Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Sernard le 21 Juin 2026 à 13:38:53
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Comme tu es belle, ma terre
Quand tu enfantes sans un cri
Ces ombres passagères
Qui se nourrissent de ta vie
Pardonne-moi si j’exagère,
Ne m’en veux pas si je t’oublie
Comme tu es belle, ma terre
Quand au matin tu me souris
Et les âmes naissent en silence
Ignorant le premier baiser
Qu’a l’aube de leur existence
Tu leur donnait
Comme tu es belle, ma terre
Quand on te regarde dans les cieux
On voit tes grands yeux verts
Se noyer dans tes larmes bleues
Qui courent comme les rivières
Noyer l’océan silencieux
Comme tu es belle, ma terre
Dans la tristesse de tes adieux
Et les âmes meurent en silence
Ignorant le dernier baiser
Qu’a l’apogée de leur errance
Tu leur donnait
Comme tu es belle, ma terre
Quand tu danses avec le soleil
Tu tournes sans manière
Avec ta seule boucle d’oreille
Dans le grand bal de l’univers
Aux valses de tes arcs en ciel
Comme tu es belle, ma terre
Quand aux jours heureux tu t’essayes
Les âmes qui ont cette chance
De naître sur ta peau blessée
Auront-ils un jours conscience,…
… de ta beauté.
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"Et les âmes naissent en silence
Ignorant le premier baiser
Qu’a l’aube de leur existence
Tu leur donnait"
Le paradis n'est peut-être au fond qu'un éveil de la conscience, un regard... J'aime beaucoup cette strophe ci-dessus. Je me souviens de quelques rares élans à propos de la vie. Et puis au final, ne maîtrisant rien du tout, j'ai pensé que l'important était surtout de ne pas les oublier faute de mieux. Croire sans plus éprouver. On est trop emporté par le tourbillon du quotidien et de nos envies, c'est terrible. Je comprends quelque part, le sens du jour de repos si l'idée majeure et de s'extraire de la "machine infernale" pour avoir des considérations autres, se donner le temps de Voir ! Exit la pergola ou les 36 paires de chaussures, le patron qui vous énerve... Voici la terre !
Merci pour cette recherche poétique et spirituelle.