Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Vincent le 22 Août 2025 à 11:38:30
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A son pied
l'oiseau est sur ma tête,
dans le tiroir des sages,
au fond des bavardages.
les enfants, dans le noir,
déchirent les allumettes,
dans les mers disparues,
au fond du coquillage
gorgé de souvenirs
je m'assieds à son pied,
je viens d'avoir sept ans.
les horizons bloqués
envahissent le temps
par le poids des désirs,
abandonné d'espoir
le feu est apparu,
sur les trottoirs d'hiver,
dans le ventre des mères
par les songes d'été.
je m'assieds à leurs pieds
je viens d'avoir sept ans.
en traversant la joie,
le soleil est entré
dans le théâtre bleu
qui jouait l’apothéose
sur les bancs de l'amour.
les rangées de colombes
renversaient les étoiles
qui clignotent la vie
je m'assieds à leurs pieds
je viens d'avoir sept ans.
dans le square des badauds,
les amants s'endormaient
dans les songes d'été.
le vaisseau de la mort
entre dans le désert,
mon oiseau m'interpelle,
la mort est dans la vie,
mon arbre est devant moi,
je m'assieds à son pied,
J’ai quatre vingt sept ans
le 8-8-2025
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Entre 7 & 87 ans c'est toujours le même face-à-face qui volte-face ! car la vie s'étire en tirets qui... se tirent pour mieux se "généalogiser" !
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Merci beaucoup Robert, ms amitiés
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Merci beaucoup Robert, ms amitiés
En te lisant, un vers de la chanson "Auprès de mon arbre" (Brassens) m'est revenu en tête : "Mon copain de chêne, mon alter égo"