Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: April le 20 Avril 2026 à 19:17:36
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Je ne sais pas, je ne sais plus
Je quitte le jeu des miroirs
Dans cette histoire, je suis perdue
Je ne peux plus, je ne peux pas
Je te croise dans des miroirs
Regarde-moi juste une fois
Je t'ai perdu avant de t'avoir
Il se fait tard, il fait trop froid
Regarde-moi encore une fois
Je l'ai perdu, le reflet de toi
Il fait trop froid, il est trop tard
Je sais que c'est un au revoir
Reviens à moi, rappelle-toi
Je ne suis plus là, il se fait tard
Ce n'est qu'un jeu des miroirs
Je ne sais plus, je ne sais pas
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comme vous me l'avez servi sur un plateau je ne peux que citer :
"Les miroirs feraient bien de réfléchir
un peu plus avant de renvoyer les images." · Jean Cocteau
:mafio:
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Merci Kerdrel pour votre lecture et votre commentaire, je suis contente que le service sur un plateau vous ait plu ::)
Je suis en train de refaire ce texte en pantoum, et je peine avec les rimes féminines :
dans la version actuelle, il n’y en a qu’une seule. Il y a du travail.
La citation de Jean Cocteau est plus que bienvenue, je vais essayer d’en intégrer l’idée dans le texte,
merci beaucoup !
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Un essai : un pantoum en octosyllabes, à rimes masculines uniquement, pour l’oreille seule
Je ne sais pas, je ne sais plus
Je quitte le jeu des miroirs
Dans leurs reflets, je t’ai perdu
Je t'ai perdu avant de t'avoir
Je quitte le jeu des miroirs
Regarde-moi juste une fois
Je t'ai perdu avant de t'avoir
Il se fait tard, il fait trop froid
Regarde-moi juste une fois
Je l'ai perdu, reflet de toi
Il se fait tard, il fait trop froid
Juste un instant, réfléchis pas
Je l'ai perdu, reflet de toi
Je te croise dans des miroirs
Juste un instant, réfléchis pas
Je sais que c'est un au revoir
Je te croise dans des miroir
Dis-le-moi encore une fois
Je sais que c'est un au revoir
Je suis plus là, il se fait tard
Dis-le-moi encore une fois
Ce n'est qu'un jeu de nos miroirs
Je suis plus là, il se fait tard
Je ne sais plus, je ne sais pas
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Bien tenté April,
il y a encore un peu de boulot
car "OI" et "A" ne riment pas
pas plus que "OIR" et "ARD"
et dans l'alternance fem/masc
"Ars Longa vita brevis"
:ned:
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Oui, merci à nouveau pour votre lecture, Kerdrel, je vois les défauts que vous indiquez.
J'ai envie cette fois de faire quelque chose de beau et abouti.
C'est une version intermédiaire, peut-être sur la bonne voie.
"Vita nostra brevis est, brevi finietur", mais "Ars Longa", comme vous le rappelez
::)
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Coucou April,
Si dans la première version j'avais ressenti un soupçon d'espoir, avec la deuxième, il a été éteint.
C'est dommage, cette petite flamme aurait été intéressante en contrepartie de la tristesse naissante.
Sur le plan technique, tu m'impressionnes toujours autant.
Bisou,
A.
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Coucou Alkatom,
Merci beaucoup pour ta lecture et ton commentaire ::)
Tu surestimes largement mes capacités poétiques. Je crains de ne pas parvenir à transformer ce texte comme il le faudrait : modifier une rime sur deux, avec l’alternance des rimes masculines et féminines, en ferait un autre poème, sans doute moins fidèle à la mélancolie que je cherche.
Sur le plan technique, c'est un pantoum.
Wikipédia : Le pantoum se compose de quatrains à rimes croisées où les 2e et 4e vers de chaque strophe sont repris comme 1er et 3e vers de la suivante, le dernier vers reprenant souvent le premier.
Au plaisir de lire bientôt tes pantoums :)
Belle journée !
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Les miroirs ne conservent pas les souvenirs
Varlam Chalamov
Désolé de te décevoir mais les miroirs sont des assassins.
Ils te regardent, te photographient , puis t'oublient.
Pour moi, un peu de tristesse devant le miroir, mais je suis déjà mort. Mort depuis longtemps.
Alors c'est pas grave.
Laisse tomber les miroirs !
Et je rajoute
comme disait Oscar Wilde
" Les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais. "
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Merci, Marcel Dorcel, pour votre lecture et votre commentaire
Varlam Chalamov savait ce qu’il évoquait : c’est un homme qui a traversé les goulags de Sibérie russe,
la Kolyma, et qui a su en parler. C'est lui, l'homme mort.
Ses récits sont tout simples et bouleversants. Ils étaient interdits en URSS.
La plupart des survivants des goulags ont gardé le silence.
Merci pour cette belle citation d'Oscar Wilde, je ne la connaissais pas et je suis profondément d'accord