Une histoire en personnages
(nom encore soumis à débat, si d'autres idées plus sympas se proposent)
La règle du jeu : (soumise à évolutions et étoffages) faire avancer une histoire à travers des personnages proposés par les différents joueurs. Chaque joueur fait avancer un (ou plusieurs) personnage(s), écrit un texte très court et chaque proposition étoffe l'univers qui en découlera. L'univers n'a pour l'instant rien de concret, mais je veux bien noter ici les noms qui apparaîtront à mesure des textes. Les premiers personnages des micro-textes (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=44240.msg703748#msg703748) à l'origine de cette idée étaient basés sur un univers Fantasy, donc je pensais partir sur cette base. La règle d'origine des micro-textes dit 10 lignes max (20 sur téléphone). Je propose de commencer ici par des textes assez courts, sans imposer de limite fixe. À chacun d'estimer sa limite, au moins pour se permettre d'instaurer un truc, mais qui soit digeste à lire pour les autres joueurs. Ensuite, on pourra se donner une limite moyenne à ne pas dépasser.
Type d'univers : Fantasy
(soumis à débat, au cas où on préfère un autre genre ou si on veut faire un mélange)
Personnages Måne & Fen (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=46855.msg703778#msg703778) Warroc (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=46855.msg703787#msg703787) | | Lieux | | Créatures |
J'y propose deux premiers personnages : Måne & Fen
(edit : si quelqu'un veut interagir avec Måne avant que je ne repasse, elle se rapproche physiquement d'une femme elfe des bois, je suis dalatienne jusqu'au bout des ongles :-[)
À bout de souffle, le chevreuil se figea. Ses oreilles tressautèrent dans un sens, dans un autre. Il ne subsistait aucun bruit dans la forêt. Les oiseaux cessèrent de chanter, les lapins se terrèrent ; même le ruisseau se tût, comme si l’eau devinait le drame à venir.
Immobile sur une branche haute, je bandai mon arc et tirai. La flèche transperça l’animal en plein poitrail. Il bondit, reprit sa fuite sur quelques mètres, suivi par une ombre argentée, avant de trébucher contre une racine et de s’effondrer. Le loup releva vers moi ses yeux dorés et retroussa ses babines en un sourire carnassier, signe que je pouvais le rejoindre sans risque.
Notre proie, un jeune mâle, nous nourrirait pour plusieurs jours. Je m’occupai du dépeçage avec une prière afin de guider l’esprit du chevreuil vers des chemins plus paisibles. Fen, mon compagnon, réclama son dû et croqua à pleine dents dans une cuisse.
J’ouvris ma besace, y rangeai quelques premiers morceaux émincés quand un éclat de voix nous fit tous deux dresser la tête. Fen s’interposa aussitôt entre moi et l’inconnu – les inconnus. Je fourrai ma sacoche de tout ce que je pus et abandonnai le reste. Les voix continuaient leur progression vers nous. Je grimpai sur le dos de Fen qui s’élança d’un bond dans les profondeurs vierges de la forêt.