suis contre la poésie hermétique ml ais je veux aussi laisser au lecteur son interprétation. Et un texte poétique doit pour moi garder une possibilité d'interprétation. Ce n' est pas un pamphlet c'est juste un témoignage.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
-
"Si tu me soutiens que les institutions qui s'occupe de l'enfance sont en parfait état, pourquoi tant d'articles ou de témoignages disent le contraire. " - Je cite. Je n'ai jamais écrit que les institutions qui s'occupent de l'enfance ET de l'adolescence sont en parfait état ! Ce que j'ai vécu, vu, allait vers le bien-être de ces enfants.
Je te dis que ce texte est trop réducteur et basé sur de l'information à vérifier. C'est notre société qui veut çà.
Car aujourd'hui, le citoyen n'a plus le droit de douter ! Et il faut ouvrir le débat en pensant que ces horreurs peuvent arriver, mais il y a tellement de belles choses aussi et des réussites avec ces jeunes. Tout n'est pas noir. Tout n'est pas blanc. Il faut nuancer.
Quand tu parles de cette femme qui vient chercher l'enfant et que tu dis que "son calvaire" commence, c'est insupportable.
C'est nier tout le positif fait pour la protection de l'enfance. C'est péremptoire !
D'ailleurs, je trouve ton texte glauque. Il m'a mise très mal à l'aise. Où est la poésie ???
-
Tu fais bien de le dire et je l'entends. Mais du coup, j'ai l'impression que je dois me censurer. Cela ne fera pas avancer le débat. Quant à la poésie je ne suis pas un expert, j'ai déjà lu la même remarque pour un autre texte que le mien. Visiblement tu sais de quoi tu parles en poésie et je m'incline humblement. je n'ai pas parlé non plus d'abus commis par des salariés de l'ASE. Je ne crois pas que ne pas parler de ce qui fâche aide à résoudre les problèmes. Et d'ailleurs on quitte la poésie depuis un moment. Alors je stoppe la polémique.
-
Oui, il y a de belles histoires, mais il y a aussi d'autres histoires plus noires. Je pense que vous avez tous un peu raison dans vos arguments. Il y a de tout.
Je vous remercie d'avoir gardé une certaine courtoisie dans vos échanges ou presque. C'est un poème comme un autre peut-être pas glauque, juste dur parce qu'il dévoile certaines vérités qu'il ne faut pourtant pas généraliser.