Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => L'Atelier => Cuisiner la langue : ustensiles et méthodes => Discussion démarrée par: ezechiel le 05 Octobre 2011 à 19:18:48
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La question a dû être posée, mais je ne suis pas sûr que mon cas le fut.
Alors question :
Est-il possible d'alterner:
Le point du vue omniscient sur l'histoire d'un personnage , ex. Andrea se brossa les dents
et
Le point de vue interne sur l'histoire de ce même personnage au chapitre suivant ? ex . Je (Andrea)me rince la bouche
??
Merci à tous.
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Est-il possible d'alterner:
héhé chouette question.
euh tout est possible hein je pense, "toute licence en art" etc.
par exemple régis jauffret dans un de ses livres change sans transition de point de vue
dans la recherche du temps perdu, y a une incise de quelques centaines de pages où y a le point de vue omniscient (un amour de swann), alors que le reste est du point de vue du narrateur.
bref à mon avis pas de souci. la réponse à ta question est : oui.
après la question, c'est plutôt : avec quoi es tu le + à l'aise, en fonction de ce dont tu as envie de parler, etc.
le dernier atelier d'écriture que j'ai fait, sans m'en apercevoir je suis parti de troisième personne (point de vue omniscient) à point de vue de la narratrice. (y a des termes précis d'ailleurs pour désigner ces deux techniques, mais ils m'échappent à c't'heure) ^^
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Oui, c'est possible ; si je ne m'abuse, un livre est rarement écrit en entier à la même focalisation (enfin, sauf quand elle est interne, et encore).
Par contre :
Le point de vue interne sur l'histoire de ce même personnage au chapitre suivant ? ex . Je (Andrea)me rince la bouche
Quand c'est à la première personne, on ne peut pas parler de focalisation (et je pense de point de vue, puisque si je me rappelle bien c'est la même chose).
Mais bon, en l'occurrence, ici, on s'en fiche un peu de la terminologie (c'est juste que je me suis ramassée à un oral de lettres à cause de ça >< )
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Wow réponse rapide, ce qui fait la qualité de ce site.
Merci.
Il se trouve que j'ai besoin d'induire en erreur volontairement le lecteur, en utilisant la narration interne ( Je découvre que... etc), et au présent de l'indicatif.
Seulement, ce mode à ses limites, d'où l'idée de revenir à un mode omniscient, pour les séances d'action par exemple.
Le premier jet de mon manuscrit étant terminé, je viens d'apprendre que les maisons d'édition sont réfractaires à la narration interne.
Alors je balise un peu...
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Il se trouve que j'ai besoin d'induire en erreur volontairement le lecteur, en utilisant la narration interne ( Je découvre que... etc), et au présent de l'indicatif.
Seulement, ce mode à ses limites, d'où l'idée de revenir à un mode omniscient, pour les séances d'action par exemple.
Le premier jet de mon manuscrit étant terminé, je viens d'apprendre que les maisons d'édition sont réfractaires à la narration interne.
est-ce que tu peux nous en dire un peu + ezechiel?
par exemple, est-ce que c'est vraiment sûr que tu es obligé de revenir au mode omniscient pour les séances d'action?
et comment ça les maisons d'édition sont réfractaires à la narration interne? (y a plein de livres édités chaque année où le livre est écrit selon la méthode de la narration interne; donc je serais curieux d'en savoir + sur ce qu'ont dit les maisons d'édition) ^^
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Réfractaires à la narration interne ?? Tu veux dire : à la première personne (écrire à je) ? Non parce que la majorité des romans contemporains sont à la focalisation interne, il me semble (à la 3ème personne, mais du point de vue du héros, majoritairement).
