Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Hars P le 15 Juillet 2026 à 19:52:26
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Vivants !
Comme tous les soirs ou presque, ma femme, ma petite fille et moi, partons en balade. Nous marchons une bonne heure, sur un petit sentier de terre battue qui serpente à proximité notre nouveau point de chute. On profite des rayons de l’été finissant. Une dernière bouffée d’air avant les semaines, les mois futurs, qui s’annoncent plus qu’incertains.
-Papa, c’est quand qu’on rentre à la maison ? m’a demandé notre petite fille, sur le chemin du retour. J’en ai marre d’ici…
-C’est pour bientôt ma chérie, ai-je menti éhontément. Dans quelques jours, tu retrouveras ta chambre et tes doudous.
Lisa-Marie a fait la moue, pas vraiment convaincue.
-Mais Papa, les vacances sont finies. Toutes les caravanes sont parties. Maman, elle retravaille. Alors pourquoi on reste ici ? Et pourquoi tu vas plus au travail, toi ? J’ai trop envie de retourner à l’école, de revoir mes copines…
-On va rentrer bientôt ma chérie, a appuyé ma femme, d’une voix apaisante, je te le promets. La gamine s’est brutalement détachée de nos mains et s’est plantée en plein milieu du chemin, les bras croisés. Elle nous défiait avec cet air bravache dont elle a le secret.
-Vous mentez ! Eliott m’a dit qu’on n’avait plus de maison, qu’on allait toujours rester dans la caravane pourrie de Tonton ! Et moi, je veux pas rester ici, je veux pas !
La vérité sort souvent de la bouche des enfants, c’est bien connu. En effet, on ne reviendra jamais dans notre belle maison à colombages. Les huissiers nous en ont chassés il y a deux mois environ. Conséquence de la liquidation judiciaire de mon entreprise. J’avais des mois d’arriérés de crédit immobilier. Accablé, je feignais d’ignorer les relances de banque. Ça n’a pas duré longtemps. Les huissiers ont débarqué le 29 juin en fin de matinée, accompagnés d’une escouade de policiers. Le genre de date qu’on retient. Ils nous ont expulsés manu-militari, avant de balancer toutes nos affaires sur le trottoir. Les voisins étaient aux aguets. Ils n’en ont pas raté une miette. Ce fut un moment atroce. On a juste eu le temps d’emporter quelques biens avant d’échouer ici, dans cette miteuse caravane que nous prête mon beau-frère.
Dans notre malheur, on a eu de la chance. Lisa-Marie n’a pas assisté à cette déconfiture. Elle était à l’école. C’était son dernier jour. On est allés la rechercher après la classe. On lui a raconté qu’on partait immédiatement en vacances en camping ; qu’on lui préparait cette surprise depuis des mois. Il est facile de gruger une enfant de sept ans. Elle ne s’est pas aperçue que, pour « ce départ en vacances », on n’avait même pas quitté le département. Le camping est à trente kilomètres environ de notre ancien domicile.
Quant à mes deux grands, les jumeaux de vingt et ans, c’est autre paire de manches si je puis dire. Etant donné la situation calamiteuse, Arthur a préféré prendre la tangente. Il s’est retranché chez sa copine étudiante, comme lui. Il passe le plus clair de son temps avec Sophie, dans un petit studio de vingt mètres carrés. Je suis sûr qu’il travaille comme un taré pour décrocher son diplôme d’architecte. Il convoite ce métier depuis tout petit. Arthur passe de temps en temps nous rendre visite avec sa petite amie. Mais ils ne restent jamais bien longtemps. Je sens poindre chez ces jeunes ambitieux une sorte de défiance, voire un mépris de classe pour le raté intersidéral que je suis. Elliot, mon autre fils est resté avec nous. Elliot aussi est courageux. Il s’est dégotté un petit boulot dans une grande surface qu’il cumule avec son BTS. Je sens bien que cette situation l’exaspère. Vivre à quatre, entassés dans une caravane humide alors qu’on a connu le confort d’une belle maison lumineuse et équipée, c’est assez dégradant. On a fait le choix de laisser dormir les femmes dans la caravane. Elliot et moi, on passe nos nuits sous l’auvent, sur des matelas à même le sol. Avant-hier, il s’est mis à pleuvoir des cordes. La vieille toile a percé. L’eau a dégouliné sur nous. On a dû se replier dans la caravane pour finir la nuit.
