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" Oh ! Comme il est beau. On dirait une fille ! "
Par ces mots, on m'acueillit dans le monde. Quelques jours avant la mort de Sylvia.
Le grand hiver 1962-1963 .
Les on dit racontent que Marseille se serait réveillée sous 40 cm de neige. Un froid sec, cru et violent. Et à Barcelone, les gens mettaient les pieds dans la neige, comme s'ils pensaient que c'était du sable.
Tandis que je m'éveille au jour, Londres est également prisonnier du froid et sylvia prisonnière d'elle-même.
Quatre jours nous séparent, elle de sa mort, et moi de ma naissance.
Je viens de fêter mon quatrième jour. Sylvia, sa dernière heure.
" Et je suis une femme tout sourire
je n’ai que trente ans.
Mourir
Est un art, comme tout le reste.
Je le fais vraiment très bien."
- Pourquoi ? Pourquoi ?
- Et toi, pourquoi tu bois ?
Que pouvais-je lui répondre avec mes quatre jours sur terre ?
Le plaisir se consume dans la mort. Quelqu'enfer, d'où qu'il vienne, nous rassemblera, nous ressemblera.
- Tu sais, Oliver. Je suis frigide. Je l'ai toujours été. Et j'ai peur. J'ai peur de la vie !
- Sylvia, je t'en conjure...le soleil est sur ta bouche, sur tes cheveux. Le feu du ciel ne nous mérite pas.
La dernière heure approche.
- Oliver, je ne le voulais pas. Cette force intérieure a décidé pour moi.
- Sylvia, je n'ai aucune passion pour la vie, sache-le...mais la limite de l'idéal a ses propres projets. Nous sommes, toi et moi, les ennemis du jour et de la nuit.
- Pourquoi le mystère, Oliver ?
- Celui qui rit de notre peau de fantôme ne devine pas la désillusion. Nous sommes deux. Un et ensemble.
En un seul être, il nous faut apprendre à mourir, à nous regarder mourir. Jusqu'à l'absurde, nous aurons pris la plume.
Je le sais Sylvia. Personne ne nous aura....écoutés.
Il y a un ailleurs dans lequel tout espoir est permis.
Je t'embrasse sans emphase, mon amie, ma soeur, ma mort.
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Bonjour,
Souvent croisé, mais jamais arrêtée et puis aujourd'hui la curiosité m'a fait cliquer... :)
Waouh, c'est original, émouvant, sacrément bien écrit et je ne regrette pas cette visite. En quelques lignes tant de choses sont dites avec toute une ribambelle de sensations. Je me suis sentie un peu de trop dans cet hommage fraternel et pourtant les mots touchent et on ne peut s'empêcher de vouloir poser un énorme SI pour ce qui aurait pu être...
Bravo.