Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Vincent Duarté le 27 Octobre 2025 à 22:21:24
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Je me vois petit, j’ai la chevelure blonde, je suis en habit noir, je marche vers cette petite fille pour qui j’ai des papillons dans le ventre, des pissenlits dans les mains, je m’assois près d’elle, je ne sais pas ce que je ressens, peu importe, j’ai envie de le lui dire, mais elle se dérobe, emportée par la tempête, et me laisse seul avec mon chagrin. Je pleure sur ces pissenlits : ils deviennent noirs. Si ces pissenlits noirs de mes pleurs se sont depuis perdus dans les flots du temps, le personnage d’Edgar Poe que je suis en a trouvé d’autres et les a même nommés : H. P. Lovecraft, pour un sens aux ténèbres, Emily Brontë, pour mon âme endolorie, Herman Melville, pour mon âme tempétueuse, Victor Hugo, pour illuminer une mer parfois trop sombre.
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Merci pour le partage de ton texte court.
Tu nous racontes un amour déçu d'enfance. Ton personnage semble être un peu maladroit aussi.
Tu fais référence à des auteurs, mais mes lacunes en littérature font que je ne peux pas comprendre les références à ses auteurs. Je connais leur nom évidement ^^
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Bonjour Vincent
Joli texte pour un amour de jeunesse
Offrir des pissenlits l’idée est belle comme l’adolescence
Les références décrites m’ont obligé, pour certaines à aller fouiller dans Google
Amicalement
Michel
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ce petit texte est très fort dans sa brièvetés :
La première partie, avec l’enfant blond, les pissenlits et la petite fille, touche immédiatement : elle évoque une innocence première, un éveil du sentiment amoureux, mais déjà frappé par la perte. Le symbole des pissenlits, légers et fragiles, que les larmes noircissent, est saisissant .
La seconde partie, où tu convoques Poe, Lovecraft, Brontë, Melville, Hugo, transforme l'enfant blessé en un être de littérature. C’est très beau.