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Je cherche une ou un partenaire pour composer un poème en binôme suivant le plan suivant :
1 - Elle ou il écrit un premier jet sur un thème de son choix
2 - Je le mets en forme selon les règles de la versification classique
3 - On en discute
:)
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Je suis plutôt enthousiaste à l'idée de participer, si tu es ok, car la versification classique est étrangère à ma pratique.
J'ai un exemple que je viens de poster en réponse à un texte, il est cependant très court, peut-être n'y a t-il pas assez de matière?
Au chagrin ne valent les remords
D'une vie si cruelle au son de l'appel
Verrais-je la lumière ?
Me tendrat-elle la main?
Feindrais-je la peur?
Qui jadis me fit mourir d'effroi
Pour enfin vivre
En répit de cette souffrance
Pour renaître enfin!
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Bonjour Pierre Lamy,
Je ne me sens pas en mesure d’écrire un sonnet pour l’instant, mais je profite de votre message pour vous proposer éventuellement autre chose, en parallèle.
Depuis quelques jours, je suis fascinée par l’idée de la contrerime et j’ai consacré une bonne partie de ma semaine à manipuler les mots pour en créer.
Je ne suis pas encore certaine du résultat obtenu.
Accepteriez-vous que je vous soumette ce premier jet pour avoir votre avis, ou, si vous le souhaitez, pour que vous puissiez le mettre en forme vous-même ?
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Feather
J'ai bricolé cette contrerime
Je n’éprouve que du chagrin
D'une vie si cruelle
Un jour verrai-je la lumière ?
Me tendra-on la main ?
Mon pauvre cœur est en souffrance
L’univers est si froid
Devrais-je un jour mourir d’effroi ?
Ou quelque part en France.
Renaître enfin
J'ai ajouté ton dernier vers en médaillon
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April
OK pour la contrerime
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J'en ai deux pour le moment, troisième en construction.
Merci ! :)
Lauriane vocalise avec oiseaux
Chez elle, en Bretagne.
Dans sa bucolique campagne,
Elle se réveille très tôt.
Rossignol écoute, embêté
— Ô cette voix envoûtante,
Lauriane renchérit et l’enchante
Tout le monde enchanté.
***
Elle est sortie de sa trève,
Habillée de presque rien.
Beau jour de printemps, au matin,
Le soleil se lève.
Il caresse — ardent et serein
Mais elle n’est pas unique
Elle vit son destin tragique
Pâquerette du jardin
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J'aime bien, c'est intéressant.
Merci pour cette démonstration tout en rimes.
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amusants échanges
je ne suis pas non plus adepte de la contre-rime
alors je vous lis avec curiosité
:mafio:
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Elle chante tel un oiseau
Quelque part en Bretagne.
Dans sa bucolique campagne,
Elle s’éveille tôt.
Le rossignol est embêté
Sa voix est envoûtante,
Elle renchérit et l’enchante
En ce monde enchanté.
***
Il a mis un terme à sa trève,
Vêtu de presque rien.
En ce printemps, de bon matin,
L’astre du jour se lève.
Il caresse — ardent et serein
Elle n’est pas unique
Elle vit son destin tragique
Pâquerette au jardin
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Kerdrel
Peu de gens apprécient la contrerime
Ici en particulier, ce n'est pas du tout le genre de la maison
:-¬?
Moi j'en suis fan
;)
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Pour le fan :
Avec deux doigts de détergent
Et un soupçon de lime
J'ajoute aussi du décapant
Pour retrouver la rime.
Un peu de poudre à récurer
Sans que cela n'abîme
Me voilà donc bien rassuré
J'arrive au stade ultime.
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Les rimes doivent être embrassées
Avec deux doigts de détergent
Et un soupçon de lime
Afin de retrouver la rime.
Je prends du décapant
Un peu de poudre à récurer
Sans que cela n’abîme
J'arrive vite au stade ultime.
Me voilà rassuré
:)
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Bonjour Pierre Lamy,
Merci pour cet analyseur de poésie qui va maintenant m'aider à compter les syllabes :) Il faut que j’apprenne aussi : si je comprends bien, il y a plusieurs façons de faire.
Je regarde vos contrerimes, j’essaie de comprendre comment, avec quelques mots qui changent de place, l’atmosphère change. Lauriane devient plus discrète, son prénom disparaît — je préfère, car c'est une personne réelle. Le texte devient plus aérien : "se réveille" se transforme en "s’éveille", "rossignol" récupère son article défini, "tout le monde enchanté", qui me fait rire, devient "en ce monde enchanté", comme une fin de conte de fées.
Pour la pâquerette, l’histoire a changé ; c’est une autre énergie qui circule dans le premier quatrain. Avant, c’était une figure féminine classique, passive, qui, dirais-je, observait et subissait son sort. Maintenant, c’est l’énergie du soleil qui prend toute la place : il devient "astre du jour", décide et agit.
Merci pour cet exercice de style, j’en suis ravie. Je me ferai un plaisir de vous envoyer le troisième texte, qui n’est pas encore fini ; il est possible que je mette du temps avant de le considérer comme abouti, ou presque : la contrerime constitue un vrai défi pour moi
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Le charme et la difficulté de la contrerime vient de ce qu'on fait rimer deux vers de longueurs différentes alors qu'instinctivement on leur attribue la même longueur.
Même un poète chevronné comme Kerdrel est tombé dans le piège ;)
Il est loin d'être le premier.
C'est à cet aspect contre-nature que l'on doit le nom de contre-rime.
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Enfin aujourd'hui le printemps
Jour de la renaissance
Après une trop longue absence
J'attendais ce moment.
Avec la fin du Ramadan
Une coïncide
Instants de joie, de délivrance
C'est le plus beau présent.
_/-o_
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Une coïncidence
Super
:)
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J'accepte tes joies, mélodrames,
Ce que tu ne dis pas.
Toi — a l'intérieur de moi,
Ton complice dans l'âme.
Je tiens de toi — plus que tu crois,
Présent toutes les heures,
Tu te perds dans mes profondeurs
— Ton sac à main à toi
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April, tu as tout compris
:)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Bonjour Pierre Lamy,
Merci pour votre réponse. C’est votre compteur de syllabes qui a fait le travail, je vous en remercie infiniment et sincèrement !
Je me perdais dans le comptage, comme dans les profondeurs d'un sac à main.
Paul-Jean Toulet devient un livre de chevet, j’aime beaucoup.
Merci ! :)