Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: PatKadéka le 17 Août 2025 à 22:13:49
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Cri de la poésie
Sans relâche, au fond
De mon âme ardente,
Je rêve de l’écho
D’un bon ego
Exprimant mon humanité,
Avec des proverbes affûtés
Chauds, lumineux.
Sous les néons du capital,
Je préserve ma vitalité
Aux merveilleuses esquisses du soleil
Et la plume aventureuse surgit, guérit
Telle une mélodie
Enivrante, exaltée,
Excitante, désirée
Célébrant chaque battement
De ma vie… Ma vie
Un élan originel au fameux
Cri de la poésie
Cri de la poésie
Fixant les vies
La lutte contre l'homme cruel,
Puis, où tout est chagrin,
Un matin le soleil s’en revient.
Les youpi reviennent avec lui,
Et la répartie joue à son tour
En chutant d’une éclaircie,
Mais pour certains, le soleil s’est éteint
Et l’on cherche en vain…
Que faire… quoi faire ?
Et l'élan originel fameux
Est un cri de la poésie
Cri de la poésie
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Hello poète !
Bravo pour ce texte dont la poésie s'exprime par un long cri qui vient de l'intérieur.
Assurément, il se pourrait même de l'employer tel un remède. Lequel, probablement, serait propre à exprimer le mot résiste !
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Salut l'ami poète,
Oui, comme le disait Lavilliers, ''la musique est un cri qui vient de l'intérieur''
Bah pour moi, c'est la poésie que je chéris et qui est un cri.
Si cela doit être un remède, tu m'en vois vraiment ravi et touché.
Si ce poème peut être un remède, The Cure c'est cela et F. Gall c'est ''résiste''
Merci à toi l'ami, pour ton commentaire qu'exprime de beaux sentiments.
À bientôt et à te lire prochainement.
Pat
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Mouais… si ce site doit devenir un lieu de congratulations complaisantes, je préfère vous laisser entre vous et retourner à ma solitude, non sans vous avoir exprimé ma sincère désapprobation. Je sens que vous allez me maudire et me vouer aux gémonies, mais tant pis : ce texte est, pour moi, l’exemple parfait de ce que ne doit pas être un poème
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Mouais, mouais,
la poésie est vaste et moderne, moi, je suis entièrement autodidacte et je travaille beaucoup au feeling.
Si vous avez des remarques, je suis prêt à les entendre, ça ne me gêne pas.
Faites comme vous voulez, ça vous regarde.
Je sais que je ne suis pas parfait,
mais je travaille énormément pour peu de résultats convaincants.
Merci d'être passé par là et à vous lire.
PatKadéka
Pat / Patrice
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Oui, j'ai bien compris que la poésie était pour vous un lieu d'épanouissement et cela me touche. Je vous pris donc de pardonner ma réaction un peu vive et, après tout, mon propos n'engage que moi, mais dans la mesure où votre démarche me semble authentique et sincère, j'ai tenu à m'exprimer d'eux-mêmes et si vous le souhaitez, si vous me le permettez, je puis vous exposer les motifs de ma critique, avec bien sûr toute la subjectivité qui peut accompagner un tel propos. Je me plais à penser qu'un tel développement répondrait à l'esprit même de ce site dont l'une des finalités est aussi et surtout l'entraide littéraire…
Je reste donc amicalement à votre écoute et à votre disposition.
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:potichat: La poésie contemporaine à peut-être ceci de particulier qu'au delà du voyage introspectif et critique qu'elle explore avec plus ou moins de dualité entre l'intérieur du Soi [et pas seulement en tant qu'âme, mais en tenant compte aussi des désirs de créativité] et l'extérieur dans sa généralité [dixit la société, sa souffrance, l'impact du capitalisme, etc]. À tel point qu'elle s'utilise un peu comme un outil de survie et de célébration, mais aussi de manière plus ou moins pamphlétaire "comme un cri" lancé à la face de l'injustice et la détresse qu'elle provoque. Alors oui, je suis de celles et ceux qui peuvent agacer en usant de bienveillance, mais n'est-il pas que le respect des autres est de ces notions qui, quel que soit le niveau de maîtrise dont on dispose, doit conduire à les encourager dans leur progression, comme il se doivent en retour de faire la même chose et non l'inverse ?
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Alors là, Robert, trop fort ! J'ai rien compris.
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Oui, je suis un peu d'accord, ton analyse manque de simplicité, mon cher Robert.
