Le Monde de L'Écriture

Salon littéraire => Salle de lecture => Romans, nouvelles => Discussion démarrée par: Luna Psylle le 15 Février 2026 à 17:59:32

Titre: Le Jour du Lion (Nicolas Cluzeau)
Posté par: Luna Psylle le 15 Février 2026 à 17:59:32
Le Jour du Lion

(https://images.noosfere.org/couv/m/mango-royaumes007-2008.jpg)

Résumé rapide :

   Chiraz, magicienne perse, menace les turcs seldjoukides. Face à elle, Yldirim, Bashak et la chamane Djeren se dressent. Le sort des empires pourrait bien reposer sur les épaules des trois adolescents, dans cette lutte à mort qui oppose aussi bien les hommes que les dieux.

Mon avis :

   Je n'ai pas autant aimé ce roman que le précédent. Il risque d'y avoir parfois un comparatif entre les deux livres, vu que je les ai lus l'un à la suite de l'autre.
   J'ai aimé les décors, la présentation des peuples et des rites, cette sensation de dépaysement sans quitter notre monde à nous, juste en se déplaçant un peu sur le globe et dans l'Histoire. Cet aspect-là de la collection ne change pas et je l'adore, il me fait vraiment du bien à lire.
   Les personnages ne m'ont pas vraiment touchée. Je n'arrive pas à dire s'ils m'ont parus plus convenus dans leurs présentations et leurs évolutions, mais en tout cas, aucun ne m'a laissé le même impact que le héros du précédent roman. Une seule scène, en rapport avec l'évolution de l'un d'eux m'a prise de court et m'a émue.
   Et j'ai eu un gros bémol pendant toute ma lecture : ces chapitres où on quitte les héros pour suivre le plan des méchants. J'ai tendance à ne pas aimer ce procédé, j'ai toujours un sentiment de trahison envers les héros que je suis, parce que je sais ce qu'ils ignorent, que je ne suis plus leur aventure mais prends une position plus omnisciente. C'est sensé servir l'histoire, ce n'est jamais sans raison, mais je n'aime pas. Je préfère suivre mes héros, découvrir avec eux, être surprise avec eux et subir les coups bas des méchants. De suivre le plan du méchant à l'avance, je perds cette surprise, ce qui retire de l'impact que peut m'apporter une attaque surprise de l'ennemi par exemple. Mes héros sont surpris, pas moi. Je pense d'ailleurs que c'est ce qui m'a fait apprécier la scène dont je parle au-dessus : je ne l'attendais pas, elle n'était pas convenue par de précédents chapitres qui auraient préparé le terrain, en un sens. J'aurais peut-être préféré que tout le roman se tisse comme cette scène.