Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: April le 09 Avril 2026 à 09:25:18
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La nature attendait la neige
La neige se faisait attendre
Il était un jardin de pierres
A côté d'un très ancien temple
Silences incarnés — devant
quinze rochers gris alignés.
Un seul à jamais invisible
Renfermant les brumes de l'âme
Les parallèles imprimées
Dans gravier blanc immaculé,
D'autres parallèles reviennent
Au ciel qui confond gris et blanc
Le soleil est encore là.
Plus tard, quand la neige viendra
Effacera tout en passant
Avec son souffle diaphane
Tout redeviendra comme avant
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Commencer votre poème par ce chiasme
n'est sans doute pas involontaire ;)
"La nature attendait la neige
La neige se faisait attendre"
Bine vu
en dehors de celui, célèbre du misanthrope
celui de Jean Cocteau
« Je préfère les assauts des pique-assiettes
aux assiettes de Picasso »
:mafio:
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Oh, je viens de tout refaire, en cherchant les rimes, cette fois.
Merci beaucoup pour votre commentaire Kerdrel , pour misanthrope et Jean Cocteau :)
Je voulais tout modifier, à l'instant.
Ou bien garder ce chiasme, pas involontaire ? Je l'aime bien
Garder la première version, ne rien changer ?
Dans le doute, je ne modifie rien, juste en ajoutant la deuxième version
La nature attendait la neige (Dame nature attendait, tendre)
La neige se faisait attendre
Jardin de pierres, quelque part
Le temple ancien et ses remparts
Incarnation d'un silence
Quinze rochers gris, une transe
Un seul invisible à jamais
Renferme indicibles secrets
Des lignes lentes imprimées
Graviers figés dans leur élan
En parallèle, une pensée
Au ciel, confondant gris et blanc
Le soleil, lui, tout oubliera
Plus tard, quand la neige viendra
Effacera tout — la passante,
Avec un souffle diaphane
Rien ne sera plus comme avant
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Coucou !!
C'est un poème plus abouti formellement que celui de la savane. Moins généreux, mais plus précis. Les deux se complètent bien, d'ailleurs. Comme si le même regard se posait sur deux paysages opposés, l'un flamboyant, l'autre silencieux.
Les octosyllabes donnent un rythme régulier mais pas mécanique, et les rimes sont discrètes sans être pesantes.
Je reste néanmoins, fidèle au désert !
Bisou,
A.
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Merci beaucoup Alkatom pour ta lecture sensible,
Je pense évoluer tout doucement vers des vers réguliers, ou presque. Le chemin va être long — comme pour Mary P., Gaspard et Laure ;)
J’aimerais peut-être, à partir de ces deux versions, n’en faire qu’une seule, ou du moins essayer.
Bon week-end ! Je vais occuper le mien à compter les syllabes, et aussi et surtout, à me plonger dans les 250 pages Word
:oxo:
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Le chiasme enchante d'emblée et la suite ne déçoit pas
Merci April
:)
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La passante ou l’absente je l’ai attendu cet hiver n’ayant pas crapahuté.
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Merci beaucoup Pierre Lamy et Calekin :) :)