Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: April le 01 Mai 2026 à 23:34:10
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Les gondoles passent lentement
La lagune demeure tranquille,
Désirant dominer cette ville —
L'eau se rapproche tout doucement
L'odeur de l'humide, du vieux bois
Les reflets lumineux sur le dôme
Les échos de vieux jours, en somme
Splendeurs et richesses d’autrefois
Les palazzos gardent leurs secrets
Derrière la façade sombre,
Casanova renaît de pénombre
Envoûté par regards indiscrets
En reflet dans un loyal miroir
Admirer des grandioses peintures
Deviner d'anciennes aventures
Nobles éclats qui se laissent voir
La mouette se plaît à nager
L'eau des canaux est éblouissante
Acqua alta poursuit, fascinante *
Alma Mater pressent le danger **
Le chat touche la flaque, surpris
Indigné, il retire la patte
Il y a cette grâce béate —
Le ciel offre à l'eau son beau gris
*Acqua alta : “l’eau haute”, phénomène où l’eau de la lagune monte progressivement et envahit la ville de Venise, en basse saison
**Alma Mater : université de Venise, située à l’extrémité de la ville et ouverte sur la lagune
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Bonjour April,
Beau poème mais
Je laisse les gondoles à Venise comme disait Sheila...
je n'y ai jamais mis les pieds et ne les mettrai jamais
Cette ville me rappelle le pillage de Constantinople en 1204
une quatrième croisade désastreuse où des chrétiens
ont tué des chrétiens pour se rembourser sur la bête
ce son Fiasco financier, le vol des chevaux de bronze
de l’hippodrome, les trésors architecturaux arrachés comme
les marbres de l'église Sainte Pulcherie, et j'en passe...
donc pour toutes ces raisons je hais Venise pour sa cupidité
Véritable honte devant l'histoire de la chrétienté
(https://i78.servimg.com/u/f78/15/23/33/97/dsc79410.jpg) (https://servimg.com/view/15233397/2229)
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Bonjour Kerdrel,
Merci beaucoup pour ta lecture et l’appréciation du poème :)
J’ai été à Venise en automne dernier, pour voir un de mes enfants qui suivait un programme à l’Université de Venise en ce moment.
J’ai pu observer l’arrivée de l’acqua alta, qui envahissait progressivement la ville.
Je te rejoins sur le Siège de Constantinople en 1204, où la quatrième croisade a basculé en pillage et en détournement des richesses de la ville.
C’est aussi dans un contexte pareil que les reliques de Saint Marc, Saint Patron de la cité, ont été transférées vers Venise depuis Alexandrie.
Tu fais apparaître, avec cohérence, ce mélange de foi, de pouvoir et d’appropriation