Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Murex le 21 Septembre 2025 à 10:12:33
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Je fus entouré durant ma prime jeunesse de nombreux amis. Des amis qui firent preuve à mon égard d’une très grande indulgence, des amis qui m’approuvaient du tout au tout, qui jamais ne se permirent la moindre critique, la moindre remarque déplaisante… Et pourtant n’eût-il pas été de leur devoir de me pousser, justement, à faire les miens de devoirs au lieu de perdre mon temps à rêvasser ? Non, non, ils approuvaient totalement mon laisser-aller, ma fainéantise.
De sacrés bons amis, vraiment… Comme ils savaient aussi me plaindre affectueusement, comme ils savaient soulager mes petits malheurs d’enfant, comme ils étaient d’accord quand je leur disais que rien n’était de ma faute, que je menais une vie sage et exemplaire !
Oh ! vous l’aurez bien compris, ses amis-là n’existaient que dans mon imagination et depuis lors ils patientent sans doute dans je ne sais quelle circonvolution de mon cerveau, espérant encore mon retour :
— Hé ! mes petits amis, que pensez-vous de ma vie ? Ai-je bien fait honneur à ce nom d’homme si difficile à porter, puis-je partir la tête haute ?
— Mais oui, mais oui, tu as tout bien fait, me répondraient ces incorrigibles flagorneurs. Tu peux partir en paix, mais vois-tu, rien ne presse, oh ! non rien ne presse.
Alors, en fin de compte, je crois que je vais rester encore un peu, juste pour leur faire plaisir.
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Merci pour ton texte
Tu nous parles des amis imaginaires que ce font certaine enfants lorsqu'ils se sentent seuls.
J'ai lu ton précèdent (une pilule révolutionnaire), et les deux à la suite me pressente ton récit différemment.
Tu parles du temps qui passe, de la mort qui s'approche et du bilan que l'on fait sur notre vie.
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Merci Cendres, une fois de plus. Oui, le temps qui passe... ce n'est pas une obsession, mais comment à mon âge ne pas y songer, comment de temps en temps ne pas avoir un regard vers son passée. Ceci dit, je ne vois pas beaucoup de rapport entre ce texte et "Une pilule révolutionnaire".
Bien à toi
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Merci Cendres, une fois de plus. Oui, le temps qui passe... ce n'est pas une obsession, mais comment à mon âge ne pas y songer, comment de temps en temps ne pas avoir un regard vers son passée. Ceci dit, je ne vois pas beaucoup de rapport entre ce texte et "Une pilule révolutionnaire".
Bien à toi
En les lisant a la suite, une ambiance et une atmosphère identique se dégagent. Les deux parlent du temps qui passe.
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Bonjour Murex,
Merci pour ce beau et simple texte. La preuve que parfois, nul besoin de grands mots pour relater des souvenirs aussi universels.
Bien à toi
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Un deuxième merci pour ce retour. "beau et simple" sont des mots qui me touchent. Comme tu le vois j'aime parfois parler de moi, de mes ressentis, de ma petite vie intime. En fait, je regrette que sur ce site si peu de personnes fassent de même, parlent si rarement de leurs joies, de leurs peines, en fait de tout ce qui fait le sel de la vie.
Bien à toi