Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: April le 02 Avril 2026 à 08:41:03
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C'est la toute première version. La version finale, retravaillée, se trouve dans le commentaire daté du 12 avril
Ce matin, elle passe tôt.
Le brouillard s’accroche
Aux moulures dorées du toit du château
Au feu rouge devant la statue du roi,
Elle aime rêver un moment
Derrière la grille dorée —
Une grande pièce d’eau
Le brouillard se dissipe
Lui montrant une patinoire,
Un hiver, particulièrement froid
Le brouillard s’épaissit,
S’éclaircit à nouveau
Deuxième tableau
Promenade en carrosse,
Les rires, les chevaux
Les feux d’artifice royaux
Nouveau tableau : au fond du parc —
Une construction moderne, les JO
Les chevaux sont là, à nouveau
Le brouillard se densifie
Pour la dernière fois
En gardant les secrets
Des reines et des rois
Le feu passe au vert, elle avance,
Une grande avenue en brume
La ville se réveille, tout bouge
Les feux sont à nouveau rouges
Puis passent au vert, un par un
Le nouveau jour commence
Ce soir, elle repassera
Le feu sera-t-il rouge ou vert
Pile ou face
Le roi le sait — elle pense
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Mais c'est Versailles ici!
mon rêve de le visiter enfin j'en ai beaucoup des rêves...
les feux tricolores en moins, comme Guitry je me plais à dire:
que nous sommes provisoirement en république en France
je suis un grand nostalgique, chez nous le prétendant au trône c'est
Le prince Harun Osman Osmanoğlu, 94 ans chef de la dynastie
et son fils Orhan 62 ans dernier de la lignée du sultan Abdülhamid II
petite page d'histoire Ottomane,
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Très poétique cette balade dans le brouillard qui sort carrément des sentiers battus
Bravo April pour cette créativité
:) :)
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Bonsoir Kerdrel, Pierre Lamy, merci beaucoup pour votre lecture et vos commentaires :) :)
Kerdrel, je ne vais pas vous dire que "c'est pas Versailles ici". Évidemment
Les feux d’artifice royaux se transforment aujourd'hui en Grandes Eaux nocturnes, le Hameau de la Reine se prête aux balades bucoliques, tout comme le tour de la Grande pièce d’eau.
Les touristes restent pour la plupart autour du grand Château, probablement faute de temps.
Merci pour cette page d'histoire Ottomane, j’ai l’impression que, chez vous, les gens vivent longtemps - 94 ans, ce n’est pas si mal. Le soleil doit y être pour quelque chose, peut-être
Pierre Lamy, merci à vous ! La créativité est présente en ce moment - puisse cela durer. Cependant, les vers restent irréguliers. En les retravaillant, je perds tout le sens que je voulais mettre dans le texte.
Ce sera une bénédiction, le jour où le fond et la forme pourront cohabiter
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VERSION INTERMÉDIAIRE
Ce matin, elle passe tôt.
Le brouillard matinal s’installe
En confort, dans ce grand château
Au feu rouge, devant le roi,
Elle s'abandonne un moment
Derrière la grille dorée —
Une célèbre pièce d’eau
Le brouillard, en se dissipant,
Lui suggère une patinoire
En hiver, extrêmement froid
Le brouillard s’épaissit encore
S’éclaircit un peu à nouveau
Voici le deuxième tableau
Belle promenade — amoureux,
Les sourires et les chevaux
Aussi, feux d’artifice royaux
Au fond du parc — nouveau tableau
Un stade moderne, les JO
Les chevaux sont là, à nouveau
Le brouillard redevient intense
Pour la toute dernière fois
En assumant la confiance
Des reines, confidents et rois
Le feu passe au vert, démarrage,
Une longue avenue voilée
Le nouveau jour s'est réveillé
La ville s'étire, se lève
Les feux, eux, sont à nouveau rouges
Puis passent au vert, un par un
Ce soir, sans faute, elle revient
Le feu sera-t-il rouge ou vert
Finalement, rien n'est acquis
Elle le sait, le roi aussi
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Bravo!
étape suivante faire des quintils
comme les deux premiers
Je plaisante bien sûr, quoique
:bouquine:
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Oh, merci beaucoup Kerdrel pour votre commentaire, je suis aux anges ! :noange: C’est la première fois que j'ai réussi à donner une cohérence certaine aux vers initialement irréguliers.
Étape suivante - les quintils
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Et coucou ici aussi !
C'est une belle idée de cadre : une femme arrêtée à un feu rouge devant le château, et le brouillard qui lui fait voir défiler des tableaux comme des visions.
Le poème est peut-être un peu trop énumératif par endroits. Les "tableaux" s'enchaînent, patinoire, promeneurs amoureux, chevaux, feux d'artifice, stade. Et on finit par perdre un peu le fil émotionnel.
Mais le tout fonctionne bien.
Des trois derniers poèmes (conte non inclus), c'est celui qui prend le plus de risques narratifs. Il raconte vraiment quelque chose, il a un personnage, un lieu, un mouvement. Il est peut-être moins lyrique que les deux autres, mais il a une vraie vivacité. Et cette dernière ligne rachète beaucoup.