-J’en ai vraiment plein le cul de cette putain de caravane ! a grommelé Elliot, pendant qu’on se battait avec nos matelas pour les faire rentrer dans l’habitacle. Au réveil, le lendemain, il était encore plus énervé. On l’a entendu faire sa toilette en bougonnant dans le réduit qui nous sert de salle de bains. Il n’est même pas resté avec nous pour le petit-déjeuner. Il s’est dépêché de partir. En hissant son sac sur les épaules, il a malencontreusement bousculé Francine. Puis il a ouvert la porte pour sortir, comme si de rien n’était.
-Hé, tu pourrais t’excuser ! C’est ta mère quand même ! ai-je crié. Il s’est retourné vers moi et m’a adressé un doigt d’honneur avant de claquer la porte violemment.
Chaque jour qui passe est plus angoissant que le précédent. Combien de temps peut-on encore tenir, financièrement parlant ? Je ne touche pas d’indemnités chômage, car j’étais indépendant. Toutes mes économies ont fondu. On vit sur le maigre salaire d’assistante maternelle de ma femme. Et aussi grâce aux petits revenus que nous ramène Elliot. Mais pas sûr qu’il reste encore longtemps pour nous soutenir. Comme son frère, il ne va pas tarder à quitter le Radeau de la Méduse, c’est certain. L’incident de ce matin est un signe avant-coureur.
Je culpabilise d’embrasser ma femme chaque matin avant de la laisser filer au turbin. Pendant qu’une partie de ma famille travaille, moi, rejeté du système, je reste ici au camping à ruminer mes échecs. J’essaie d’occuper la petite avec des cahiers de vacances ou des jeux de sociétés. Je l’emmène à la piscine du camping encore ouverte pour l’instant. Lisa-Marie se lasse vite de nager toute seule, sans personne avec qui jouer. Tous les enfants de son âge sont partis. La rentrée des classes est dans moins d’une semaine. On n’a toujours pas réinscrit la gamine à l’école. On a peur d’affronter le regard des autres parents d’élèves. Ils sont tous au courant de notre dégringolade, c’est évident. Certains doivent même s’en réjouir. Je me demande si Elliot n’est pas en train d’abandonner ses études. Cela fait des semaines que je ne l’ai pas vu ouvrir un bouquin. Il revient parfois très tard le soir, éreinté par son boulot abrutissant de manutentionnaire. Il n’a plus la force de réfléchir. Parfois même, il sent le cannabis. Tout ce fiasco est de ma faute. On n’en serait pas là si j’avais su conserver ma société. J’entraîne toute ma famille dans ma chute et cela me ronge.
