Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Titus le 01 Juillet 2025 à 12:29:14

Titre: Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 12)
Posté par: Titus le 01 Juillet 2025 à 12:29:14
Voici une tentative d'essai que j'ai formé d'écrire et qui s'intitule _le fabriqué et l'ouvert_

1.
Le Fabriqué est le lieu même de l’ensemble des causes et des effets dont l’animal doué de raison se considère comme le centre. Et c’est tel un écho que la réalité, immédiatement, lui confère ce statut. Mais d’ores et déjà un paradoxe se pose : si l’esprit est le degré le plus élaboré de la matière, et si la matière est le terrain où s’exerce l’esprit, comment peuvent-ils se trouver face à l’autre ?  A partir du moment où l’on cesse d’oublier que lorsqu’on regarde le Fabriqué, le Fabriqué aussi nous regarde, alors celui-ci n’est plus un monde, il n’est rien d’autre qu’un « presque-monde ». Voilà l’essence du Fabriqué à partir de quoi le vrai (et non la vérité) peut être fondé.

2.
La réalité est la réponse qui appelle la question. En l’appelant, la question se scinde en deux : l’une qui se tient là-devant, évidente, explicable et qui, finalement, retourne à la réponse ; l’autre qui s’éprouve en tant que question et qui cherche à briser l’accord entre le sacré et l’abîme. Alors l'être peut être fondé sur le sacré en tant qu’il jaillit et qu’il rompt avec l’abîme, comme présence pleine de signification, comme relation en tant que lumière et amour, et comme périple de l’âme dans l’âme du monde, à travers divers chemins, nombreux mais liés, où chaque âme reçoit ce qui lui est vraiment propre.

3.
Le sacré, c’est l’immédiat qui donne tout, où tout communique avec tout, et qui, cependant, n’octroie pas sa bénédiction – qui se retire aussitôt dans l'abîme. C’est le retour sur-le-champ de l’ici, où l’être humain se reconnaît comme pur élan et comme un piège, au milieu des choses où se mêlent les récits qu’il fait, lui et les siens, et qui pourtant s’effacent avec la venue de la présence.

4.
L’histoire de l’explication de ce qui est, si elle ne touche pas à son terme du point de vue de la technique, où elle peut se poursuivre indéfiniment, a tellement informé l’humanité dans sa masse, qu’il n’existe presque plus personne pour éprouver le vertige de l’abîme ni l'appel du sacré. C’est une véritable crise des identités qui éclate aujourd’hui où chacune affronte l’autre, et veut même la détruire par des préjugés sommaires. Ces identités sont d’autant plus orgueilleuses et despotiques qu’elles s’affirment en tant que phénomènes sociaux largement diffusés, mais surtout parce qu’elles ne peuvent abandonner le mode de calcul et de définition des choses qui a prévalu jusqu’ici, c’est-à-dire la supériorité illogique donnée à la réponse sur la question, là où il y a naturellement litige. A ce stade de la robotisation de l’être humain, ce n’est pas que l’abîme soit craint : il n’est pas senti ni donc jamais pensé. L’explication a entièrement défini l’expliqué.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Robert-Henri D le 01 Juillet 2025 à 19:19:05
Bonsoir Titus,


À propos de la thèse N° 1, je me suis posé cette question : quelle image du monde, un nouveau né, peut-il fabriquer ? Ce à quoi mon esprit s'est empressé de répondre, aucune ! Ma substance grise attestant immédiatement cela, car, en l'absence d'indications autres que olfactives, sonores, gustatives et tactiles, il ne se peut obtenir que des informations très basiques, voire, reptiliennes, et donc dépourvues de la moindre image, et encore moins la formuler puisque, à ce stade, un bébé est réputé aveugle et de plus, notre langage lui est encore inconnu. Ce qui revient à dire qu'il ne peut davantage la formuler ! Ainsi, cette vision du dit "Fabriqué" serait dépendante de la construction qu'on s'en fait, certes, mais, un peu comme c'est le cas d'une machine réputée "intelligente", à partir de données programmées. Laquelle édification s'appuiera immanquablement sur des fondamentaux inculqués, généralement par des êtres parents qui furent eux-mêmes conditionnés selon une certaine norme éducative pré convenue.

En somme, le Fabriqué ne serait rien mieux qu'une pseudo réalité co construite, un univers de causes et d'effets où notre propre regard est dépendant d'un esprit disposant d'une conscience préprogrammée qui lui fait croire que nous jouons un rôle actif, alors que nous restons tributaires dudit Fabriqué.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Titus le 02 Juillet 2025 à 08:18:46
Salut Robert-Henri !  :)

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


C'est bien l'idée, mais dans ma conception (qui en vaut une autre) le presque-monde est une région plutôt qu'un esprit (mais pourquoi pas ?).

Le sacré accorde tout et l'abîme abolit toutes choses. Continuellement le sacré jaillit, tiré par l'abîme. Continuellement le sacré, en se distinguant de l'abîme, fonde le presque-monde. Continuellement l'abîme saisit le sacré et abolit toutes choses.