Pour la première personne... Bah je sais pas, je crois pas qu'il faille réfléchir en fonction de ce que veulent les éditeurs ;: y a de supers romans à la première personne qui sortent (Le Déchronologue, L'Assassin Royal, etc.) A mon avis, faut pas que tu t'en fasses pour ça... (Mais bon, je ne suis pas du tout dans le milieu éditorial, ni partisane de l'idée d'écrire POUR être éditée ; alors j'ai peut-être tort ^ ^)
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Il n'y a aucune règle. C'est toi qui choisis. Mais c'est pas un choix de couleur de serviette non plus : il faut que ce soit quelque chose de pensé, de décidé. Et de préférence pas une seule tendance à l'expérimentation ("le 1er chapitre c'est je, le 2ème tu, le 3ème il, et le 4ème après l'opération chirurgicale c'est elle"). Il faut pas que ce soit un obstacle à la lecture, que ça reste naturel, c'est essentiel parce que c'est en grande partie sur l'aisance avec laquelle tu évolues dans ta focalisation que s'opèrera (ou non) la fluidité de ton récit. C'est à toi de sentir ça.
Bon je crois que j'ai parlé en truismes. Désolé, je suis une éponge et je viens de regarder le débat pour la primaire socialiste.
En gros : tu peux permettre ce que tu veux, du moment que c'est murement réfléchi. Et j'aurais aussi tendance à ajouter que le plus important c'est d'écouter ton sentiment (aussi en te projetant en tant que lecteur) plutôt que n'importe quelle statistique d'édition de premier roman.
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est-ce que tu peux nous en dire un peu + ezechiel?
par exemple, est-ce que c'est vraiment sûr que tu es obligé de revenir au mode omniscient pour les séances d'action?
Je précise.
C'est une aventure sentimentale.
C'est un personnage censé vivre une chasse au trésor avec énigmes, pêche aux indices etc.
Il est important que le lecteur s'imprègne de la psychologie du narrateur en temps réel.
Le seul hic, c'est pendant les scènes d'actions ou ce dernier doit par exemple traverser une fontaine devant tout le monde pour aller chercher un indice sous les réprimandes de policiers. Je ne sais pas si l'acteur principal peut bien décrire la scène qu'il vit dans ces moments là.
exemple de ma composition :
"Plus qu'un mètre... j'aurais voulu savoir ce qu'il y avait dans le coffre !
Arrivé la mort dans l'âme, le gendarme me saisit fermement le poignet. Je regarde Chloé avec une déception immense.
La fête est finie."
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Le seul hic, c'est pendant les scènes d'actions ou ce dernier doit par exemple traverser une fontaine devant tout le monde pour aller chercher un indice sous les réprimandes de policiers. Je ne sais pas si l'acteur principal peut bien décrire la scène qu'il vit dans ces moments là.
bé la question, c'est : à quoi cela servirait-il, pour les scènes d'action, d'en dire + que ce que l'acteur principal vit de l'intérieur.
en gros, à vue de nez, je ne suis vraiment pas convaincu que tu prives le lecteur de quelque chose d'important, si tu gardes le point de vue du narrateur.
et ton petit paragraphe donne l'impression que y a pas de souci...
(et sinon tu peux nous en dire + aussi sur ce qui t'amène à penser que les éditeurs n'aiment pas la narration interne?) ^^
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(et sinon tu peux nous en dire + aussi sur ce qui t'amène à penser que les éditeurs n'aiment pas la narration interne?) ^^
C'est juste que j'ai acheté un manuel de conseil à l'écriture, ce genre d'auteurs qui se targuent de donner des conseils pour l'édition.
Beaucoup de conseils utiles, mais je commence à croire qu'il est dangereux de les considérer "sérieusement".
Le dernier conseille de ne pas écrire à la première personne du présent, que c'est souvent réservé aux amateurs qui se lancent et que les éditeurs sont frileux à ce genre de focalisation.
La moitié de mon manuscrit étant écrit en focalisation interne, j'ai eu peur.
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Non, c'est juste que les apprentis auteurs présentent souvent comme premier manuscrit une histoire autobiographique "j'ai écrit ça pour ma soeur qui est très malade et qui va bientôt crever vous comprenez j'avais besoin de détailler cette douleur", désolée, c'est dur mais l'éditeur n'est pas ton psy. Bref, tout ce qui est catharsis par le premier roman n'est guère apprécié. Or, focalisation interne, utilisation du je = double risque de tomber sur ce genre de manuscrit. D'où peut-être une certaine frilosité.
