Le Monde de L'Écriture
Encore plus loin dans l'écriture ! => L'Aire de jeux => Défis Tic-Tac => Discussion démarrée par: derrierelemiroir le 14 Octobre 2025 à 21:04:31
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Bassin d'attraction
J’arrive à la villa, la soirée coule à grands flots. La double-porte est béante, des gens entrent et sortent comme des mouches traversant la gueule d’un mort. Sur moi, ma robe à fleurs, des coquelicots. Je ne savais pas avant-hier qu’ils se fanaient tout de suite lorsqu’on les coupait. Dans le vestibule, des sacs et des vestes encombrent chaque angle, étouffent le porte-manteau, je me regarde dans le miroir. Une fraîcheur surprenante imprègne mon visage. Le mascara a agrandi mes yeux, le rouge dilate mes lèvres, je suis douée pour m’embellir. Je croise Luca qui m’offre une bise, m’avise que Géraldine et Sasha sont dans la cuisine. Il sort fumer. Je reconnais la musique tournée à plein volume, Bad Ideas d’Alle Farben. Me reviennent en tête des bribes d’autres soirées que je n’arrive plus à ordonner – s’agit-il de mes souvenirs ?
Je traverse le salon immense où pulsent des corps, battent leurs cœurs ; je m’y immerge, ressens presque l’électricité me gagner. J’ai autre chose à faire. La cuisine est adjacente à la salle à manger qui effleure le salon, je m’y rends. Effectivement, j’y trouve mes deux amies, déjà ivres je le vois, l’envie moi aussi d’embrumer mon esprit m’envahit. Vite, un shot de tequila. Alex est dans le jardin, elles me disent. J’intercepte le regard qu’elles échangent – elles n’y peuvent rien – il est chargé de sous-entendus piquants. Mon ventre se tord, pourtant, je ne sais pas ce qui va arriver. Entrevois autour de moi des pentes qui convergent, se réunissent dans l’abysse – je sens le glissement.
Je bois le contenu de mon verre, ignore mes torsions internes, et l’éboulement qui se profile quelque part. Sasha me tire par le bras, m’enlace, chuchote dans mon oreille des mots doux dont la rondeur m’apaise. Elle m’embrasse sur la bouche, j’aurais mieux voulu tomber pour elle.
Nous quittons la cuisine toutes les trois, bras-dessus bras-dessous, l’alliance dont j’ai besoin pour ressentir ma place dans la foule, mesurer ma présence. Le rythme de la musique s’insère entre les fibres tendues de mon corps, je ne l’ignore plus, je danse. Tape mes pieds contre le parquet sale, saccade mes mouvements, griffures dans l’air. Géraldine veut fumer, nous emmène dehors, le ciel est profond comme la mort. Je pousse un hululement féroce. Je tire moi aussi une cigarette de mon paquet, l’insère entre mes lèvres rubis. Sasha l’allume. J’aspire l’air à travers et sept mille substances chimiques, c’est comme un pari que je fais à chaque fois avec la vie.
De loin, je l’ai déjà aperçu. Il est entouré de ses amis, de l’autre côté de la piscine en béton. Ils rient tous très fort. Je bois et je fume et je lance des coups d’œil à sa peau bronzée. J’aimerais la lécher. Il me regarde par moments aussi et en moi tout flambe et se calcine. Il y a une semaine, encore, son corps et le mien emmêlés, notre transpiration confondue. Je croyais qu’il m’aimait. Je suis incapable à présent de relater notre histoire, d’y démêler nos malentendus de sa duperie de mes méprises.
Je n’ai même pas besoin de voir la femme s’approcher de lui, lui sourire. Je retrace mes pas à l'envers, la porte vitrée, le salon où grouille de plus en plus de monde, la salle à manger délaissée. Cuisine vide. Je souffre et aimerais heurter quelqu’un. J’ouvre un deux trois tiroirs, enfin, l’étincellement que je cherchais. Je retire la lame large au bout pointu, la soulève, aperçois contre les briques des parois mon ombre meurtrière. Je me retourne et enfonce d’un coup sec le couteau dans les boursouflures d’un sac rempli de provisions. Éventre la bête, y déverse ma rage ma douleur. La farine explose, le lait gicle contre le mur, dégoutte sur le carrelage. Le yaourt recouvre le coton de ma robe.
Je pleure.
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Coucou dlm.
Tu fais des soirées, le mardi soir, ha, j'aime trop retrouver le mot "flots" dans ta première phrase : il pleuvait chez moi pour la dernière demi-heure, à gros bouillons.
