Salut !
Les défis Tic-Tac, c'est quoi ? Un sujet aléatoire est donné et on a une heure pour écrire un texte. Hésitez pas à fouiller le sujet éponyme épinglé en haut de section pour plus de détails, ou même poser vos questions ;)
Pour ce Tic-Tac, ça donne quoi ? le sujet est une couverture aléatoire, donnée par Claudius :) merci Claudius ^^
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Pas la grande forme, j'ai pris la grippe familiale à retardement et j'ai eu les premiers symptômes à m'assommer là, vers 19h. Le thème ne m'a pas plus inspirée que ça, je suis partie dans un truc... bizarre. Pas ma meilleure prestation. Style hachuré assumé. Attention : gore léger.
En vous souhaitant une bonne soirée et une bonne lecture !
La danse des pantins
Sombre. Humide.
Un poil dru, entre mes doigts. Poignets ligotés. Un rat ; peut-être. Derrière mes paupières, le silence. Allongée, engourdie. Lucide. Mes souvenirs : une voiture, des rires gras. Simple. La déduction est si simple. Une adolescente – qu’ils croient – seule – naïfs –, que personne ne cherchera.
Personne ne les cherchera.
Je saisis la bête au cou, serrai. Elle couina, résista. J’accentuai la pression. Elle céda, son corps inerte, offert. J’utilisai ses incisives, la corde craqua. Elle céda à son tour.
Je ne me redressai pas. La pièce : un local. Plus haut, le vent sifflait. Lucarne brisée. Silence, toujours. J’ouvris les yeux. Autour de moi, des mannequins. Pantins désarticulés, abandonnés. Ils me ressemblaient tant.
Abandonnée. Désarticulée. Je me glissai entre eux, cherchai l’issue, entendis. Des pas, lourds, lents. Ils traînaient, carcasses en sursit. Sur une table, je retrouvai mon sac. Le couteau s’y trouvait toujours. La chasse pouvait commencer.
Ombre parmi des simulacres d’hommes, de femmes, d’enfants, j’en déplaçai un, changeai la position de l’autre. Juste assez.
Ils entrèrent. Deux hommes. Assurés, confiants. L’un d’eux épia les corps sans visages, frissonna. Sa peur se mêlait à son envie. Sueur grasse.
Ils avancèrent. Je refermai l’issue. Deux pantins, position d’officiers.
— Elle est où ?! Putain ! Elle est où ?!
— J’sais pas, j’sais pas !
Il se retourna. Hurla.
— Merde, mec ! C’est quoi ce bordel ?
— On sait que tu es là ! se hasarda son comparse. Montre-toi, et on sera peut-être gentils.
Je caressai la pointe de la lame, impatiente, me glissai, à leur gauche, à leur droite, à l’aise dans les ombres qui m’avaient élevée. Je bougeai les pantins, derrière eux. Quand ils se tournèrent, je recommençai. Les cris m’arrachèrent de petits frissons.
— Cet endroit est hanté !
— Mais non, c’est la gamine ! D’accord, reprit-il à mon attention, tu es très forte, mais maintenant, il faut te montrer.
Les pantins – et ma lame – se rapprochèrent, jusqu’à les frôler.
— Elle est plus là ! Les pantins l’ont tuée !
— Sois pas con !
Un hurlement, sinistre. Ma lame, plantée dans son dos. J’inspirai. Disparus. Retournai aux ombres.
— Merde, merde, merde !
Il tenta de fuir. Glissa, sur le cadavre encore chaud. Un téléphone sonna. Il se retourna. Le sac, posé sur un table, brillait d’une lueur blanche, sinistre, retourna à l’obscurité, revint, blafard.
Fini de jouer. Le boulot m’attendait. Il ne cria pas, gargouilla tout juste. Dommage…
Je retournai à mon sac quand le téléphone sonna une énième fois. Je décrochai, attendis :
— En position ?
J’aperçus une mouette à travers la lucarne brisée, entendis la marée et les mâts.
— Je me suis faite déposer.
— Pas de témoin.
— Pas de témoin.
Un silence. Une tonalité. Je quittai le local, après un remerciements aux pantins.
Merci pour le partage de ton texte.
J'avoue que l'intrigue m'a un peu échappé, surtout que tu ne donnes pas d'élément.
Que veulent ses deux hommes ? La tué, la violé?....
Je sais que cela est volontaire afin de créer l'ambiance de ton récit.
J'espère que depuis tu vas mieux. Je t'envoie plein :calin: pour que tu guérisses plus vite
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Salut,
Merci Cendres pour ta lecture et ton commentaire,
Dans mon souvenir, je voyais juste les deux hommes comme des balourds qui ont voulu jouer aux méchants. En un sens, mauvaise pioche pour eux. Comme le "Pourquoi l'avoir déposée ici et revenir plus tard ?", peut-être parce qu'on les attendait pour dîner et qu'ils se sont promis de se retrouver sans trop savoir quoi faire ensuite.
Pendant l'écriture, j'ai surtout imaginé le hangar, les pantins, et cette marionnettiste de passage au sang froid et au passé troublé (un sac à dos, un téléphone et un couteau de chasse : peu commun). Les victimes auraient pu être un peu de tous genres que ça n'aurait rien changé pour moi. Je pense qu'au moment de l'écriture, les deux hommes étaient là pour elle, pour permettre le moment, et non l'inverse.
Je pensais que ça allait mieux, mais je suis aphone depuis hier soir, donc on va continuer à soigner tout ça :D
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Une bonne journée à toi,