Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: April le 09 Juin 2026 à 21:46:38
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Comme dans un cosmos, en apesanteur
Je suis du regard la main du chef de chœur
Cent pour cent concentrée sur lui, en osmose
Je baigne dans un nuage orange et rose
La veille, une grosse pluie nous donne tort
Jour J chaleur, malaises, puis un raccord
( — Hélène, ma lumière en deux clics s'éclaire !
Oui, sans toi je ne savais pas comment faire )
La belle alchimie est là, en train de naître
Donner sa voix, avec les autres renaître
La magie se crée seule, à partir de rien
Entre nous se tisse un unique lien
La main du chef de chœur prolonge le son
À l'infini, ces moments interminables
Y a-t-il besoin d’air pour cet unisson
Les secondes défilent, pas raisonnables
Le chœur se fond dans le son et la lumière
Écho du vide devient une matière
Les autres me portent, je porte leurs voix
Ici et maintenant — évidence et choix
Orange, le 6 juin 2026
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intéressants ces vers hendécasyllabes
des quatrains en rimes suivies
sauf l'avant dernier en rimes alternées
ceci pour la technique
le théâtre antique d'Orange que j'ai visité
à l’acoustique exceptionnel mérite bien
cet hommage appuyé bravo!
venez voir les nôtres qui sont pour certains
parfaitement conservés Éphèse, Hierapolis
ou Aspendos à l'est d'Antalya
:mafio:
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Bonjour Kerdrel,
Merci beaucoup pour votre lecture et pour vos remarques sur la technique ::)
Ce premier week-end du mois de juin est le résultat du travail de l'année de mon chœur. Deux heures et demie de spectacle sur scène pour 2000 choristes cette année, c'était un grand moment.
Vous l'avez remarqué, je ne me lasse pas de rendre hommage à ce chœur dont je suis heureuse de faire partie depuis quelques années, et aussi à son chef qui fait de ces spectacles des moments extraordinaires.
L'avant-dernier quatrain relève un défi difficile : comment tenir techniquement la note, presque à l'infini, alors que le souffle est épuisé et que seule demeure l'exigence du spectacle.
Je viendrai certainement visiter les théâtres antiques que vous évoquez : Éphèse, Hiérapolis et Aspendos.
Merci pour ces belles suggestions
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Votre poème inspire une réalité,
Tellement belle, presque idéalisée.
De votre point de vue, si personnel,
Vous peignez un instant comme immortel.
Merci, Ma Dame, pour ce poème, cet hommage,
Rien n'aurait su figer cette scène, pas même l'orage.
Bisou,
A.
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Monsieur,
Alkatom,
Merci beaucoup pour votre lecture ! ::)
Touchée par votre retour poétique
Ce spectacle me plaît énormément
Lyrique, romantique et euphorique
J'y tiens un peu, beaucoup — évidemment
Même un orage d'été n'y peut rien
La magie de ce show est triomphante
Chaque année se crée l'invisible lien
Bonheur, ivresse, lumière éclatante
:coeur:
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On sent la passion dans ce texte, la passion du chant choral, technique difficile et exigeante ou chacun ajoute sa voix à celle des autres et c'est là c'est vrai que la magie opère et donne parfois des frissons. En fait, quel que soit le genre de musique, du sacré au gospel en passant par la variété ou le rock, choristes, chefs de chœur, solistes font vivre cet art magnifique et complexe. Bravo pour ton engagement.
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Bonsoir Claude,
Merci beaucoup pour ta lecture et pour ton commentaire :)
L’engagement est devenu plaisir et l’effort est devenu défi, progressivement.
Cela fait aujourd'hui de mon expérience chorale un mode de vie.
Bon week-end, mes amitiés,
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Je ne ferai pas de commentaire sur la "technique" du poème. Je ne suis pas assez calé ni intéressé.
Ce qui m'intéresse , c'est la phrase, le Cœur ou le chœur.
L'instant fragile.
Je ne suis pas le mieux placé pour commenter mais...
Le " Momentum ", comme disent les américains. Cet instant où tout se passe, aussi fragiles que nous soyons, en éliminant le mal en nous, nous manifestons notre présence, bonne ou mauvaise...
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Bonsoir Marcel Dorcel :)
Merci pour votre lecture et pour votre commentaire auquel je suis très sensible,
il rejoint mon ressenti sur cet instant présent où tout se passe.
Au plaisir de continuer à vous lire,
Amitiés sincères,