Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Dukehoka le 05 Juillet 2026 à 10:39:51

Titre: Hotel California
Posté par: Dukehoka le 05 Juillet 2026 à 10:39:51
Cette chanson m'a toujours fait penser a de sombres histoires. Du coup je me suis dit qu'on pourrait la transformer en une petite nouvelle façon H.P. Lovecraft en respectant le plus possible le texte original. Bref, dites-moi ce que vous en pensez.

Lien vers les paroles : https://www.musixmatch.com/fr/paroles/Eagles/Hotel-California


Première partie
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Je voudrais avant tout remercier l’ignorance bienheureuse dans laquelle je vivais jusqu’au milieu de cet été 76 qui, à l’instar de celle du reste de l'humanité, avait préservé mon esprit cartésien d’une déliquescence impie. Le pigiste que j’étais n’avait pas idée des horreurs indicibles cachées derrière les ombres sordides que nous nous efforçons de ne pas voir. Je venais de passer les trois derniers mois à traîner mon calepin dans les hôpitaux psychiatriques du sud de la Californie. En manque de lecteurs, le rédacteur en chef du Eagle Rock Tribune m’avait envoyé interroger des vétérans de la guerre du Vietnam internés pour troubles mentaux après leur retour au pays. La fibre patriotique ne l’étouffait pas, mais le sentimentalisme et la compassion ça se vend toujours bien.
Les sanatoriums sont en quelque sorte des maisons de l’horreur. Même si le traitement des patients s’est bien amélioré depuis ces dernières années, l’ambiance y reste morose et déstabilisante. Les cris et hurlements qui se répercutaient sur les murs nus d’un beige déprimant mettaient le personnel et les patients dans un état de stress permanent. Les vétérans que j’y avais rencontrés m’avaient raconté l’épouvantable expérience de la guerre. Ils m’avaient décrit les pires atrocités dont l’être humain était capable. Plusieurs fois le dégoût m’était monté aux lèvres. L’esprit de la plupart d’entre eux s’était noyé au fond de cette jungle humide et ne refaisait surface qu’en bribes insaisissables et chaotiques. Mais aucune des monstruosités qu’on me conta en ces lieux oubliés ne m’avait préparé à ce que j’allais vivre dans le désert brûlant de la vallée de la mort.
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Ce retour dans l’enfer de la guerre m’avait affecté plus que je ne l’aurais cru. Donner du sens à l’incompréhensible était une tâche ardue et perturbante. Heureusement, il me restait un peu d’herbe, futile artifice dont j’abusais pour imposer un peu de silence au tumulte de mes pensées. L’été était doux et un vent frais me caressait le visage. Au volant de ma décapotable, je roulais depuis plusieurs heures sur cette route déserte et maintenant sombre. Malgré la fraîcheur, j’avais la tête lourde et les yeux qui piquaient, il fallait que je m’arrête un moment.
Une lumière clignotait plus loin dans la nuit. Pas de celles qui proposent le repos au pèlerin mais plutôt un piège pour les insectes indolents et affamés. Une cloche sonnait dans le lointain comme l’appel d’un refuge salvateur mais il me semble maintenant qu’elle lançait la procession vers un asile dont nul pèlerin n’aurait souhaité franchir le seuil.
En approchant de l’hôtel California, je la vis sur le pas de la porte. Elle portait une robe vaporeuse et échancrée pour supporter la chaleur. Dans sa main, une bougie projetait des ombres sur sa poitrine qui accrochait le regard et ne le lâchait plus. J’aurais dû fuir, poursuivre ma route. Mais quand elle fit demi-tour et passa la porte d’où provenaient de douces voix mélodieuses, je compris que certaines décisions ne vous appartiennent plus, bien que vous conserviez l’illusion d’en être encore le maître.
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Deuxième partie
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Je fus réveillé au milieu de la nuit par une musique entêtante. Autour de la piscine se pressait une foule langoureuse et enjouée . À l’étage, un verre de champagne rosé à la main, notre hôte scrutait cette scène avec une expression que je pris au début pour de l’amusement, mais que je reconnus des années plus tard comme celle d’un désir prédateur. Un groupe de jeunes hommes, aux muscles luisants, se frottaient lascivement sur une magnifique Mercedes qui devait lui appartenir. Elle aimait un luxe concupiscent qui ne s’obtient que lorsqu’on a abandonné toute attache rationnelle.
Les morceaux de musiques se succédaient sans que je pu en discerner l’origine ou le but, et je me retrouvais à partager les danses obscènes de cette masse vulgaire, consommant des produits que je m’interdisais jusque-là. Était-ce dans le but de me souvenir ou pour mieux oublier, si cela faisait encore une différence ?
Je demandais du vin au maître d’hôtel, mais il me répondit amusé : « nous n’avons plus ce genre de psychotrope depuis 1969 ». Un épais brouillard s’était levé sous mon crâne. Des voix, ou ce que je pris à l’époque pour des voix, m’attiraient dans des couloirs de plus en plus sombres, aux confins de l’hôtel California. Les événements qui suivirent me semblent encore tellement irréels par leur aspect macabre et effrayant que je les ai longtemps attribués à la fatigue ou l’abus de drogue bien qu’encore certains détails résistent à toute tentative d’explication.
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Troisième partie
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J’émergeais dans une grande pièce au plafond couvert de miroir. Une masse de corps entassés, gémissants, forniquant comme des bêtes lubriques aux sons de tambours tribaux avait envahi toute la pièce. Une émanation du vice à l’état pur.
