Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: HELLIAN le 07 Septembre 2025 à 15:39:43
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J’ai la diérèse qui foire
Les échanges techniques entre Prune et Peuache, dans la rubrique poésie, m’ont inspiré ce petit texte sans prétention. J’ose espérer que ni l’un ni l’autre ne s’en offusquera, misant d’emblée sur leur sens de l’humour…
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La scène se passe au GARAGE ALEXANDRE & Cie
dans l’atelier des diérèses .
Personnages :
• VICTOR – Poète-mécano distrait
• ALFRED – contremaître un peu grande gueule
•
avec la contribution involontaire de
• MADAME PRUNE – Chef d’atelier (mentionnée)
• MONSIEUR PEUACHE – client mécontent (mentionnée)
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ALFRED – Dis donc, Victor, tu les montes comment, toi, tes diérèses ?... Victor, j’te cause !
VICTOR – Quoi… c’est quoi-t-est-ce, à quel sujet ?
ALFRED – Putain, fais chier, Victor, quand j’te cause t’es toujours en Contemplations ! La diérèse ! Ça te dit quéqu’chose ?
VICTOR – La quoi ?
ALFRED – La diérèse, bordel !
VICTOR – Attends, là , j’entends pas. J’suis sur Les Travailleurs de la mer. Avec le bruit des vagues… Minute, j’coupe la mer et j’ferme le capot… Ouf ! Ça fait du bien quand ça s’arrête. Tu disais ?
ALFRED – La di-é-rèse ! Tu sais, le truc en deux, là… Tu les emboîtes ou tu les soudes, toi, tes diè-rèses ? Parce que y a Madame Prune, la chef d’atelier, elle m’a engueulé. Elle a dit que M’sieur Peuache, yt s’était plaint : la diérèse que j’y ai montée, dans sa poésie d’occase, l’aut’ jour, elle serait foireuse, qu’y paraît.
VICTOR – M’étonne pas ! C’est une chinoise que t’y as foutue. La marque
Enfou-i, c’est d’la saloperie. Tu crois qu’tu bricoles une diérèse et tu t’retrouves avec une synérèse, vite fait. D’la merde, que j’te dis.
ALFRED – R’marque, t’as raison, Victor. Ça m’a déjà fait l’coup avec une « Somptueuse »,
mais dans l’autre sens. J’croyais que j’vissais une synérèse et, barda ! Une diérèse ! Tu vois la connerie, quoi !
VICTOR – J’vois l’truc, ouais. C’est parce que t’as dû les mett’ dans le même moteur. Faut jamais mett’ une diérèse et une synérèse sous l’même capot, ça crame tout de suite. Ta poésie d’occase là, c’est une automatique ou un « cabriolet-Sonnet 14 cylindres » ?
ALFRED – Ben heu… là j’sais pas, Victor. C’était un modèle de chez Hérédia, j’crois !
VICTOR – Ouah, le con ! Tu t’es fait r’filer une Hérédia, et tu t’étonnes que ça déconne au niveau diérèse. Putain, t’es un vrai Quasimodo, toi ! C’était quoi comme modèle, ta Héré ?
ALFRED – Une « Trophée », y m’semble… style « La Conquérante », mais en plus court.
VICTOR – T’as qu’à l’appeler « L’Atrophiée », ta poésie d’occase avec sa diérèse cramée. Comme ça M’dame Prune, elle s’ra contente. Tu lui diras que c’est parce qu’il lui manque un pied, et pis c’est marre.
ALFRED – Ouais, t’as raison, Victor.
VICTOR – Crois-moi, Héré, c’t’un bricoleux d’première. Non, tu m’aurais dit un coupé d’chez Ronsard, j’t’aurais répondu o.k., ça rime. Point d’vue diérèse, t’es cool !
ALFRED – Total respect ! T’es quand même balaise, Victor ! R’marque, t’as d’la chance, toi : c’est Madame Prune qui t’a formé.
VICTOR – Ça c’est vrai, mon pote. J’lui dois tout, à la mère Prune.
