Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Claude Lougarou le 31 Mai 2026 à 07:35:50
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J’ai vu des créatures de si près me frôler
Senti leurs cheveux noirs flotter sur mes épaules
Leurs bras souples et blancs effleurer mon visage
Leurs yeux qui scintillaient se plonger dans les miens
J’ai senti leur lèvres se poser sur les miennes
Entendu leurs écailles grésiller chuchoter
Mais quels étaient alors ces êtres fantastiques
Qui m’entouraient dans l’eau si souples et sereines
Leurs écailles dorées brillaient dans le silence
Scintillaient dans le bleu de l’océan profond
Elles n’étaient ni femmes ni nymphes ni des anges
Leur regard était doux comme miel sur la bouche
Elles volaient dans l’eau plus qu’elles ne nageaient
Faisant étinceler leur cuisses gainées d’or
Leurs seins d’un blanc nacré illuminaient l’abysse
Se déployant sous elles, que l’été n’atteint pas
Je voulais tant aimer ces perles d’océan
Ni nymphes ni ondines que je désirais tant
Je voulais tant baiser leur lèvres grenadine
Me blottir dans ces bras qui promettaient le ciel
Laissez moi vous aimer enlacer votre corps
Boire à même vos lèvres le nectar d’océan
Au goût de mer salé qui chavire mes sens
Laissez moi me blottir contre votre sein blanc
Laissez moi soulever vos écailles d’azur
Fendre votre cuirasse aux reflets irisés
Que la nuit des abysses éclaire un amour
Impossible et banni, qui offusque les cieux
J’ai entendu des chants si doux et mélodieux
Des voix pures, si douces qui m’avaient enchanté
Je ne suis ni Orphée, je ne suis pas Ulysse
Et me suis volontiers laissé ensorcelé
Laissez moi m’adonner aux délices de Capoue
Laissez moi vaciller sous des baisers brûlants
Oh Dieux laisser leur mains m’envahir doucement
Sous leurs douce caresses je serai leur amant
Ô emportez moi sur vos lits d’algues et de sable
Faites moi découvrir les secrets de vos corps
Déboutonnez pour moi vos belles écailles d’or
Et laissez moi plonger dans vos lèvres marines
Elles m’ont emmené doucement vers le fond
Baisant l’une après l’autre de leurs lèvres les miennes
Je ne suis point monté mais descendu au ciel
Cajolé et aimé par mes amours célestes.