Au centre de la salle, quelques marches menaient à un autel de calcaire blanc. Devant, se tenait la femme dans une robe écarlate qui épousait admirablement bien ses formes voluptueuses. Elle posa son regard sur moi. Un froid glacial m’envahit comme s’il m’avait transpercé jusqu’au tréfond de l’âme. D’abord horrifié par le spectacle immonde qui s’étalait à ses pieds, j’étais maintenant irrémédiablement attiré par cette étrange maîtresse de cérémonie. Derrière elle, une sculpture d’obsidienne couvrait tout un pan de mur sur plus d’une dizaine de mètres. Je contemplais avec difficulté la forme cyclopéenne qui s’étalait en spirale dont le centre, une pyramide aux angles arrondis, se tordait sur lui-même. Les trois trous d’une cinquantaine de centimètres, chacun percé sur les faces hautes de cette forme défiant toute géométrie jusqu’alors imaginée par l’homme, lui donnaient l’allure d’une tête gigantesque. Les reflets des ébats blasphématoires qui se propageaient sous elle donnait à la surface lisse de cette immense glyptique l’aspect d’un masque de peur cynique et malfaisant. Les bras de la spirale, squelettiques tentacules formés de restes humains, s’allongeaient à l’infini, se repliant sur eux-mêmes en fractales improbables. Je devais être encore sous l’effet de l’alcool et des drogues, car rien de tout cela ne respectait les lois de notre monde.
Un frisson me parcourut de la tête aux pieds. L’écho des percussions se propageait dans ma cage thoracique et je me surpris à suivre leur cadence hypnotique. Plus vite. Plus lentement. J’aurais voulu partir. Courir loin de tout ça. Trouver un passage vers ma vie d’avant. Mais il fallait que je reste. Pour elle. Pour moi.
Je ne sais quand tous s’étaient rhabillés, mais j’avais maintenant devant moi une foule bien ordonnée, figée, le regard tourné vers la maîtresse de cérémonie. Une robe blanche surmontée d’une capuche pourpre leur servait de vêtement. Une ceinture de velours carmin leur ceignait la taille. Eux aussi se balançaient en cadence dans un mouvement à la fois hypnotique et chaotique.
Quatre personnes sortirent des rangs et se dirigèrent vers l’autel. Elle, elle souriait, et je me sentis mal. L’une des robes blanches se coucha sur l’autel tandis que les autres brandissaient un poignard au-dessus de leur tête. Je n’entendis aucun cri, aucune supplication. Tous les témoignages des vétérans semblaient ressurgir alors dans cette scène abominable et insensée, hors du temps, qui prenait corps sous mon regard. Quelque chose remonta de mon estomac et s’arrêta dans ma gorge. Je voulais détourner les yeux mais la créature de pierre me fixait, m’ôtant toute volonté. Un instant libéré, mon regard se posa sur la pierre de l’autel où je ne distinguais plus ce qui, un instant auparavant, avait encore été humain. L’œuvre accompli par les lames effilées semblait répondre aux attentes indicibles de la sculpture de pierre noire. J’aurais juré qu’elle avait bougé. Dans mon esprit embrouillé, les tentacules du monstre avaient rejoint le rythme inique de ses adorateurs dans une danse macabre. Dans ses yeux j’apercevais l’infini. Ou plutôt les confins d’un univers ancestral qu’aucune mémoire humaine n’avait conservé mais auquel répondait encore les murmures de quelques prières immémoriales.
J’entrais en transe. Pas une transe extatique qui élève l’être mais une catatonie qui confine à la folie. Un désir irrépressible de déchirer mon âme pour qu’elle s’en repaisse à tout jamais.
Les lames qui se levaient et s’abaissaient avec violence sur les restes de leur victime auraient dû m’épouvanter. J’aurais dû fuir en voyant le travail ignominieux des bourreaux qui préparaient le sacrifié à rejoindre la sculpture antédiluvienne qui envahissait tout le mur de la pièce comme le lierre se répand sur une antique bâtisse. Mais mes pieds étaient cloués au sol. J’étais à la fois pétrifié et comblé de partager ce lien avec cette chose venue des tréfonds de l’espace et du temps, et l’idée même de l’abandonner m’était aussi insupportable que d’y demeurer.
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Quatrième partie
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La dernière chose dont je me souvienne en reprenant mes esprits, c’est que je courais dans des couloirs vides. Il ne me restait qu'un désir : retrouver ma chambre et feindre que rien de tout cela n'avait jamais eu lieu. L’oubli serait ma rédemption.
Dans l’entrée le veilleur de nuit me toisait le sourire aux lèvres : “Vous pouvez régler votre note quand vous le désirerez. Le client est notre plus grande richesse. Peu d’entre eux souhaitent vraiment nous quitter.”
Sur le parking mon regard alternait entre ma voiture et ma chambre, sans pouvoir décider. J’étais en sueur. Je tremblais de tous mes membres. La raison me poussait vers la fuite. Mon esprit ravivait l’image de cette femme sublime au pied de cette monstruosité infernale. Jamais plus je ne pourrai vivre sans ressentir de nouveau cet appel extatique. Jamais plus mon esprit ne verra le monde autrement qu’au travers de ces yeux chimériques. Le voile derrière lequel se cachait l'insondable s'était enfin déchiré, et je savais désormais qu'aucun homme ne pouvait recoudre une telle blessure. Je choisis la chambre et une aliénation perpétuelle.
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Cinquième partie
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J’ai écrit ces lignes pour que vous soyez sur vos gardes. Remontez dans votre véhicule et quittez sur-le-champ cet endroit maudit. N’essayez pas de me retrouver. Pour moi il est trop tard. Et pour vous aussi si vous hésitez à me croire. Fuyez sans vous retourner. Si ces pages peuvent encore sauver quelques vies avant que les anciennes lois de l'univers ne réclament leur dû, alors elles n'auront pas été écrites en vain. Fuyez ! Fuyez, avant d’entendre la cloche !
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Titre: Re : Hotel California
Posté par: Alex Stan le 05 Juillet 2026 à 17:36:13
Texte intéressant, un peu difficile de rentrer dans la première partie, peut-être une écriture un peu trop pompeuse. L'écriture devient de plus en plus jolie en avançant dans le texte, notamment la partie quatre est la meilleure je trouve, et celle avec le monstre de pierre. Sinon l'histoire est intrigaante, et réussi à reprendre toutes les paroles de la chanson quasiment, c'est assez sympa, moi aussi cette chanson m'a toujours intriguée  :D
Quelques petites remarques de style (très subjectives, ça reste mon avis)


