Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Marcel Dorcel le 01 Février 2026 à 17:43:10
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À un certain moment de sa vie, qu’on le décide ou non, il faut s’enlever la couronne d’épines.
Choisir d’être soi-même, c’est recouvrer sa liberté.
Malgré l’absurde inexplicable de la vie, s’autoriser cette liberté relève d’une responsabilité supérieure.
Que ferons-nous de bien ? Que ferons-nous de mal ?
La frontière est ténue entre ces deux destins.
Beaucoup s’inventent de ridicules prétextes, par peur de la souillure.
Les mains du mal emprisonnent nos rêves.
Et nous tentons de rêver nos rêves avant qu’ils ne se répètent.
Les amours adolescentes savaient refuser la cruauté, l’horreur, la tyrannie.
Et nous, à présent, demeurons dans cette mare du chagrin, à l’eau stagnante.
Se défaire de l’emprise.
Les bouffées de bonheur sont des chagrins à venir.
Qui viendra calmer mon angoisse ?
Le feu.
Il fouillera ma mémoire, l’encerclera, jusqu’à la faire disparaître.
Je ne serai plus seul.
Je serai moi.
Cette civilisation falsifie la vérité en la vulgarisant, fragmente nos connaissances.
Privée d’Apollon, elle ne durera guère.
Je périrai par le silence, et avec lui.
Vénus m’aura quitté, elle aussi.
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Plutôt qu'un poème, je vois ici le premier jet d'un devoir de philo.
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Eternelles questions que fait danser ton verbe. Faire confiance à la partie de nous-même qui ne s'identifie pas totalement au mirage de l'existence.
Vénus ne quitte jamais ceux qu'elle aime.
Dian