Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Dian le 26 Février 2026 à 14:38:24
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entre deux le vois
seulement pourtant
si mon au revoir
la vie regarde avec
la bouche tellement pas
trop de moi nuits mots jours
entre deux la silhouette
allée je rigoles de lune
rossignol mon soleil
c'est ombre chinoise
non crois-tu les blessures
sans enfance peux-tu
laquelle de lune viendra
prendre alors sans jamais
perdre la vie pourquoi
mais parce que la maison
pourtant dis-moi
trop de papier revenir
attention love attention
non non je tu jeté vers
mon village oui rossignol
elle est fragile enfance
tu bois spectacle c'est
jamais la vie laquelle
viendra prendre la lune
ainsi refais tu verras
non vers te dis revenir
à cette chinoise
regarde pourquoi soleil chaud
ta bouche est ombre alors
tu verras seulement
toujours c'est facile
avenir avenir
au téléphone rouge à lèvres
se voir le chemin cerise
bord de Seine
printemps prévu ça plait
comme si ...
j'ai çà déteste vomir
marre tu verras toujours
quand malgré toi tellement
le voici cerise ouvre passé
blessure ah comme toujours
seulement tournedos
le printemps voyage
NB : poème fluctuel
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Bonjour Roman,
Voilà un texte pour le moins surprenant. Certes, il peut être qualifié de poème fluctuel, mais il est surtout construit à l'image d'un poème "à dérive contrôlée".
De fait, si son flux apparait volontairement discontinu, c'est parce qu'il implique d'ajouter au fur et à mesure de la lecture, le sens qui correspond. Lequel se fabrique tout en s'avançant dans une sorte de capharnaüm qui tient du labyrinthe de fragments.
Il appartient donc à cette famille, mais il en propose une version si personnelle de dislocation que chaque relecture peut prendre une tournure différente.