La double-porte est béante, des gens entrent et sortent comme des mouches traversant la gueule d’un mort.
damn
Sur moi, ma robe à fleurs, des coquelicots,
ffiou!
je ne savais pas avant hier qu’ils se fanaient tout de suite lorsqu’on les coupait.
L'intrusion n'est pas en tort ici je pense mais elle destabilise un peu. Je pense en revanche que le "avant hier" n'a pas du tout l'assise nécessaire à faire cloison contre le "avant-hier" qui désarticule la phrase, qu'on lit malgré que ce n'est pas lui que tu as écrit.
Le mascara a agrandi mes yeux, le rouge dilate mes lèvres, je suis quand même douée à m’embellir.
'^'
s’agit-il même de mes souvenirs ?
Un peu pareil que le "avant-hier" plus haut, j'ai lu par collusion "s'agit-il des mêmes souvenirs ?" Plus à cause que je n'ai pas accroché de sens précis à la phrase originale que par un problème d'homonymie, ici.
Putain d'entrée en scène, les deux premières lignes envoient du gros son.
je m’y rend.
rends
déjà ivre je le vois,
ivres ?
je sens le glissement.
autant je n'ai aucun problème avec la phrase, je l'aime beaucoup même en fait, autant je trouve déplacé que ce soit l'occurrence du titre. Je n'ai rien de suffisemment là pour ne pas être dérangé, indisposé, par ses trop gros sabots. (si le texte s'appelait autrement, ce glissement serait présent sans distorsion sans lourdeur, est ce que je veux dire.
Je bois le contenu de mon verre en ignorant mes torsions internes
"Je bois le contenu de mon verre" (-je me sens con à citer des phrases si banales au final, mais leurs sonorités sont vraiment incroyables quand je les lis en contexte-) est trop bon, trop stable et clair pour que le destabiliser avec un participe-présent immédiatement ne me semble pas dommage. J'aurais pris mon temps, enlevé le "et", rappelé le sujet (et vos commentaires sous mon Gibet m'auraient taloché le crâne pour que je foute une virgule aussi avant), et posé le verbe suivant avec la même stature. Mais tu fais ce que tu souhaites, et je n'ai pas encore lu la suite de la phrase hé, donc je dis peut-être que des bêtises. edit: j'ai lu la fin de la phrase, et renchéris trois fois mieux qu'une : Je bois le contenu de mon verre, j'ignore mes torsions internes, et l’éboulement qui se profile quelque part.
j’aurais tant voulu tomber pour elle.
Si tu cherches des signes de "corruption" (le terme qu'on employait plusieurs fois pour désigner ce repliement destructeur, irrémédiable une fois effectué, du vivant le plus intime sur sa propre représentation), là c'est flagrant : la formule "tomber pour elle" (pour désigner chose aussi ineffable, capiteuse, bouleversante, vivante, que l'embrasement d'un coeur) est un poison aussi cancérigène que la pensée peut en produire.
Nous quittons la cuisine toutes les trois, bras-dessus bras-dessous, l’alliance dont j’ai besoin pour ressentir ma place dans la foule, mesurer ma présence.
J'aime l'idée du déséquilibre grammatical, de la proposition non-verbale au sein d'une proposition verbale, je l'aime avec passion. Mais là elle est un chouïa trop stable, pour se déployer.
je danse.
feu
Tape mes pieds contre le parquet sale, saccade mes mouvements, griffures dans l’air.
ffire
Le ciel est profond comme la mort, je pousse un hululement féroce.
fffire
Je tire moi aussi une cigarette de mon paquet, l’insère entre mes lèvres rubis. Sasha l’allume.
is out of control
J’aspire l’air à travers et sept mille substances chimiques
nananananananana seccoue sa tête en rythme et les yeux clos de sons, babines tirées en sourire
avec la vie et son revers.
-_-
(faut changer le banal poisseux et sa propreté crasse, décevante, de la toute fin)
démêler nos malentendus de sa duperie de mes méprises.
ok, ok, ok, j'ai compris l'exemple pratique. Il faut mettre un "et" plutôt que de l'occulter. J'AI COMPRIS. Je ferai çaaaa.
Pourquoi quand un chemin se termine, abruptement, ne subsiste que le goût amer de la défaite ?
