Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Murex le 21 Juillet 2025 à 10:05:58
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Vis-à-vis du bonheur j’ai depuis longtemps adopté une grande prudence, car j’estime qu’il s’agit là d’un état fort instable, périlleux même, d’où l’on peut choir à chaque instant. Le malheur, ou du moins la désillusion, a sur lui le gros avantage d’offrir une reposante stabilité.
Ainsi de petites joies me suffisent. Quant au bonheur, j’ai choisi d’en être un simple spectateur, ainsi j’ai tout loisir d’admirer les courageux qui déploient des prodiges afin de conserver leur équilibre. Bravo les artistes, bravo ! … Et j’applaudis de tout coeur avant qu’ils ne chutent… car la chute, quoi qu’on pense, sera un jour inévitable.
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Bonjour Murex, merci pour ton texte.
Je suis entièrement d'accord avec ce que tu écris.
Le bonheur, c'est très surfait et très volatil.
Et puis, il y a autant de bonheurs qu'il y a d'individus, c'est une question de point de vue.
Est-ce que le bonheur rend heureux, ou être heureux qui nous donne le sentiment du bonheur.
C'est quoi le bonheur ?
À la bonne heure !
Belle journée.
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Merci Delnatja pour ton retour. Je vois avec plaisir que tu m'as très bien compris et que tu partages mon sentiment. Ne dit-on pas "un imbécile heureux" ?
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Merci pour ton texte
On dit que pour être heureux, il faut faire des efforts, et on n'est pas sûr de réussir en plus.
Ton personnage préfère être "fainéant" et ne pas être heureux.
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Merci Cendres pour ton retour. Non, mon personnage (moi en l'occurence) n'est pas fainéant... il est à mes yeux simplement lucide. Le bonheur, comme l'amour d'ailleurs, sont des notions vagues dont un boffiste comme moi se méfie.
Mais, ceci dit, il n'y aucune ombre entre nous, bien sûr.
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Bonjour Murex,
(ça fait longtemps !)
J'éprouve un bonheur à la chute, qui n'est pas le bonheur qui s'oppose au malheur. Je l'appelle la joie.
Car la chute permet de rencontrer la terre, et de se relever, pour mieux marcher.
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Merci Eisor pour ton retour... à chacun sa philosophie. Excuse-moi si je n'ai tout à fait pigé la tienne. "le bonheur à la chute" ben, pourquoi pas ?
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Merci Eisor pour ton retour... à chacun sa philosophie. Excuse-moi si je n'ai tout à fait pigé la tienne. "le bonheur à la chute" ben, pourquoi pas ?
Je n'ai pas une philosophie détachée de mon expérience de la vie, et mon expérience de la vie m'a montré que bonheur et malheur, qui sont deux faces d'une même médaille, dépendent d'évènements, de phénomènes, de circonstances extérieures. Et j'ai éprouvé en bien des occasions, ce que je nomme ici la joie, qui n'est pas bonheur horizontal mais bonheur vertical, et qui ne dépend ni des circonstances extérieures ou des phénomènes, mais d'une qualité d'être au monde, d'une disposition interne, d'un certain regard.
Ainsi, j'ai éprouvé la joie même dans les moments les plus durs, même dans les moments sans lumière (ou que je voyais comme tels), parce que j'étais, dans ces moments-là, la source de ma propre lumière.
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Bonjour Murex,
Merci pour ton texte.
Ta contemplation du bonheur peut être liée à ta qualité d'écrivain ? Et si c'était dans le texte bien ecrit que tu trouvais une plenitude, alors celui que tu nous a proposé pourrait en faire partie
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" le bonheur c'est un idéal de l imagination et non de la raison "
(Kant.)
Je pense, hélas , que c'est vrai.
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Merci Manu pour ton retour, flatteur à dire vrai. Il est exact que le fait d'avoir créé un texte qui me satisfait m'apporte un sentiment de plénitude. De même que de jouer (car je joue da la guitare) un morceau de façon satisfaisante. C'est peut-être bien dans ces occasions-là, comme tu le suggères, que je suis proche de ce mot trop grand pour moi de bonheur.
Merci Obsidiane pour cette citation de Kant... laquelle est assez proche de ce que j'ai voulu exprimer.