Une lumière clignotait plus loin dans la nuit. Pas de celles qui proposent le repos au pèlerin mais plutôt un piège pour les insectes indolents et affamés. Une cloche sonnait dans le lointain comme l’appel d’un refuge salvateur mais il me semble maintenant qu’elle lançait la procession vers un asile dont nul pèlerin n’aurait souhaité franchir le seuil.
En approchant de l’hôtel California, je la vis sur le pas de la porte. Elle portait une robe vaporeuse et échancrée pour supporter la chaleur. Dans sa main, une bougie projetait des ombres sur sa poitrine qui accrochait le regard et ne le lâchait plus. J’aurais dû fuir, poursuivre ma route. Mais quand elle fit demi-tour et passa la porte d’où provenaient de douces voix mélodieuses, je compris que certaines décisions ne vous appartiennent plus, bien que vous conserviez l’illusion d’en être encore le maître. : ne nous appartiennent plus, bien que l'on conserve l'illusion de ... , le conserviez sonne mal à l'oreille en générale et ça casse un peu le rythme comme c'est difficile à prononcer
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Deuxième partie
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Les morceaux de musiques se succédaient sans que je pu en discerner l’origine ou le but, et je me retrouvais à partager les danses obscènes de cette masse vulgaire, consommant des produits que je m’interdisais jusque-là. Était-ce dans le but de me souvenir ou pour mieux oublier, si cela faisait encore une différence ? : la deuxième partie de la phrase casse le choc de la question, et casse aussi le rythme, pourquoi pas "Était-ce dans le but de me souvenir ou pour mieux oublier ? Cela faisait-il même encore une différence ?" à la place ?