Facile : parce que tu le vois comme un jeu. Un jeu qu'il faut gagner qui plus est, donc tu rends de la plus grande importance la nécessité d'éviter sa défaite (sauf qu'il est passééééé, donc reste l'amertume, que ton corps espère suffisante pour se préserver de se replacer à l'avenir dans la même situation) ; cela alors qu'il pourrait te rester les souvenirs. Les souvenirs que tu as vécus.
Où sont passés la douceur des caresses, les mots susurrés dans les interstices de la nuit quand nous refusions de dormir pour mieux nous ressentir ?
Emportés par la nécessité de gagner (qui leur est aussi immiscible que l'eau et le pétrole), je viens de le dire.
Je retrace mes pas à l’envers, la porte vitrée, le salon où grouille de plus en plus de monde, la salle à manger délaissée, la cuisine vide.
super phrase hein mais je mettrais un point à "délaissée". Pour le temps de parcours, par goût perso
Enfin, l’étincelèrent que je cherchais.
?
Ben fin de fou. Un peu inutile je trouve de saccader de points la recherche/trouvaille du couteau : ça laisse enfler un suspense dont on sait bien qu'il ne pourra pas éclater ; je trouve que l'horreur de sa situation, sa souffrance et l'impassibilité du monde seraient toutes mieux transmises si au contraire la narration ne faisait pas de boursoufflure (!) de sa torpeur. Bon, il faut que ça reste intense hein, et y'a un jeu qui a besoin de ce suspense, bon, bon, mais je maintiens qu'il n'a pas besoin d'enfler.
Je trouve ce texte de très bon cru, tes fêtes deviennent de semaine en semaine plus vivides, plus vivantes, plus dures, un peu blessantes aussi. J'ai boeaucoup beaucoup aimé des phrases, et je ne me rends compte que maintenant que je ne les ai pas toutes relevées. Les entame de paragraphes, de manière générale, chevillent le texte très, très, très solidement et se permettent parfois carrément d'être somptueuses.
C'était tout pour mon passage en louanges, ce soir.
edit: j'ai mis plus de temps à écrire ce commentaire que mes textes de silence et de boucan xD
Roucoulant,
Nacas
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Salut !
, je me regarde dans le miroir.
Je l'aurais plus raccordé à la suite.
Et en fait, j'ai eu plein de petits décalages comme celui-ci avec ta ponctuation tout au long du texte.
J'ai l'impression qu'à mesure des Tic-Tac, tu cherches à approfondir ton texte long en cours. Mon imagination ? Sinon, la scène fonctionne, mais j'ai du mal à juste la voir comme un Tic-Tac solitaire.
Une bonne soirée à toi !
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Coucou les amis. Je réponds, puis je vais travailler, je sais, je dis toujours ça.
@Nacas
Tu fais des soirées, le mardi soir, ha,
:D mais oui, je sors mes personnages puisque je ne peux plus me sortir moi-même
j'aime trop retrouver le mot "flots" dans ta première phrase : il pleuvait chez moi pour la dernière demi-heure, à gros bouillons.
Il pleuvait dans ton deuxième texte à gros bouillons aussi :coeur:
L'intrusion n'est pas en tort ici je pense mais elle destabilise un peu. Je pense en revanche que le "avant hier" n'a pas du tout l'assise nécessaire à faire cloison contre le "avant-hier" qui désarticule la phrase, qu'on lit malgré que ce n'est pas lui que tu as écrit.
mais oui, ça me chahutait aussi, du coup j'ai opté pour avant-hier, comme ça, pas de confusion et le rythme est maintenu.
Un peu pareil que le "avant-hier" plus haut, j'ai lu par collusion "s'agit-il des mêmes souvenirs ?" Plus à cause que je n'ai pas accroché de sens précis à la phrase originale que par un problème d'homonymie, ici.
mais oui, t'as trop l'oeil la sensibilité affutée, j'ai viré même
Putain d'entrée en scène, les deux premières lignes envoient du gros son.
:coeur:
autant je n'ai aucun problème avec la phrase, je l'aime beaucoup même en fait, autant je trouve déplacé que ce soit l'occurrence du titre. Je n'ai rien de suffisemment là pour ne pas être dérangé, indisposé, par ses trop gros sabots. (si le texte s'appelait autrement, ce glissement serait présent sans distorsion sans lourdeur, est ce que je veux dire.
trop, quand j'ai relu avec le titre, ça m'a choquée aussi. J'ai changé le titre. Alors on a quand même la répétition du bassin, mais ce titre au moins est explicatif d'une suggestion faite dans le texte, je le trouve mieux.
