Salut Robert,
Déjà "paronomases" ! Je ne connaissais point ce mot d'homme haut (comme ils disent) ! :) Je suis donc allé voir la définition - par chance, elle habite à deux pas de chez moi, et elle m'a répondu tout de go : figure-toi que c'est une figure qui consiste à rapprocher des mots de sonorités voisines (paronymes) dans une phrase (ex. Qui s'excuse s'accuse. Qui vole un oeuf dur, vole un boeuf dur. Qui vivra assez longtemps, verra s'il voit encore).
D'emblée, il va de soie que ton brocart linguistique m'a un peu dérouté. Passé ce trouble légitime, j'ai apprécié ton grain de folie poétique du dérapage contrôlé, tes pirouettes réflexives pas piquées des hannetons, lesquelles semblaient me mener par le bout du nez au centre d'un labyrinthe.
Il y a dans ton texte une inquiétude réelle, mais elle avance, opale, masquée, drapée dans des jeux de langage - fuyant sans doute la pénitence des lents gages - qui sont autant de miroirs et de talismans que le Thalys ment sous vent sur ses heures d'arrivée. Du reste, tu le confesses à l'arrêt. On sent que tu cherches un lieu où poser tes fesses - une île, dis-tu - et que les mots, parfois, t’y mènent, parfois t’en éloignent de Tian'anmen.
En te souhaitant joyeusement de continuer à tâter Baïde - c'est le nom de ma muse athée - dans ta thébaïde. Je te l'offre sans barguigner. Avec elle, j'ai bu la tasse, avec elle j'ai eu trop mal d'Angkor Wat au Taj Mahal. :)
Ite missa est.
Bien à toi !