ALFRED – Mais toi, en diérèses, tu mets quoi, comme marque ?
VICTOR – Oceano Nox ! Avec ça, tu traces.
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Merci pour ton texte, qui est un dialogue, dans le genre d'une pièce de théâtre.
Comme je n'ai pas lu les textes que tu fais référence, je découvre ton texte sans connaître l'origine.
Honnêtement, je n'ai pas tout compris à ton texte. Tu utilises de nombreux termes dont le sens m'échappe.
Je pense que c'est un texte humoristique, mais ne connaissant pas les références, je suis malheureusement hermétique à tes jeux de mots et tes traits d'humours.
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Belle imagination! Vous m'avez fait rire.
La Heredia est toujours très recherchée, à ce qu'il paraît, mais, pour ma part, je ferais plutôt les brocantes en quête de métaphore mallarméennes, vous n'auriez pas une bonne adresse ?
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Ah ! Comme un peu d'humour fait du bien sur ce site. Bravo, très drôle et bien troussé.
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Bonjour HELLIAN, grâce à toi, j'ai appris deux mots dont je n'avais jamais entendu parler.
Belle journée.
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Bonjour HELLIAN, grâce à toi, j'ai appris deux mots dont je n'avais jamais entendu parler.
Belle journée.
Bonjour
Pareil que la copine du dessus
Du coup en première lecture, j’ai rien compris
Puis je me suis dit HELLIAN nous fait un coup fourré😳
J’ai donc été sur Google
Et à la deuxième lecture, j’ai pigé
C’est pas mal tourné même si la lecture n’est pas simple pour un p’tit cerveau comme le mien
Ça fait du bien et nous oblige à faire travailler nos neurones
Amicalement
Michel
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Je suis bien content que ce texte vous ait fait sourire. Je reconnais qu'il s'agit là d'un humour un peu particulier, car faire rigoler sur le thème de la diérèse, c'était pas gagné ; mais, vous avouerai-je que moi-même, c'est évocation m'a fait marrer. Imaginez Alfred de Musset et Victor Hugo, en bleu de travail et clé en main, en train de s'engueuler pour un problème de diérèse…
Par ce que oui, Cendres, la clé, c'est ça, quelques petites références littéraires de ci de là, pour mettre des épices dans la soupe et « embarquez, c'est pesé ». Ah ben, évidemment, faut savoir ce que sont une diérèse et une synérèse . D'un autre côté, c'est l'occasion ou jamais. C'est mon aspect pédagogue. D'ailleurs, félicitations à Michou et Delnatja.
Comme quoi, qu'est-ce qu'on se gondole en poésie…
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Je suis bien content que ce texte vous ait fait sourire. Je reconnais qu'il s'agit là d'un humour un peu particulier, car faire rigoler sur le thème de la diérèse, c'était pas gagné ; mais, vous avouerai-je que moi-même, c'est évocation m'a fait marrer. Imaginez Alfred de Musset et Victor Hugo, en bleu de travail et clé en main, en train de s'engueuler pour un problème de diérèse…
Par ce que oui, Cendres, la clé, c'est ça, quelques petites références littéraires de ci de là, pour mettre des épices dans la soupe et « embarquez, c'est pesé ». Ah ben, évidemment, faut savoir ce que sont une diérèse et une synérèse . D'un autre côté, c'est l'occasion ou jamais. C'est mon aspect pédagogue. D'ailleurs, félicitations à Michou et Delnatja.
Comme quoi, qu'est-ce qu'on se gondole en poésie…
Honte sur moi, je n'avais pas compris que c'etait Victor Hugo et Alfred de Musset
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Comme quoi, qu'est-ce qu'on se gondole en poésie…
Surtout, si c'est à Venise.
Ok, je sors...
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Où en taule!
J’sors aussi
Amicalement
Michel
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Bonjour Hellian,
J’avais raté ce texte à sa sortie … diérèse ? inconnu au bataillon, j’avais zappé.
Après quand on a les clés, on comprend tout, et puis Victor et Alfred, c’est des vieux copains.
Super moment de lecture du matin.
A+
Mic