Bisou,
A.
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Et coucou ici aussi, Alkatom :)
J’ai enfin trouvé tes 250 pages Word, et j’ai envie de les lire attentivement, comprendre ton univers à toi. Il me faudra une petite semaine.
Merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis en train de tout reprendre : dans les règles de l’art, du début à la fin. Le résultat ne ressemble plus du tout à l’original. Je le publierai ici, en commentaire, lorsque je considérerai ce processus de transformation abouti.
Un nouveau conte est prêt. Il ne ressemble à aucun des contes précédents. Je l’ai écrit en éclats de rire, tant l’histoire me semblait irrésistible. Reste à savoir si je suis la seule à la trouver drôle, ou non.
Merci encore à toi !
A.
:oxo:
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Le brouillard
VERSION RETRAVAILLÉE
Ce matin, dans le grand château
La nuance de l'oubli s’installe
Le brouillard, en grâce royale
A laissé son soyeux manteau
Dire bonjour au Roi Soleil,
S'arrêter devant le feu rouge
Tout est calme, plus rien ne bouge
En ce doux et serein sommeil
Derrière la grille dorée
Les fêtes galantes des rois —
Il fait bon près du feu de bois,
La patinoire décorée
Elle entend passer les chevaux,
Jeune femme dans un carrosse,
Des baisers, une belle noce —
Elle effleure un écho de mots
Elle voit un grand stade au loin
Érigé avec élégance
Tournoi, parfaite résonance —
Les chevaux sur un grand terrain
Elle y repensera plus tard
Feu vert — doucement, elle avance
La nouvelle journée commence
Il a tout voilé, le brouillard
Ce soir elle repassera
L'élan d'une éphémère danse
Le Roi répondra en silence
Au secret qu'elle lui dira
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Un nouveau conte est prêt. J’ai droit à une nouvelle publication lundi prochain, il attend patiemment. Il ne ressemble à aucun des contes précédents. Je l’ai écrit en éclats de rire, tant l’histoire me semblait irrésistible. Reste à savoir si je suis la seule à la trouver drôle, ou non.
Je l'attend avec impatience :)
Concernant ta V2:
- La structure est beaucoup plus fluide. Les tableaux s'enchaînent naturellement, portés par le regard de la femme plutôt que par les allers-retours mécaniques du brouillard. On n'a plus l'impression d'une liste, on suit vraiment quelqu'un qui rêve à un feu rouge.
-Tu fais une jolie personnification du brouillard (
Le brouillard, en une paix royale
A oublié son blanc manteau
)
Mais un vers me gêne.
Les JO, parfaite résonance
De manière générale, ton poème a gagné en intemporalité, et ce vers l'ancre un peu trop dans l'actualité.
C'est clairement la meilleure version. Elle est plus unie et plus onirique.
Bisou,
A.
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;)
Merci Alkatom !
J’ai l’impression de lire un critique littéraire accompli, intuitif ou pro : je trouve tes commentaires attentifs et pertinents
Au premier degré, encore et toujours — les JO entrent dans une forme d’intemporalité en devenant "tournoi"
et en conservant le même nombre de syllabes
J’ai commencé à lire avec beaucoup d’attention la "Sci-Fi dystopique", et à commenter du mieux que je peux :
sans donner de conseils, plutôt des impressions
Je voulais décaler le conte (qui, au final, ressemble davantage à un récit) en faveur d'un texte légèrement plus audacieux.
Et finalement, c’est ce texte plus audacieux qui se trouve décalé. Il est publié ailleurs, en attendant de s’assagir
Bon Dimanche et Force à toi !
A.
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J’ai l’impression de lire un critique littéraire accompli, intuitif ou pro : je trouve tes commentaires attentifs et pertinents
Merci, c'est gentil. J'écris ce que je pense. Et de toute façon, le plus important, c'est ce que tu penses de tes créations. On peut mettre en lumière des angles morts d'un texte, des choses que tu n'avais pas vu. Mais si tu l'aime en l'état, c'est le plus important. (je comprend pour le JO, mais ça me trigger quand même :p )
J’ai commencé à lire avec beaucoup d’attention la "Sci-Fi dystopique", et à commenter du mieux que je peux :
sans donner de conseils, plutôt des impressions
J’ai vu ton nom apparaître sur le sujet, oui, mais je suis en pleine réécriture, avec une refonte assez profonde du tome. Et surtout, je ne m’attendais pas à ce que tu le lises vraiment. :-X
Même sans avoir encore lu ton commentaire, ça me fait très plaisir : merci beaucoup.
Comme je l’ai déjà mentionné, je retravaille toute la logique du récit, ainsi que cette impression que je peux donner de ne pas faire confiance au lecteur. Une fois une base cohérente posée, je prendrai le temps de considérer les retours et d’expliquer les changements à venir.
Il est publié ailleurs
Oussa, oussa ?
Bisou,
A.