Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: alkatom le 24 Mars 2026 à 12:30:14
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Peu m'importe la douleur du feu ou de la réalité,
La routine qui use, les accidents de la vie,
Tout ce que le monde peut m'infliger, m'arracher, m'ôter —
Rien n'égale ce souvenir-là, cette nuit-là, cette honte-là qui crie.
J'ai vu dans tes yeux ce que je t'avais fait,
Ce reflet que je n'attendais pas, que je n'oublierai jamais,
La déception muette, plus tranchante qu'un coup parfait,
Le silence de quelqu'un qui ne savait plus comment, mais pourtant m'aimait.
Je portais déjà le poids de ce que j'avais fait,
Mais c'est ton regard qui a tout scellé, tout rendu vrai,
Pas de cri, pas de gifle, juste cette honte reflétée —
La mienne, renvoyée par toi, décuplée, gravée.
Il n'accuse pas, il constate, ce que tu étais jadis.
Ce regard qui dit tout sans avoir à parler,
Il porte ces mots que tu n'as jamais effacés :
De relation, nous n'en avons plus, mon fils.
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Yop,
J'avais pas vu ce poème !
Bon, je suis nulle en poésie, mais je vais quand même tenter de commenter...
Déjà, t'es en roue libre pour la métrique, si je ne m'abuse (tes vers ne font pas tous le même nombre de pieds). OK, t'as le droit.
Par contre, on a bien des rimes. OK, t'es libre aussi !
Peu m'importe la douleur du feu ou de la réalité,
La routine qui use, les accidents de la vie,
Tout ce que le monde peut m'infliger, m'arracher, m'ôter —
Rien n'égale ce souvenir-là, cette nuit-là, cette honte-là qui crie.
Ca me rappelle les paroles de Radiohead, No surprises ! :)
On parle donc d'une nuit, il s'est passé un truc... Belle entrée.
J'ai vu dans tes yeux ce que je t'avais fait,
Je trouve ce vers moins élégant que le reste.
Je portais déjà le poids de ce que j'avais fait,
Petite redite ici.
Mais c'est ton regard qui a tout scellé, tout rendu vrai,
Pas de cri, pas de gifle, juste cette honte reflétée —
La mienne, renvoyée par toi, décuplée, gravée.
Ce regard, on l'a déjà compris avant. Peut-être que cette strophe aurait suffit à elle même, ou à fusionner avec la 2e strophe.
Il n'accuse pas, il constate, ce que tu étais jadis.
La on parle du regard. A-t-il changé entre temps ? J'y voyais la honte et là je lis juste un constat.
De relation, nous n'en avons plus, mon fils.
Une histoire bien triste que celle-là... :s
On comprend que quelque chose s'est perdu, que le personnage a fait souffrir son fils et vice versa et qu'il n'y a plus de lien entre les deux. J'ai bon ?
Merci pour ce poème ! :)
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Tu es vraiment partout.
Merci :calin:
Tes retours sont pertinents.
Et tu n'es pas loin sur la signification.
Que penses tu de :
Une simple cicatrice:
Peu m'importe la douleur du feu ou de la réalité,
La routine qui use, les accidents de la vie,
Tout ce que le monde peut m'infliger, m'arracher, m'ôter —
Rien n'égale ce souvenir-là, cette honte-là qui crie.
J'aurais dû tendre la main avant que tout se brise,
Dire les mots justes, poser les gestes attendus,
Mais je me suis tu, j'ai laissé filer cette crise,
Et j'ai regardé partir ce que j'ai aujourd'hui perdu.
J'ai vu dans tes yeux ce reflet que je n'oublierai jamais,
La déception muette, plus tranchante qu'un coup parfait,
Le silence de quelqu'un qui ne savait plus comment, mais pourtant m'aimait.
Ce regard qui dit tout sans avoir besoin de parler,
Il n'accuse pas, il constate — je comprends à présent,
Il porte ces mots tombés ce soir-là, lentement :
De relation, nous n'en avons plus, mon fils.
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Bonsoir Alcatom,
C’est un thème difficile, souvent tabou. Beaucoup plus de familles qu’on ne le croit se perdent dans les silences et les non-dits.
Mettre des mots sur les émotions et continuer à parler, sans rompre le lien, reste essentiel.
Vous transformez cette histoire, qu’elle soit vécue ou imaginée, en un poème juste
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Je ressent un grand sentiment de culpabilité.
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@April
Bonsoir Alcatom,
Bonsoir Abril, merci de ton passage et ravi de faire ta connaissance :)
Beaucoup plus de familles qu’on ne le croit se perdent dans les silences et les non-dits.
Les familles fragiles sont effectivement plus courantes qu'on ne le croit.
Mais tu as raison, mettre des mots sur les émotions est le premier pas pour avancer.
C’est malheureusement une phrase qu’on m’a déjà dite.
Encore merci pour ton retour.
@florence_yvonne
Je ressens un grand sentiment de culpabilité.
Ce n’est pas faux, mais il n’y a pas que cela.
Merci d’être passée, c’est vraiment gentil :)
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Hey,
Je préfère la 2e version, effectivement. Par contre, le titre ne me parle pas : la cicatrice laissée est plus qu'un "simple" cicatrice, à mon sens. Non ?
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Je préfère la 2e version, effectivement.
Merci ! :)
Par contre, le titre ne me parle pas : la cicatrice laissée est plus qu'un "simple" cicatrice, à mon sens. Non ?
Deux raisons , bancales, mais valides dans mon raisonnement :
-Euphémisme
-Rime avec la dernière phrase pour boucler.
Mais ton avis est pris en compte, merci pour ton retour !