C’était une taverne paumée dans un coin reculé, au cœur d’un village battu par la pluie, à l’orée d’un bois dont personne ne prononçait le nom. Non par crainte, mais par oubli.:D j'adore
l’homme sinistre s’immobilisa.je ne sais pas pourquoi je n'adhère pas à cette apparition, je n'ai pas de sentiment d'horreur ou d'inquiétude
Et, pour une obscure raison, elle n’avait pas peur.du coup nous non plus. Si c'était voulu c'est réussi, chapeau.
L’eau opaque, marbrée de reflets ternes, semblait se mouvoir par endroits de façon chaotique, comme si d’obscurs animaux visqueux y nageaient, se tordant lentement sous la surface, tapis sous les nappes corrompues par d’indicibles fulminations et encrassées de déjections abominables.
Dans cette contrée que nul ne devait probablement nommer sans sombrertrès lovecraftien ;)
les vers dominaient les cieux, et les oiseaux rampaient sous la terre.oh, très bien
Une vision qui glaça Galenne. Son corps était couvert d’une chair grise, parcheminée, rongée par endroits, comme maintenue en sursis par les œuvres d’une sombre magie.bien les 3 paragraphes, nous aussi on frissonne
Ainsi, elle demeura Menvora, tisseuse des ombres, fomentant des crimes insensés contre des voyageurs mâles s’égarant des chemins boisés, à l’heure du crépuscule. Elle traversait des grottes habitées par des bêtes féroces et anciennes, dominant des serpents, dévorant des larves purulentes et buvant des élixirs corrompus. L’instant d’après, elle fut Nurr Othra, l’Écorcheuse des Trois Collines. Elle œuvrait dans un temps reculé, scandant des liturgies dans une langue inconnue, les mains plongées dans les entrailles d’animaux et sous une pluie torrentielle, devant un peuple primitif pétrifié d’adoration et de terreur. L’instant suivant, elle se vit fouler un autre continent, là où le sable amarante rencontrait les pierres d’ébènes, au sommet d’une colline imposante baignée des rougeoiements d’un soleil au zénith, courant vers les ombres en professant des bribes de magies bien trop anciennes pour être nommées. Enfin, dans une ultime vision, elle se retrouva au pied d’un immense rocher suspendu aux abords d’arbres millénaires, agenouillée, accueillant les intimes chuchotements d’une entité primordiale.Très beau. J'y trouve une touche Howardienne.
comme une hésitation entre une narration un peu classieuse comme tu dis « gothique » et une narration focalisée sur le perso avec des mots comme chialer et une façon de raconter parfois bousculée quasi orale
( je n’avais pas compris qu’elle débarquait dans le bled, je pensais que le récit saisissais une situation habituelle).
( les masques du monde c’est un peu pompier et presque bizarre, je ne vois pas bien… j’ai compris ton désir d’en faire un peu plus que nécessaire ( plus d’adjectifs, plus de mots choisis…) mais là c’est peut-être à côté).
l’homme sinistre s’immobilisa.
je ne sais pas pourquoi je n’adhère pas à cette apparition, je n’ai pas de sentiment d’horreur ou d’inquiétude
très lovecraftien ;)
Mais je trouve qu’il manque un récit, des péripéties... enfin c’est mon avis.
Eh bien, voilà qui évoque pour moi le fantastique du XIXe siècle. Oui, c’est la référence qui m’est venue à l’esprit. Gautier, Lautréamont, Frankenstein, Dracula. L’ambiance est très proche, les descriptions aussi. J’ai connu cette littérature, je l’ai retrouvée ici.
C’est franchement bien. Roman d’atmosphère, roman d’ambiance.