Mais si tu as su transformer une expérience personnelle en récit hors-de-toi, si ton narrateur se détache suffisamment de toi pour devenir autre, si l'histoire emporte on s'en fiche de la focalisation, enfin, on s'en fiche pas (c'est important de choisir le bon point de vue) mais ce n'est pas rédhibitoire pour être publié.
Pense avant tout au lecteur avant de penser à l'éditeur...
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Non, c'est juste que les apprentis auteurs présentent souvent comme premier manuscrit une histoire autobiographique "j'ai écrit ça pour ma soeur qui est très malade et qui va bientôt crever vous comprenez j'avais besoin de détailler cette douleur", désolée, c'est dur mais l'éditeur n'est pas ton psy. Bref, tout ce qui est catharsis par le premier roman n'est guère apprécié. Or, focalisation interne, utilisation du je = double risque de tomber sur ce genre de manuscrit. D'où peut-être une certaine frilosité.
Mais si tu as su transformer une expérience personnelle en récit hors-de-toi, si ton narrateur se détache suffisamment de toi pour devenir autre, si l'histoire emporte on s'en fiche de la focalisation, enfin, on s'en fiche pas (c'est important de choisir le bon point de vue) mais ce n'est pas rédhibitoire pour être publié.
Pense avant tout au lecteur avant de penser à l'éditeur...
yep je suis bien d'acc' avec zach' ^^. pour ma part, je suis plus à l'aise avec la première personne du singulier, mais il faut faire attention à ce que ça ne devienne pas "complaisant". penser au lecteur + qu'à l'éditeur peut effectivement être une bonne démarche
yourcenar avait commencé les mémoires d'hadrien en écrivant du point de vue d'antinoüs; elle bloquait un peu, elle a mis ça de côté, et quand elle s'y est remise longtemps après, elle a essayé en écrivant du point de vue d'hadrien, et là ça allait mieux. comme quoi oui ça vaut le coup de se poser ces questions là.
ezechiel, tu veux pas nous montrer des bouts de ton livre? (on est là pour ça après tout, pour s'entraider 8) ).
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Ta question me semble plutôt être "écrire à la 1er ou à la 3eme personne", c'est pas exactement pareil que la focalisation/point de vue (on peut être à la 3eme personne en ayant le point de vu d'un personnage)
Par contre, passer de la 1ere pers. à la 3eme pers. dans un même livre, il faut que ce soit justifié et bien fait. Sinon ça fait très auteur débutant 'oui je préfère la 1ere personne parce que c'est plus proche du personnage, mais là j'ai besoin de raconter un truc que le perso ne sait pas alors je passe à la 3eme personne"
Et à mon très humble avis, arrête de te soucier de l'éditeur. Occupe-toi plutôt d'écrire un bon texte que le plus de lecteurs possible aura envie de lire.
Après, si tu maîtrises ton style d'écriture, ça peut être utile de changer 1ere pers/3eme pers quand tu veux. Mais c'est plus difficile que de rester pareil tout du long.
(si ton but premier et quasi unique en écrivant est de faire plaisir à un éditeur et d'être publié, bon courage)
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Oui, voici mes prologues, qui sont au nombre de deux.
J'ajoute également ma page de couv' en premier jet
le premier:
Article du journal Le Figaro
Samedi 19 juin 2010
Plages de Menton, 16h13.
Alarme. La mer apparaît calme. Aucune brise, même légère, n’en trouble la surface. Trois minutes plus tard, un vent de panique envahit la ville. Une lame de fond furieuse née à courte distance du rivage français vient briser avec fracas les plages noires de vacanciers. L’eau envahit la terre ferme, laissant derrière son passage une masse importante de débris et de corps éparpillés sur une large étendue de sable. Les secours arrivés sur place prodiguent les premiers soins. Peu après le déluge, des badauds s’improvisent aides-soignants quand d’autres observent la scène avec un mélange d’excitation malsaine et d’impuissance. Le ciel s’est brutalement assombri. On peut entendre des cris de femmes et d’hommes martelés par la douleur ou bien par la disparition quasi subite d’un proche. Le bilan matériel et humain est lourd. Les installations routières ont été privé d’électricité, un édifice de moyenne construction s’est écroulé. Dix-sept morts, une vingtaine de blessés, sans compter les disparus. Un spectacle difficilement soutenable. Les premières images du drame ne tarderont pas et seront bientôt relayées dans tous les médias du monde.
le deuxième:
Menton, le même jour,
Six minutes après l’apocalypse.