"Je bois le contenu de mon verre" (-je me sens con à citer des phrases si banales au final, mais leurs sonorités sont vraiment incroyables quand je les lis en contexte-) est trop bon, trop stable et clair pour que le destabiliser avec un participe-présent immédiatement ne me semble pas dommage. J'aurais pris mon temps, enlevé le "et", rappelé le sujet (et vos commentaires sous mon Gibet m'auraient taloché le crâne pour que je foute une virgule aussi avant), et posé le verbe suivant avec la même stature. Mais tu fais ce que tu souhaites, et je n'ai pas encore lu la suite de la phrase hé, donc je dis peut-être que des bêtises. edit: j'ai lu la fin de la phrase, et renchéris trois fois mieux qu'une : Je bois le contenu de mon verre, j'ignore mes torsions internes, et l’éboulement qui se profile quelque part.
j'ai piqué ta phrase :-[ et je suis trop contente que tu trouves mes phrases banales mais avec des sonorités incroyables. Je crois que c'est vraiment, en partie, ce que je recherche. Le banal incroyable.
Si tu cherches des signes de "corruption" (le terme qu'on employait plusieurs fois pour désigner ce repliement destructeur, irrémédiable une fois effectué, du vivant le plus intime sur sa propre représentation), là c'est flagrant : la formule "tomber pour elle" (pour désigner chose aussi ineffable, capiteuse, bouleversante, vivante, que l'embrasement d'un coeur) est un poison aussi cancérigène que la pensée peut en produire.
Alors j'ai changé. Enfin, précisons. J'ai laisser le verbe tomber, que j'hésitais à remplacer avec écrouler mais trop dramatique dans la bouche de la narratrice je crois. Mais du coup j'ai mis: "J'aurais mieux voulu tomber pour elle". Ce qui laisse présager que ce tomber ne se réfère pas tant au sentiment de "tomber" amoureuse", mais à l'écroulement quand l'amour se dissipe.
(faut changer le banal poisseux et sa propreté crasse, décevante, de la toute fin)
j'ai viré la fin :D
ok, ok, ok, j'ai compris l'exemple pratique. Il faut mettre un "et" plutôt que de l'occulter. J'AI COMPRIS. Je ferai çaaaa.
:D :coeur:
Facile : parce que tu le vois comme un jeu. Un jeu qu'il faut gagner qui plus est, donc tu rends de la plus grande importance la nécessité d'éviter sa défaite (sauf qu'il est passééééé, donc reste l'amertume, que ton corps espère suffisante pour se préserver de se replacer à l'avenir dans la même situation) ; cela alors qu'il pourrait te rester les souvenirs. Les souvenirs que tu as vécus.
je saaaaaaais. Mais je peux la laisse naïve, non ? Je sais que je pourrais avancer mes solutions, plutôt que des questions banales que je lui impose. Pour un texte plus important, je prendrais le temps de le faire. D'ailleurs, tu me motives à le faire pour Superposition. EDIT: en fait, j'ai tout viré :D c'est bien mieux.
super phrase hein mais je mettrais un point à "délaissée". Pour le temps de parcours, par goût perso
mais ouiii, c'était ça la solution, purée, elle était si belle.
?
Étincèlement :D
Ben fin de fou. Un peu inutile je trouve de saccader de points la recherche/trouvaille du couteau : ça laisse enfler un suspense dont on sait bien qu'il ne pourra pas éclater ; je trouve que l'horreur de sa situation, sa souffrance et l'impassibilité du monde seraient toutes mieux transmises si au contraire la narration ne faisait pas de boursoufflure (!) de sa torpeur. Bon, il faut que ça reste intense hein, et y'a un jeu qui a besoin de ce suspense, bon, bon, mais je maintiens qu'il n'a pas besoin d'enfler.
Once again, you're so right. J'ai enelvé quelques points, j'en ai inséré un nouveau à la toute fin, avant le yaourt.
Je trouve ce texte de très bon cru, tes fêtes deviennent de semaine en semaine plus vivides, plus vivantes, plus dures, un peu blessantes aussi. J'ai boeaucoup beaucoup aimé des phrases, et je ne me rends compte que maintenant que je ne les ai pas toutes relevées. Les entame de paragraphes, de manière générale, chevillent le texte très, très, très solidement et se permettent parfois carrément d'être somptueuses.
waaaah merci Nacas, tu me donnes du feu l'envie de le crâcher roaaaaaaaa mais avec élégance quand même
edit: j'ai mis plus de temps à écrire ce commentaire que mes textes de silence et de boucan xD
:D :D :D
Roucoulant,
Nacas
:oxo:
@Luna
Je l'aurais plus raccordé à la suite.
mon idée, mon envie, c'est de donner une impression de simultanéité. Les vestes et les sacs encombrent l'endroit ET elle se regarde dans le miroir. En même temps.
