La nuit s’effile en rubans clairs,
Colportant l’odeur d’une rose.
Un souffle ouvre ma porte close
Est-il de ceux prônant la chair ?
Loin dans les nues, un dieu distrait
Compte les pas des âmes lentes.
Sait-il que l'antienne est vivante ?
Et moi d'écrire... trait discret...
Passante ivre d’un rien précis,
Entre deux mondes qui s’inclinent.
L'ombre m’adopte et je devine
Le jour qui frôle et s’adoucit.
Ô toi, lumière au bord du chant,
Tu fait vibrer corde docile
Comme un cristal dans l’air fragile
L'aube du rêve transcendant.
RHD