Amitié poétique et philosophique,

Titus.   


Edit :

Fabriqué = presque-monde
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Robert-Henri D le 02 Juillet 2025 à 11:52:53
Il reste, mon ami, que la réalité de ce presque-monde, en tant qu' "objet passif Fabriqué ", peut s'avérer autre que ce que s'en fait le regard d'un être humain à qui l'on ment possiblement dés les premières secondes de son existence.

Ce qui revient à douter de la pureté d'une telle objectivité.

De là à suggérer qu'une telle perception s'obtenant via notre conscience se limite à cette simple "fenêtre" ouverte sur le monde par d'autres mains que les nôtres. (Lesquelles autres mains sont intrinsèquement impliquées dans la constitution de cette réalité qu'elles veulent nous faire admettre.)

Il en existe pourtant beaucoup d'autres.

Prenons pour exemple le principe des cordes quantiques : n'est-ce pas là une autre de ces théories dont le potentiel peut bouleverser radicalement notre vision du monde et ce qu'il contient... ou non !? Et même, bien au-delà de la simple physique, bousculer celle philosophique simplifiée dont nous usons toi et moi pour établir cet échange d'idées!

C'est une théorie certes, qui elle aussi demande à être, sinon que vérifiée, au moins approfondie. Or, si elle s'avère exacte, cela changerait non seulement la façon dont nous comprenons l'univers, mais remettrait aussi en question (ou préciserait ?) notre place en son sein, ainsi que la nature même, voire confirmerait ou infirmerait la réalité dudit "presque-monde" dont tu fais état.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Titus le 02 Juillet 2025 à 13:18:22
Merci pour ton attention, Robert-Henri !  :)

Ces thèses ont beaucoup en commun avec la pensée de Lao-Tseu (le Tao) et la pensée bouddhique (L'Eveil). C'est davantage une spiritualité qu'une théorie que l'on pourrait vérifier. C'est pourquoi, je préfère m'exprimer par la voie poétique que par celle de la raison : cela me sied mieux, je trouve. De plus, j'éprouve beaucoup de difficultés, ces temps-ci, à reprendre ce brouillon.


A plus tard dans la section "Poésie" !

Titus

Titre: le fabriqué et l'ouvert (thèses 5, 6 et 7)
Posté par: Titus le 03 Juillet 2025 à 17:55:31
5.
L’explication de ce qui est, c’est la question qui ne s’ouvre que sur la réponse, et qui s’écrase sur elle-même, là où le fabriqué se reconnaît comme identique à la totalité de l’existant. Mais la question qui s’éprouve comme appel et cherche l’exaucé, voilà le sacré. Cette question, d’où surgit-elle sinon de l’abîme, que l’on ne trouve nulle part mais sur lequel tout repose ? Car telle est, en vrai, la nature du sacré qu’il jaillit et retourne à la source.

6.
Né du sacré qui est aussi abîme, le fabriqué dont le règne s’achève dans l’égarement et la destruction, oublie d’où il vient par le récit, qui se cache de lui-même comme auto-référence de tout l’existant (puisque, également, il n’est pas) et c’est par refus qu’il n’est rien que vain : force de gravité et de sommeil en même temps qu’impérieux et fol vouloir de computer la totalité de l’existant sans nul égard ni trêve ; quand tout l’existant lui échappe, de la planète malade où il siège et croit régner, à mesure qu’il le revendique comme son terrain propre et tente de se  l’approprier. Alors que tout est donné à ceux qui s’ouvrent à l’ouvert, et qui en s’allégeant l’allègent, eux qui sont le don lui-même et les dépositaires du don, dans un presque-monde où la clarté et l’interdit entrent en litige. Mais le monde enfin monde, qui est à l’origine, exige fondation.

7.
Qu’est-ce qu’être le don et le dépositaire du don ? C’est participer à tout le magnifique et toute l'épouvante du presque-monde. C’est l’appel, pour l’animal doué de raison, de dissoudre ce qu’il est et de maintenir ce qui vient après lui.

Edit :

fabriqué = presque-monde = récit
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Robert-Henri D le 03 Juillet 2025 à 18:59:09
En effet, il semblerait que de nos jours, techniquement, en saturant littéralement l'esprit humain, le flux incessant d'informations finissent par tuer l'information dans un ressac qui pourrait se juger pré apocalyptique (c'est du moins ce que me suggère ton alinéa 4).
 