Et en fait, j'ai eu plein de petits décalages comme celui-ci avec ta ponctuation tout au long du texte.
:D ce n'est pas pour me déplaire.
J'ai l'impression qu'à mesure des Tic-Tac, tu cherches à approfondir ton texte long en cours. Mon imagination ? Sinon, la scène fonctionne, mais j'ai du mal à juste la voir comme un Tic-Tac solitaire.
haha, là par contre, tu te trompes. Enfin, en partie. Ce bout d'histoire n'a rien à voir dans mon texte long, si ce n'est, peut-être, des idées de construction de phrases, de rythme, d'émotions, de contrastes.
Merci Luna :oxo:
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Hey ! Salut dlm :)
ça fait un petit bail !
Allez hop, tic-taquons !
des gens entrent et sortent comme des mouches traversant la gueule d’un mort.
Bim ! ça claque une ambiance d'entrée de jeu...
Sur moi, ma robe à fleurs, des coquelicots.
brutal, comme perception de sa robe, j'aime bien
je suis douée à m’embellir.
être doué pour, je dirais
la salle à manger qui effleure le salon
chelou "effleurer", ça me parle pas trop
(mais le rythme de ce paragraphe est trop chouette)
Je bois le contenu de mon verre, ignore mes torsions internes, et l’éboulement qui se profile quelque part.
ça aussi c'est cool, l'aspect intérieur/extérieur que ça procure est vraiment chouette
Plein de trucs en peu de mots :)
Je brouille les pistes à ma conscience.
pas super clair pour moi
Tape mes pieds contre le parquet sale, saccade mes mouvements, griffures dans l’air.
:coeur:
(encore du ternaire, mais j'aime bien le ternaire)
Je pousse un hululement féroce.
méoui ! (efficace le mojito ! elle en a bu qu'un ?)
c’est comme un pari que je fais à chaque fois avec la vie.
c'est moche et c'est vrai
Je bois et je fume et je lance des coups d’oeil à sa peau bronzée.
encore du ternaire et encore un truc qui claque (et là encore, intérieur / extérieur)
Je suis incapable à présent de retracer notre histoire à l’envers, d’y démêler nos malentendus de sa duperie de mes méprises.
le "à l'envers" me semble de trop, mais sinon j'adore
(en plus, ça résonne bizarre avec le "à l'envers" de la phrase qui suit, un "à l'envers" qui est plus visible et moins narratif)
Je retire la lame large au bout pointu, la soulève, aperçois contre les briques des parois mon ombre meurtrière.
"contre les briques des parois" me semble un peu lourd (besoin de parler de "parois" ? les parois de quoi ?)
La fin déchire, j'aime bien.
merci pour la lecture
A+
Rémi
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Coucou Rémi,
Désolée pour le délais dans ma réponse,
être doué pour, je dirais
bien vu !
chelou "effleurer", ça me parle pas trop
(mais le rythme de ce paragraphe est trop chouette)
merci, hihi, je vais voir si je trouve un meilleur candidat qu'effleurer
ça aussi c'est cool, l'aspect intérieur/extérieur que ça procure est vraiment chouette
Plein de trucs en peu de mots :)
:coeur:
pas super clair pour moi
j'ai enlevé cette phrase, elle était de trop de toute façon
(encore du ternaire, mais j'aime bien le ternaire)
j'avoue qu'il y a beaucoup de ternaire, mais j'aime bien aussi :coeur:
méoui ! (efficace le mojito ! elle en a bu qu'un ?)
:D
c'est moche et c'est vrai
:D
encore du ternaire et encore un truc qui claque (et là encore, intérieur / extérieur)
:coeur:
le "à l'envers" me semble de trop, mais sinon j'adore
(en plus, ça résonne bizarre avec le "à l'envers" de la phrase qui suit, un "à l'envers" qui est plus visible et moins narratif)
t'as tout à fait raison !
"contre les briques des parois" me semble un peu lourd (besoin de parler de "parois" ? les parois de quoi ?)
encore raison, je vais changer
La fin déchire, j'aime bien.
merci pour la lecture
merci à toi Rémi :oxo: :coeur: