Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: pehache le 25 Février 2026 à 10:29:09
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Un quartier de cité baptisé « la rivière » ;
glacial, le vent d'hiver agite des haillons
et, parmi cette ordure, une silhouette fière,
fardée, offre au passant ses tout derniers rayons.
Elle est grande, trop mince, et son épaule nue,
pâle, osseuse, contraste avec son châle bleu.
Un vague lampadaire escamote les nues,
elle pleure en silence, immobile- et il pleut.
Elle est à sa façon, humble, tragique, comme
brûlante incarnation du secret que nous sommes,
qui nous brûle et nous noie, à la fois chaud et froid.
Elle bouge, alentie ; palpite à sa narine
un anneau d'or ; et puis, dénudant sa poitrine,
lève soudain son doigt, majeur. C'était le droit.
(ceci n'est pas un poème, mais un jeu)
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Bien troussé, très émouvant, avec une chute ad hoc
C'est un authentique poème qui vaut bien le dormeur du val
Bravissimo
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Merci.