Andrea est inanimé.
Il gît sur le sable, à moitié nu.
Bras et jambes écartés, ses yeux sont grands ouverts, presque vitreux.
Des visages se penchent sur lui, les regards s’inquiètent, une femme agite les bras en l’air pour appeler à l’aide... mais Andrea ne l’entend pas.
Tout près, deux secouristes s’approchent d’un pas vif, le transportent immédiatement sur une civière, direction l’ambulance.
Peu après la sirène hurle la priorité sur la route, les véhicules font la place dans un tintamarre assourdissant ; des pneus crissent et le camion blanc s’engage à toute allure dans les rues de Menton, une petite ville d’ordinaire paisible du sud-est de la France.
Dans la cabine, une série de soins et de gestes « contrôlés » sont dispensés sur son torse humide... mais Andrea ne réagit pas.
Les regards se croisent avec intensité, comme pour s’avouer à demi-mot que le pronostic vital du blessé est engagé.
Les efforts sont alors redoublés, pas question d’abandonner !
L’heure tourne, les minutes qui se succèdent deviennent une éternité, mais si Andrea n’a plus notion de rien... c’est qu’il est déjà dans un autre monde...
Page de couv'
Je l’avais toujours imaginée en faucheuse, ou un squelette au milieu d’un champ de blé tenant un sablier : le sablier du temps.
Les gens s’imaginent que la Mort n’est qu’une chimère,
il n’en est rien.
C’est même tout le contraire, la Mort est bien vivante...
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? euh je viens de lire tes textes, et j'avoue que je ne comprends pas trop le lien entre ces textes et ta question initiale...
euh si je t'ai bien lu, c'est à la troisième personne. et euh quel est le rapport avec la question que tu posais au début de ce fil ? ??? ^^
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Je plaide coupable, c'est de ma faute.
Je croyais que tu souhaitais avoir un aperçu de ma composition, à tort bien entendu.
Voici un extrait du premier chapitre, c'est un passage avec "Je", il s'agit d'une expérience de Mort imminente pour ceux qui connaissent,
ex.
L’activité de mon cœur ralentit... lent, très lent, trop lent...
Allongé sur un brancard, deux ambulanciers s’affairent autour de moi au rythme de mes palpitations.
— Arrêt cardiorespiratoire, informe l’un d’eux.
Malgré la vigueur des ambulanciers pour redémarrer l'activité de mon cœur, je sens la vie m’abandonner.
— Défibrillation ! ordonne l’un des deux urgentistes, avec une concision toute professionnelle.
Son ton est autoritaire et ne laisse suggérer aucune alternative possible. Son équipier s’exécute. Aussitôt, je sens deux électrodes larges et plates de chaque côté de ma poitrine.
J’entends les instructions :
— Un, deux, trois, on choque !
Un courant électrique rapide traverse mon corps qui bondit sous l’impulsion. Le signal plat de l’électrocardiogramme n’indique aucun réamorçage du cœur.
Mes yeux sont encore grands ouverts, je fixe le plafond du camion avec une certaine anxiété. Je sens mon visage livide, déformé par la peur et le manque d’oxygène.
Rapidement, l’angoisse se transforme en une sensation de curieuse sérénité ; mes poings se desserrent, la tension qui contracte tous mes muscles se relâche.
Mon monde s’écroule, je pars vers le fond.
À l’aube de mon dernier souffle, peut-être aurais-je dû trouver des réponses aux questions existentielles que chacun se pose : Qu’ai-je fait pour rendre ma vie meilleure ? ou bien ai-je suffisamment aimé ? Mais comment savoir après tout, moi qui ne suis intéressé que par l’Art.
Toutes ces choses n’ont plus d’importance, elles sont superficielles. Il est trop tard.