A force de déambuler dans le camping quasi-désert, je me suis lié d’amitié avec Judith et Gaspard. Ils ont planté leur caravane sur le premier emplacement à droite, juste à l’entrée. C’est un couple de déclassés comme moi. Ils ont travaillé pendant trente ans tous les deux dans une boîte de programmation informatique, avant d’être brutalement remplacés par une IA. Je n’en sais pas beaucoup plus sur leur passé. Ils étaient déjà là quand on est arrivés. Chaque après-midi désormais, sur le coup de quatorze heures, je les retrouve dans leur caravane pour taper le carton. Ils ont toujours une bonne bouteille de bière à partager. Tantôt une bonne trappiste belge, tantôt une bière à la jonquille, ou autre fantaisie fermentée. J’amène aussi des bières, des Desperado ou de la Chouffe. Je vais me fournir à la supérette à la sortie du camping avec le peu d’argent qu’il reste sur ma carte bleue. Pendant ce temps-là, je laisse Lisa-Marie seule dans la caravane après lui avoir fourré mon smartphone entre les mains. Elle peut rester des heures à scroller sans avoir besoin de quoi que ce soit, hypnotisée par la magie de l’écran. Nous les adultes, on passe de longues heures à jouer, à boire, à se lamenter sur l’infortune qui nous frappe. Sur ces salauds de financiers qui nous jettent à la rue et sur ces crevures de politicards qui ne font rien pour empêcher la saignée. On peste sur le gérant du camping qui menace d’augmenter le prix mensuel des emplacements. On casse du sucre sur le dos de cinq ou six autres occupants du camping, naufragés du capitalisme-vautour. Certains ont vraiment des comportements étranges. Comme ce type imbuvable qui vit seul dans sa grande Sterckeman et qui ne sort que la nuit. Jamais un bonjour, jamais un sourire.
Hier toujours, Gaspard m’a annoncé avoir décroché un rendez-vous pour un entretien d’embauche. Il doit se présenter la semaine prochaine dans une boîte qui fait de la maintenance informatique…
-C’est tout à fait ma branche, je pense que ça va le faire, s’est enthousiasmé Gaspard, triomphant.
Cette nouvelle m’a bousillé intérieurement. J’étais presque jaloux du demi-succès de Gaspard. Rageux de le voir se dégager de la médiocrité, alors que j’en suis incapable. Je suis tombé dans un tel abîme de décrépitude, que n’ai plus envoyé de candidature depuis des lustres. Qui voudra de moi, cinquantenaire bedonnant et grisonnant ? Pendant qu’on levait nos chopes à la future réussite de Gaspard, j’en venais presque à souhaiter qu’il échoue à son entretien. Qu’il reste dans la mouise, à mes côtés d’une certaine manière. On a de drôles de pensées parfois…
L’euphorie est vite retombée. Je me suis un peu épanché sur mon cas. Je leur ai brièvement raconté l’incident qui avait eu lieu le matin même avec Elliot. La culpabilité de ne plus pouvoir offrir un avenir décent à mes enfants. L’inscription à l’école toujours en suspens pour l’école de la petite. Judith a aussitôt éclaté en sanglots. Elle s’est éclipsée dans sa minuscule cuisine. Gaspard a volé à sa rescousse en me laissant seul et véritablement mal à l’aise face à mon bock à moitié vide. Il est revenu quelques minutes plus tard en se frottant les yeux rougis.
-J’ai dit quelque chose de mal ? l’ai-je questionné, piteux.
-Non, t’inquiète, c’est pas de ta faute, a répondu Gaspard avant de laisser choir ses cent vingt kilos de graisse sur la banquette. Il a poussé sa chope vide vers moi.
-Sers-moi une bonne mousse, je vais t’expliquer.
Alors il m’a raconté rapidement la tragédie endurée par la famille de Judith. Le meurtre de deux petits enfants, des faux jumeaux, un garçon et une fille de 5 ans, neveux et nièces de Judith. Les enfants de son frère.
