Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Sernard le 09 Juillet 2026 à 11:46:36
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Si fait qu’au temps jadis de moi vous amourâtes
Jamais nul replis votre cœur n’eut cédé
Aussi ai-je à l’esprit votre trop grande hâte,
Que de vos dents jolies vous ne m’incarnassiez
Votre corps fut le prix d’un odieux marchandage
Souffrez que je vous dise, votre père a pleuré
Pour que gloire d’un grand nom en lui ait un partage
Il sut garder d’autrui votre virginité
J’eus vent de la colère que vous me montrassiez
Qu’a quinze pieds de moi au vu de ce canon,
Regard de l’œil béant chargé aux sangliers
J’ai su que de l’effroi inspirait mes façons
De votre mire sans faille dont maître nous flattâmes
Un mousquet malpoli osa vous abuser
Jetant son projectile loin de mes états d’âme
Je vous en sais navré, mais,… vous m’avez manqué