Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: calekin le 27 Avril 2026 à 22:02:01
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Y a des soirs où j’ai envie d’être malhonnête avec la bouteille, de lui en faire baver de toutes les saveurs.
J’ai les angoisses d’un tiroir caisse de pensionnat où les mioches se font abuser. Purin et millésime, je confond tout, bâcle mes beuveries et chiale des beauprés en poupe.
Il y a des braises sur mon écorce, ça me gratte comme un dingue. Je fais ma toilette à la laine de verre et à l’eau croupie. J’aime cette flotte puante qui me ressemble tant, tous les deux on empeste les marais.
Elle est où ta putain de frondaison ? Moi je sais t’es encore à te pâmer dans les champs avec un promeneur qui a trouvé ton petit sentier.
Je vais boire ce soir, demain, de l’aube fine jusqu’au crépuscule crétin pour devenir un tas de levure de rhum ambré alors peut-être viendras-tu me jeter à la mer.
Une longue somnolence entre ciel et abîme, je ne veux voir aucun rivage si ce n’est celui de l’abandon, de la paresse et de l’insouciance. Il y a de l’opéra dans les profondeurs et de la canaille dans tes entrailles.
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Merci pour le partage de ton texte
C'est une histoire courte ou le narrateur nous raconte sa vie désabusée, en errance, et où il a perdu ses repères.
Il semble souffrir de sa situation, mais n'agit pas pour la changer, il la subit. Peut-être qu'il est fatigué de se battre ?