-Ils participaient à une sortie au zoo avec leur centre périscolaire. Quand les gosses sont descendus du bus, l’un des jeunes accompagnateurs a sorti un hachoir à viande et a frappé plusieurs enfants au hasard. Il a eu le temps d’en blesser sept et d’en tuer cinq avant d’être maîtrisé. Alexandre et Katy faisaient partie des tués. J’ai vu les photos de la scène de crime pendant le procès, Ivo. Il fallait avoir le cœur bien accroché. Il y avait du sang partout, partout. Et tu sais combien il s’est pris, cette enflure ? Trois ans ferme ! Seulement trois ans ferme pour avoir planté cinq enfants et pour en avoir mutilé sept autres. A son procès, il a dit avoir entendu des voix. Son avocat, un ténor du barreau, a plaidé la schizophrénie, une enfance difficile ou ne je sais quoi…Ils nous font le coup à chaque fois. Les gamins qui en ont survécu à cette boucherie sont traumatisés à vie. Certains ont eu les yeux crevés, le visage lacéré. Judith aussi est sortie traumatisée de cette affaire. Elle était la marraine de Katy. Et comme nous deux on ne peut pas avoir d’enfants, elle la considérait comme sa gamine, elle la couvrait de cadeaux. C’était sa princesse. Elle avait fait une sorte de transfert, tu comprends ? C’est un peu comme si ce jour -là, on avait tué sa propre fille. Et aussi une partie d’elle-même. Depuis, il suffit de lui parler d’enfant pour qu’elle fonde en larmes.
Cela m’étonnait. Plusieurs fois, Lisa-Marie et moi avions croisé Judith seule ou avec Gaspard. Il n’y avait jamais eu ce genre de manifestation.
-C’est bien ça qui est bizarre avec cette maladie. Elle peut rester des mois zen. Elle va croiser des petits enfants sans problème. Et puis tout d’un coup, bing, ! ça lui reprend. La crise de larmes. Depuis trois ans, elle se faisait suivre par un psy. Elle commençait à remonter la pente. Mais avec son licenciement, le mien et la perte de revenus, on a dû arrêter les soins, a soupiré Gaspard. Si je signe mon embauche jeudi, elle pourra revoir le psy. J’espère…
Je suis revenu à ma caravane, un peu mal à l’aise suite aux confessions de Gaspard, l’estomac lesté d’un bon litre de bière. J’hoquetais un peu. Francine était revenue du travail. Il était déjà 19 h30. Je n’avais pas vu l’heure tourner. Elle s’est montrée distante avec moi, glaciale même.
-Ne me dis pas que tu as laissé ta fille jouer avec ton smartphone tout l’après-midi, m’a- t-elle lancé au visage. J’ai bafouillé un prétexte minable.
-Et en plus tu sens la bière. Ah non, tu ne vas pas te mettre à boire, Ivo ! On n’a pas besoin de ça…T’étais encore chez ces gens, ceux de l’entrée du camping ? Pourquoi t’es toujours fourré là-bas ? T’as des vues sur la grande blonde, c’est ça ? Vous partousez à trois pendant que moi je me crève à la tâche ? Je protestais.
-Oh, Arrête de dire n’importe quoi…
A ce moment-là, Eliott est rentré dans la caravane. On a cessé de se crêper le chignon.
-On règlera ça plus tard, a murmuré Francine, non sans m’adresser un regard assassin.
Elliot avait un énorme casque Bluetooth sur les oreilles, il écoutait son affreux rap habituel, affichant une volonté manifeste de ne rien vouloir partager avec nous. Sa mère lui a fait signe d’ôter son casque.
-J’ai reçu un appel d’Arthur tout à l’heure au boulot, a annoncé Francine avec enthousiasme. Il va passer avec Sophie demain vers midi. Je leur ai proposé de rester manger avec nous. Ils n’ont pas dit non…Je suis passée au supermarché, j’ai acheté des saucisses et des brochettes. Il va faire grand soleil demain samedi. C’est le temps idéal pour un barbecue.
-En voilà une chouette idée ! s’est réjoui Eliott. Depuis le temps que je ne l’ai pas vu le frangin !
-Ouuuaaaaiiissss, un barbeuk ! Trop bien ! Je vais manger plein de brochettes avec de la mayo, a entonné Lisa-Marie.
Mon fils, ma femme, ma fille étaient à quelques centimètres de moi. Pendant quelques secondes, m’est revenu à l’esprit le terrible récit de Gaspard. La perte des deux neveux de Judith. La douleur inouïe de cette famille. L’infertilité de leur couple, privé du bonheur d’enfanter. J’ai senti une bouffée de joie m’envahir, un élan qui venait du tréfonds de mon être, avivé par l’alcool il est vrai.
