Sous le suroit, le vieux saule frémit.
Il est tout nu. Ses feuilles envolées,
sur le chemin, se sentent isolées.
Dans son talus, l’aspic s’est endormi.
Soixante pieds. Ce vieux saule est unique.
Au mois d’avril, son feuillage émergeant
se voit de loin, tel un faisceau d’argent.
Mais dès septembre, il est mélancolique
Les merles noirs, blottis dans les buissons,
pensent parfois à ces rives rêvées
où jamais bises ne se sont levées.
Écrire ça me donne des frissons.
J’hésite un brin, mes pensées sont confuses,
comme un chaland, sous un trop plein d’écluses.