La poésie contemporaine et très actuelle pose la question sur sa compréhension.
C'est une liberté qui est offerte à tous et les critiques peuvent être utile,
mais en abuser peu casser la structure et le fond, la forme d'une poésie.
Je suis prêt à accepter les détracteurs, mais j'ai des arguments qui sont fondés.
Alors Hellian à vous de jouer pour une clarification sur ce poème qui semble restrictif.
Merci, Robert, d'avoir essayé d'expliquer l'aspect contemporain de ma poésie.
J'attends vos arguments plus lucides de l'un et l'autre.
Merci à vous deux.
Pat
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Pour précision de mon post, le Soi est à prendre ici en tant que nom masculin invariable destiné à évoquer la personnalité de chacun.
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J'ai bien compris pour le Soi Robert, ça roule cette histoire de l'identité inscrite en chacun de nous.
Sinon, je te cite, je suis tout à fait d'accord avec toi mais n'est-il pas que le respect des autres est de ces notions qui, quel que soit le niveau de maîtrise dont on dispose, doit conduire à les encourager dans leur progression, comme il se doivent en retour de faire la même chose et non l'inverse ?
, le respect, l'empathie et la bienveillance sont source d'ouverture vers les autres et introspectivement en nous-mêmes...
Merci à toi fin poète pour tes éclaircissements. J'ai relu ton post et dans le fond, il n'est pas si compliqué que j'ai voulu le dire... Désolé !
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OK l'ami, je suis de ceux qui pensent que lorsque qu'un post ou une œuvre sont mal compris, il est important de se renseigner auprès de son auteur avec tact et curiosité. Faute de quoi ça n'apporte rien qui soit utile.
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Bonsoir Robert le poète,
Oui, je partage complètement ton point de vue, c'est d'une clarté évidente.
Tact et curiosité sont le maître mot d'un échange respectueux envers les auteurs concernés.
Bonne soirée à toi, l'ami.
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Cri de la poésie
Comme Hellian, votre sincérité proclamée et votre amour de la chose poétique me touchent.
1) des vers libres, sans rimes*, sans rythme.
Il y en a quelques unes, très(trop)audibles sur des vers si courts (ex. : « Je rêve de l’écho
D’un bon ego »)
2) des vers très brefs dont on cherche la raison d’être, le découpage, souvent en opposition avec la lecture (notion de groupe et d’accent de groupe).
1 et 2 : je cherche la raison d’être de votre découpage qui n’en appelle ni au souffle ni aux sons ni au sens.
3)Trop d’adjectifs, « attendus », qui ne surprennent ni ne captivent ni ne bercent. (Ex. : âme ardente ;affûtés
Chauds, lumineux ; Enivrante, exaltée, Excitante, désirée ; etc.).
4) Peu d’images, de figures de style (la poésie n’est-elle pas l’art qui use de toutes les possibilités de la langue?).
5) Quelques passages difficiles à l’oreille (Puis, où tout est chagrin, Un matin le soleil s’en revient.) voire qui heurtent la grammaticalité (fans l’exemple ci-dessus le « en » reprend le « où »).
Je relis. Je vois bien votre appel au « cri de la poésie », mais je ne saisis ni ce que vous entendez par là ni ce que votre texte évoquerait.
Vous demandiez des commentaires. Je me suis permis de m’y risquer, sans animosité, je vous l’assure.
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Bonjour,
Alors, pour le point 4 évoqué par pehache : images et figures de style :
Je relève une image :
Sous les néons du capital,
ces néons m'évoquent la publicité, les enseignes tapageuses, les mots (des enseignes) qui agressent et masquent d'autres mots plus riches que la poésie recherche. Je trouve ça bien chouette :)
Si ton cri est celui de l'homme qui se débat dans un monde capitaliste où "l'homme est cruel" comme tu le soulignes, je pense - ce n'est que mon avis - que tu pourrais creuser ce thème par des images plus puissantes et en plus grand nombre dans ton poème.
Sous les néons du capital,
Je préserve ma vitalité
Le vers qui suit, lui, manque d'image, il est un peu trop "concret".
Tu pourrais rendre cette "vitalité" plus organique, plus intime en trouvant d'autres mots.
