La traversée des pénombres
Nos voix brodent l’espoir aux âmes vagabondes,
Alors que l’aurore incline nos fronts vers la lumière féconde,
Les rivières déposent le calme sur nos âmes océaniques,
Et le monde, en silence, reprend une touche féérique.
Dans l’ombre d'un doute, une braise persiste,
Elle éclaire le passé d'un destin qui assiste
Incrédule, au déchirants combats des leurres...
Lors, je vais, toisant l'éclat d'un refuge à demeure.
Puis le doute s’invite au jeu, parfois trop véhément,
Et mille voix s’élèvent, conseillant le cœur tremblant,
Étrange échiquier où certains avancent avec un don.
Ô vibrances célestes, des dieux j'implore le pardon !
Mais déjà leur crépuscule étend sur moi son voile sombre,
Rappelant que la nuit veille à la croisée de mes pénombres.