Salut !
Les défis Tic-Tac, c'est quoi ? Un sujet aléatoire est donné et on a une heure pour écrire un texte. Hésitez pas à fouiller le sujet éponyme épinglé en haut de section pour plus de détails, ou même poser vos questions ;)
Pour ce Tic-Tac, ça donne quoi ? le sujet est une couverture aléatoire, donnée par moi :) merci moi :P
(https://omer.mobi/soute/untitre/couverture_mus.php?s=image_tresca_salvatore_pluviose_g.14030_404845-CUT&t1=Le+tr%E9sor%0D%0A&t2=des+lucioles%0D%0A&a=Le+MONDE+DE+L%27%C3%89CRITURE)
Puis-je vous perdre un peu dans ces landes qui se rappellent à nouveau à moi ?
(merde... 21:32, trouver un titre...)
En vous souhaitant une bonne soirée et une bonne lecture !
Je fais le lien ici : My love (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=41628.0) - Ballet d'esprits (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=41751.0) - Nuit agitée (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=42178.0) - La graine (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=43295.0) - Aether (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=43690.0) - Mon ami au regard rêveur (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=40470.0) - La fin d'un empire (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=45341.0) - Expérimentations nécromantiques (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=45465.0) - Lune mélancolique (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=39244.msg687884#msg687884) (de la Réponse #270 à la Réponse #292) - Ar lath ma, venhan (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=45390.0) - Défi Micro-Texte (https://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=44240.msg702669#msg702669) (Réponses #217, #219, #228, #258, #261, #263, #266).
Ce sont tous les textes qui touchent du mot ce IL en particulier, ou bien l'univers dans lequel il s'inscrit.
Aux lueurs des cadavres
La nuit pour seule compagne, j’arpentai un champ de bataille, le pas nu et silencieux. J’enjambai rouilles d’armures et squelettes sans même un regard. Ils n’attendaient rien d’une voyageuse, leurs complaintes oubliées depuis longtemps. Je me glissai dessous les ruines d’une tour de guet, antérieure même au combat déjà si vieux. La terre respirait leur histoire ; leurs histoires, et tant d’autres encore. Je comprenais déjà cela.
Soudain, j’entendis ton rire doux : « Tu le comprends sans le saisir. Tu ne les vois pas. Ouvre tes yeux. »
Je ne le pouvais pas. Je tendis la main pour ressentir le voile ténu entre eux et moi, entre le passé et le présent, la mort et la vie. Rien ne vint frissonner au bout de mes doigts et je repris la marche.
Comprendre sans saisir. Saisir du bout des doigts, toucher ce voile, comprendre ce qu’il m’offre, ce qu’il veut me montrer.
Ouvrir les yeux.
Je ne le peux plus ! Je n’y arrive plus !
« Oublie la peur, oublie le démon tapi par-delà le voile. Rejoins-moi. »
JAMAIS !
Je m’effondrai, ici, entre eux. Que faisais-je ici, si loin des miens ? Te chercher, retrouver l’illusion de notre histoire. Était-ce vraiment là mon avenir, le prix à payer pour t’avoir aimé si fort, pour t’aimer encore ?
Je hurlai, hurlai ma peur, hurlai mon amour, hurlai tout, hurlai jusqu’à ne plus entendre ma voix dans ce silence qui se rapprochait, me grignotait l’esprit et les chairs.
Qu’étais-je devenue, sinon un cadavre de plus, un esprit errant, à la recherche de la seule lueur capable de le ramener sur des chemins plus sereins. Tu étais parti depuis si longtemps. Que pouvais-je faire d’autre, sinon te chercher ?
Te relever ?
Je repris soudain mon souffle, levai le regard vers cette proposition presque aussi folle que moi. Il n’existait pas vraiment, un soldat, né d’une infinité de lueurs, autant d’esprits à qui l’on avait refusé ce simple droit.
Me relever.
Te relever et avancer.
Avancer… vers où ?
Le soldat sourit, tendit sa main vers l’horizon. Au loin, il n’y avait rien, rien de plus qu’un paysage. Aux ruines s’entremêlaient les racines des premiers arbres d’une forêt voisine.
Je me concentrai sur les nœuds. Imbriqués aux armures, aux squelettes, ils offraient une protection aux nombreux rongeurs qui s’y épanouissaient. Et la mort conduisait à la vie.
L’aube perça cette révélation. Ses rayons timides glissèrent, le long d’une forêt, d’une rivière, d’un champ de bataille, jusqu’à m’atteindre.
Je me tournai vers le soldat et ne trouvai rien.