Je demandais du vin au maître d’hôtel, mais il me répondit amusé : « nous n’avons plus ce genre de psychotrope depuis 1969 ». Un épais brouillard s’était levé sous mon crâne. Des voix, ou ce que je pris à l’époque pour des voix, m’attiraient dans des couloirs de plus en plus sombres, aux confins de l’hôtel California. Les événements qui suivirent me semblent encore tellement irréels par leur aspect macabre et effrayant : a-t-on besoin de garder les deux ? que je les ai longtemps attribués à la fatigue ou l’abus de drogue bien qu’encore certains détails résistent à toute tentative d’explication.  : ça manque un peu de virgules  ;)  , "drogue, bien que certains détails résistent encore" sonne peut-être un tout petit peu mieux


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Troisième partie
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J’émergeais dans une grande pièce au plafond couvert de miroir. Une masse de corps entassés, gémissants, forniquant comme des bêtes lubriques aux sons de tambours tribaux avait envahi toute la pièce. Une émanation du vice à l’état pur.
Au centre de la salle, quelques marches menaient à un autel de calcaire blanc. Devant, se tenait la femme dans une robe écarlate qui épousait admirablement bien  : le bien est de trop d'après moi 
Trouver un passage vers ma vie d’avant. Mais il fallait que je reste. Pour elle. Pour moi. : formulation un peu clichée et passe partout, il reste parce qu'il est hypnotisée à la manière du chant des sirènes, parce qu'elle est belle, parce qu'il a besoin de se faire du mal (appel du vide) ? Ca mérite plus de détail peut-être

Quatre personnes sortirent des rangs et se dirigèrent vers l’autel. Elle, elle souriait, et je me sentis mal. L’une des robes blanches se coucha sur l’autel tandis que les autres brandissaient un poignard au-dessus de leur tête. Je n’entendis aucun cri, aucune supplication. Tous les témoignages des vétérans semblaient ressurgir alors dans cette scène abominable et insensée : le ressurgir alors fait une allitération en r, peut-être que tu veux la garder, mais sinon je pense que le "alors" n'est pas nécessaire (ça casse le rythme encore une fois) hors du temps, qui prenait corps sous mon regard. Quelque chose remonta de mon estomac et s’arrêta dans ma gorge. Je voulais détourner les yeux mais la créature de pierre me fixait, m’ôtant toute volonté. Un instant libéré, mon regard se posa sur la pierre de l’autel où je ne distinguais plus ce qui, un instant auparavant, avait encore été humain. L’œuvre accompli par les lames effilées semblait répondre aux attentes indicibles de la sculpture de pierre noire. J’aurais juré qu’elle avait bougé. Dans mon esprit embrouillé, les tentacules du monstre avaient rejoint le rythme inique de ses adorateurs dans une danse macabre. Dans ses yeux j’apercevais l’infini.  : avec la phrase longue juste avant cette phrase courte fait un peu bizarre, je pense qu'il y a moyen de la rendre plus frappante. Ou plutôt les confins d’un univers ancestral qu’aucune mémoire humaine n’avait conservé mais auquel répondait encore les murmures de quelques prières immémoriales.

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Quatrième partie
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La dernière chose dont je me souvienne en reprenant mes esprits, c’est que je courais dans des couloirs vides. Il ne me restait qu'un désir : retrouver ma chambre et feindre que rien de tout cela n'avait jamais eu lieu. L’oubli serait ma rédemption.
Dans l’entrée le veilleur de nuit me toisait le sourire aux lèvres : “Vous pouvez régler votre note quand vous le désirerez. Le client est notre plus grande richesse. Peu d’entre eux souhaitent vraiment nous quitter.”
Sur le parking mon regard alternait entre ma voiture et ma chambre, sans pouvoir décider. J’étais en sueur. Je tremblais de tous mes membres. : je ne sais pas pourquoi la formulation m'a parût bizarre, je tremblais de tout mon corps plutôt ? La raison me poussait vers la fuite.