Alors, j’ai ouvert grand les bras. Je voulais étreindre ma petite famille, les sentir tous palpiter contre moi.
-Mais qu’est-ce que tu fous ? a beuglé mon fils, en rejetant mon bras. Ça va pas la tête ? Je continuais de serrer très fort ma femme et ma fille. Je pleurais à chaudes larmes. Ma femme aussi sanglotait. Elliot est sorti agacé, en grognant qu’il devait nettoyer le barbecue pour le lendemain.
-Papa, Maman, pourquoi vous pleurez ? a demandé ma fille.
-On pleure de joie ma chérie, ai-je répondu. Demain, on va tous se retrouver en famille autour d’un bon barbecue. Ça va être génial. Et surtout on est vivants ma chérie, on est vivants !
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Bonjour Hars P
Je découvre votre prose au retour. Ce sont des scènes courtes où vous décrivez avec simplicité et justesse ces drames presque invisibles, quand la vie qui semblait être un long fleuve tranquille peut basculer en une journée, et qu’elle doit continuer autrement.
C’est un sujet qui m’a beaucoup touchée, par ce qu’il révèle de la fragilité de l’existence ordinaire
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Merci pour le partage de ton texte. Il est composé de plusieurs petite histoire de vie.
Il raconte des vies brisées par la vie et j'ai bien aimé la morale, que le plus important dans la vie c'est notre famille, c'est notre plus grande richesse.
Tu as oublie de mettre un "pas"ici :
La rentrée des classes est dans moins d’une semaine. On n’a toujours X réinscrit la gamine à l’école. On a peur d’affronter le regard des autres parents d’élèves.
Sinon ton texte raconte une réalité vraie. Tu as beaucoup de personnes, après des accidents de vie, doivent vivre dans un camping. Ce n'est pas seulement du a des dettes, mais a leur maison qui a brûlé, ou qu'ils sont tellement pauvres, qu'ils ne trouvent nulle par ailleurs pour se loger.
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Bonjour
Ce texte m’a dérangé tout le long de sa lecture
Non qu’il soit mauvais, je ne me permettrais pas car chaque texte a sa propre valeur
mais j’ai été baladé entre ironie et humour
Je ne sais comment l’exprimer
Le rythme par endroits m’a fait sourire, d’autres passages m’ont glacé le sang
La conclusion est criante de vérité
Il est bon de regarder autour de soi, souvent d’autres que nous vivent des situations plus dramatiques que nos petits bobos
Ceci dit la situation des deux personnages principaux n’est pas enviable loin s’en faut
Amicalement
Michel
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Bonjour,
J’ai lu ton texte avec intérêt. En général j’aime bien le thème de la pauvreté quand il est bien traité et c’est le cas ici je trouve.
On trouve toujours plus malheureux que soi et cela permet de relativiser son cas personnel, c’est comme ça que j’ai compris le « message » de ton texte.
J’aime bien le fait que la petite ait jusqu’ici été « protégée ». J’ai envie de croire que ça sera la priorité de ce couple a présent, continuer à trouver des astuces pour qu’elle ne ressente pas trop la situation. ;)
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Un récit terrifiant. Fort heureusement, au fil de la lecture, le noir et blanc redevient couleurs...
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Bonjour, merci à tous pour vos retours encourageants concernant un texte assez sombre il est vrai, je m'empresse de corriger les coquilles... il y en a toujours hélas...
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Cher Hars P
Les critiques regardent la forme. (Les coquilles sont pour eux des mets savoureux). Les autres regardent le fond et se délectent de la substantifique moelle. Personnellement, je laisse toujours des fautes de ci, de là, spécialement à l'attention de ces individus là. Afin qu'ils aient un os à ronger. Ne changez rien...