Une figure de style :
Enivrante, exaltée,
Excitante, désirée
L'énumération, mais énumération de mots "déjà vus", peu imagés qui cassent un peu l'effet
Un élan originel au fameux
Cri de la poésie
Cri de la poésie
Fixant les vies
La lutte contre l'homme cruel,
là, effet de répétition
De ma vie… Ma vie
là aussi
et encore :
Que faire… quoi faire ?
Varier les figures de style serait donc intéressant.
Voilà pour mon humble avis, si ça peut te donner de la matière la construction d'une autre façon d'exprimer ce cri.
Je répète : si ce cri est celui du poète qui se débat dans un monde capitaliste d'hommes cruels, fais péter les images qui claquent sur cette cruauté et sur ta sensibilité !
A+
Rémi
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Précisions.
Je songeais plutôt (qu'à des répétitions ou des accumulations -mot mal choisi: "énumération) à des métaphores, des comparaisons, des synecdoques, des métonymies et, par ailleurs aux assonances et allitérations.
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Pour Pehache et Rémi
Ouh lala, ça fait beaucoup tout ça.
Je ne vais pas modifier mon poème sur tous ces points...
En vous écoutant ce poème est bon à jeter à la poubelle.
Je ne suis pas un érudit de la poésie,
je n'ai pas du tout votre vocabulaire,
que je ne comprends pas des masses,
d'ailleurs...
J'écris au feeling, ça passe ou ça casse,
depuis de très longues années
et je ne veux pas perdre mon identité
ni ma patte de Pat...
Mais je vais voir ce que je peux faire.
Bien à vous.
Pat
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Je ne vous incite surtout pas à vous trahir. En aucun cas. Mais je ne crois pas que le "feeling" suffise. Comme tout artisanat, la poésie est exigeante. Cent fois sur le métier, etc.
Bonne continuation.
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Si ma mémoire est bonne, il me souvient d'un texte, un poème, qui parlait de « s'aiguiser ».
Imagine donc que ton stylo, ton clavier, est une sorte de ciseau à bois et le poème un billot de chêne d'ébène ou de ce que tu veux… alors, tu es comme le sculpteur. Le boulot consiste à enlever, retirer de la matière pour ne laisser que l'indispensable.
Souvent, l'apprenti poète (et nous sommes tous des apprentis autodidactes) fait le contraire : il met trop de mots, trop de rubans, trop de matières, comme moi en ce moment…
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Oui Pehache, ça fait des années et des années que je suis un artisan de la poésie, il n'y a pas, bien sur, que le feeling.
Je travaille énormément et je n'ai pas souvent les résultats escomptés. Je buche, je buche, j'aiguise ma plume, mais toute la partie théorique me gonfle comme a pu le faire l'école. Je n'ai pas été loin donc je compense par le travail et le feeling. Puis je m'intéresse aux autres et à leur travail, mais la partie académique, très peu pour moi...
Je suis un poète qui sort de l'ombre et qui cherche la lumière dans l'écriture.
Je crois qu'il faut du respect et un minimum d'empathie pour l'autre qui ne fait pas comme tout le monde et qui se donne à fond.
Mon poème est très loin d'être parfait, je le sais que trop, mais si je vous écoute, toi et Héllian, j'ai plus qu'a rengainé ma plume...
Mais je ne l'ai pas encore fait, alors je vais le modifier un peu !!!
Bien à toi.
Pat
Oui Héllian, exact, j'ai écrit ''M'aiguiser'' et je conclus par :
''Je grave mes armes sur le papier,
Et dans l’ombre des mots blessés
Vaut mieux que j’aille m’aiguiser.''
La poésie est un travail titanesque et je m'y attelle depuis de longues années,
et je suis confronté à un dépassement de moi qu'est haut en couleur...
Je tiens compte de vos critiques, à toi et Pehache, mais ce poème ne sera que peu ou pas assez modifier à votre goût...
Bien à toi.
Pat
Messages rassemblés par la modération. Merci d'éviter le double post. Utiliser le bouton "modifier".
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Voici quelques conseils :
1 – quand tu écris, qu'il s'agisse de verre libre ou classique, ne multiplie pas les messages. Ne te disperse pas en images nombreuses. Tante de conserver un fil conducteur
2 – méfie-toi des adjectifs qui sont souvent décoratifs et qui font « poétique »
3 – quand tu crois avoir fini ton poème, relis le et demande toi ce que tu peux enlever.
4 – une formulation simple est souvent préférable à une formulation élaborée
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Merci HELLIAN, pour ces quelques conseils...
Bien à toi.
Pat