Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Claude Lougarou le 17 Juin 2026 à 04:30:23
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De grands pélicans blancs planent dans l’air brûlant
Survolant indolents les longues plages blanches
Deux filles Danakils marchent nonchalamment
Dans l’écume de mer en ondulant des hanches
Le soleil est très haut, sous de rares épineux
Des hommes avachis s’abrutissent de khat
Aujourd’hui comme hier le ciel restera bleu
Aucune eau salvatrice ne tombera des cieux
La ville somnolente s’éveillera plus tard
Quelques chèvres isolées dégustent les cartons
Abandonnés au sol par les femmes Afar
Un cul de jatte usé gueuse sur le grand quai
quelques sous de monnaie ou un peu de poisson
Ici les nuits sont chaudes... et c’est toujours l’été
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Bonjour Claude, encore un poème qui nous emporte agréablement loin de chez nous. Surpris dans la première strophe par les nombreuses répétitions en "an", j'ai compris qu'elles étaient voulues afin, par leur lourdeur, faire contraste avec les suivantes :
Allez, je vais être critique : "Aujourd’hui comme hier le ciel restera bleu
Aucune eau salvatrice ne tombera des cieux"
Ce quatrième vers n'apporte pas grand chose puisqu'il est dit au précédant que le ciel restera bleu ! Idem pour :
" quelques sous de monnaie" les sous sont toujours de la monnaie !
Mais ne m'en veut pas... la critique est facile et l'art est difficile, selon l'adage bien connu.
Bien à toi
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Hello Claude,
Merci pour tes commentaires, oui j'ai voulu la répétition du son "an" dans la première strophe, pour accentuer la sensation de chaleur et de lourdeur. Pour la deuxième réflexion, j'ai voulu accentuer la conséquence d'un ciel toujours bleu, la cruelle absence de la pluie dans ce pays. Quand à la troisième, tu as raison, les sous sont toujours de la monnaie, mais je voulais garder 12 pieds, donc je l'ai laissé jusqu'à ce que je trouve autre chose, et là je corrigerai.
Merci à toi d'avoir apprécié et commenté ce poème