— On recommence, un, deux, trois, deuxième décharge !
Sans résultat. Les espoirs s’amenuisent au fil des tentatives, et c’est tant mieux. À vrai dire, je me sens bien. Dangereusement. Si j’avais de l’air dans les poumons, j’implorerais les urgentistes d’abandonner leurs efforts, qu’ils me laissent tranquillement sombrer.
— On recommence encore, un, deux, trois... troisième décharge... .
Cette dernière secousse me fait tressaillir.
Je soulève la tête de quelques centimètres et prends la parole :
— Arrêtez tout, je suis vivant !
Je vois les ambulanciers continuer la réanimation...
Voilà, n'est-il pas "bizzare" que le personnage principal ne commente sa propre mort ?
D'où l'idée de refaire cette scène avec "Il" et de repasser à "Je" au chapitre suivant.
des avis ?
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Ça ne me fait pas bizarre que ce soit raconté à la première personne, puisque tu centres sur ce que perçoit le personnage. Tant que tu ne racontes pas ce qu'il ne peut pas savoir, ça passe je pense.
Mais je rejoins Loredan et Kailiana sur l'idée que le choix d'une narration à la 1ère ou à la 3ème personne doit être justifié, aller avec la façon dont tu as choisi de raconter l'histoire.
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Ça ne me fait pas bizarre que ce soit raconté à la première personne, puisque tu centres sur ce que perçoit le personnage. Tant que tu ne racontes pas ce qu'il ne peut pas savoir, ça passe je pense.
Mais je rejoins Loredan et Kailiana sur l'idée que le choix d'une narration à la 1ère ou à la 3ème personne doit être justifié, aller avec la façon dont tu as choisi de raconter l'histoire.
Merci Milora de ton avis, j'en conviens.
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Je plaide coupable, c'est de ma faute.
tu nous feras vingt "je vous salue marie" et dix "pater noster" :D
blague à part on est tou.te.s d'accord apparemment. cool, y a consensus ^^
je peux me permettre une remarque qui porte sur autre chose que les histoires de première et troisième personne? :
le passage
À l’aube de mon dernier souffle, peut-être aurais-je dû trouver des réponses aux questions existentielles que chacun se pose : Qu’ai-je fait pour rendre ma vie meilleure ? ou bien ai-je suffisamment aimé ? Mais comment savoir après tout, moi qui ne suis intéressé que par l’Art.
ce passage pose deux problèmes à mon humble avis : premier problème : on ne comprend pas le lien de causalité entre le fait de ne s'intéresser qu'à l'art et le fait de ne pas savoir ce qu'on a fait pour rendre sa vie meilleure ou le fait d'avoir suffisamment aimé. n'être intéressé que par l'art, ça n'éteint absolument pas des réflexions sur le fait de rendre sa vie meilleure ou d'avoir suffisamment aimé. il me semble. Ou alors il faudrait que tu argumentes. mais s'intéresser exclusivement à l'art amène logiquement à considérer qu'il faut consacrer sa vie à l'art pour la rndre meilleure ; (et peut-être même que ça amène logiquement à vouloir aimer beaucoup l'art, à se demander si on l'a suffisamment aimé et servi; enfin bon).
et le deuxième problème : mettre l'art avec une majuscule, c'est (dans le meilleur des cas) grandiloquent, et dans le pire des cas, ridicule. même proust parle de l'art, et non pas de l'Art (me goure-je? à vérifier mais autant il se permet des "le Temps", autant je crois qu'il en reste le plus souvent à "l'art"). bref pour des écrivaillons du dimanche comme nous, il vaut mieux éviter de dire (ou même de faire dire à un personnage - sauf peut-être pour se moquer de lui ^^ ) l'Art. ^^
Voilà, n'est-il pas "bizzare" que le personnage principal ne commente sa propre mort ?
sur ce point précis, n'hésite pas à lire par exemple les dernières pages de "l'oeuvre au noir", où le narrateur commente sa mort, c'est évidemment génial (comme toujours yourcenar) ça peut inspirer ^^
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c'est le premier jet, mais tu as entièrement raison sur tes remarques.