Le sanglier du clair de lune
Creuse sous un plant de callune
Où se réfugie un lombric.
On reconnait ce solitaire
À ses goûts de broc et de bric.
Il quitte sa bauge à la brune
Et part au pif chercher fortune
Sous sa toison du dernier chic.
On reconnait ce solitaire
À sa mine patibulaire.
Aussi trapu qu’un phacochère,
Il avait jà l’œil assassin,
Quand il n’était que marcassin,
Le sanglier célibataire.