Au temps de ce bon Lao-Tseu (si tant fut qu'il ait existé ?) la chose était nettement moins compliquée car plus moraliste qu'arriviste. Je m'en suis d'ailleurs largement inspiré pour construire les bases de mon roman ainsi que quelques poèmes du genre.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Titus le 03 Juillet 2025 à 19:03:29
Merci Robert-Henri !  :) :)

« Le pire châtiment de l’époque où nous sommes et sans doute la plus grave, c’est qu’elle ait pu, en quelque cent cinquante ans, nous rendre à peu près inimaginable le monde où l’homme avait encore toute sa place, un monde où l’on naviguait à la voile, où l’on voyageait à pied ou à cheval, et des temps où la vie de chacun s’insérait dans « son temps » temps sans rien perdre, alors que la mécanique nous expulse du nôtre. Certes, le modernisme a toujours existé ; mais un modernisme qui nous veut orphelins du passé et nous exile de l’humanité rien que pour exister dans sa seule étroitesse sans cesse dépassée, voilà qui n’a rien de moderne mais qui porte, en réalité, le nom même de l’épouvante que les siècles redoutaient en l’appelant la bête de l’abîme. »

L’Âme insurgée, Guerne
Titre: Re : Re : Le fabriqué et l'ouvert (thèses 1, 2, 3 et 4)
Posté par: Robert-Henri D le 04 Juillet 2025 à 16:22:55

L’Âme insurgée, Guerne

J'ai lu une biographie concernant cet homme.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 7)
Posté par: Titus le 04 Juillet 2025 à 16:23:39
Laquelle ?
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 7)
Posté par: Robert-Henri D le 04 Juillet 2025 à 16:28:15
Celle, édifiante, qui émane de la Fondation Armel Guerne
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 7)
Posté par: Titus le 04 Juillet 2025 à 16:29:42
C'est un auteur largement méconnu comme écrivain et poète, mais aussi comme passeur des romantiques allemands (entre autres ; la traduction d'oeuvres étrangères célèbres était sa principale occupation).
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 10)
Posté par: Titus le 06 Juillet 2025 à 09:11:47
8.
Le fabriqué est le règne même de la confusion et de la peur, car les lois qui le justifient ne manifestent jamais le sacré, qu’elles soient simples ou qu’elles s’accumulent. Tant que l'être humain se posera comme auto-référent de la totalité de l'existant et que cette totalité lui reviendra tel un écho, il restera un animal doué de raison. Qui a pour destin d'être auto-référent ne peut qu'assigner une forme à tous les êtres et à toutes choses, pour y exercer son pouvoir. Car qui calcule et qui définit sans nul égard ni trêve ne peut trouver la paix : il ne peut qu'errer en commettant toujours le même faux pas. Mais comme le don est à ceux qui jaillissent et le gardent pour s’ouvrir à l’ouvert, tout est favorisant, de sorte qu’il n’y a nulle part de confusion ni de peur à craindre.

9.
Que se produit-il quand un animal doué de raison en tant qu’auto-référent de l’existant qui le concerne, qui se trouve déjà dans la plus grande obscurité, en rencontre un autre ? Alors ils partagent un existant qui les concerne tous deux, un existant faussement élargi, dans une goutte de lumière brouillée et dans une ignorance plus profonde encore, quoiqu’il paraisse le contraire. Dans la région du fabriqué, plus l’existant est commun à plusieurs auto-référents, plus leurs écheveaux de  signification se mêlent jusqu’à se brouiller et à entrer en litige. Si une discipline intellectuelle vient à les unir, c’est la guerre pour la vérité, et si il s’agit d’une discipline martiale, c’est la guerre pour la conquête ; mais partout, c’est toujours la guerre par la calcul s’aidant de la définition. Et l’échec de cette guerre.

10.
Après la dissolution de l'identité, vient la présence. La forme qui signifiait jusqu’alors l’être humain s'éloigne, et c’est avec sérénité, grandeur et tendresse qu’il est, non plus un animal doué de raison, mais un être à la fois plein de lumière et mystérieux, élevé à la présence, en accord avec tout, plus léger et fraternel. Tout autour, le monde a perdu le caractère de la vérité, les causes et les effets disparaissent, mais il est absolument vrai. Car si la vérité est ce que l'on obtient par la calcul et la définition, elle est terriblement muette. Alors que le vrai est le jaillissement de la présence qui échappe à tout tentative de pouvoir – et qui, plein de sens, irradie et garde tout ce qui entre en accord avec elle, tout ce qui alors est gagné par la vision et l'aventure.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 10)
Posté par: Robert-Henri D le 06 Juillet 2025 à 18:59:12
Je pense à ce sujet, cher Titus, que la réceptivité spontanée est un don qui échappe à toutes les définitions qui tentent de le cerner. Or, le tableau pessimiste des interactions humaines dans le "Fabriqué" tel qu'il est actuellement conçu, ne saurait indéfiniment s'y tromper. Tôt ou tard (mais pas trop !) celles et ceux qui possèdent ce don, s'ils et elles fomentent à qui mieux l'unisson, ouvrirons, j'en suis persuadé, la voie qui conduira l'humanité vers une transformation libératrice où l'abandon de l'identité auto-référente assortie de son mode de pensée calculatrice, serons abolis. Laquelle voie permettra à l'être humain de s'élever (enfin) vers un état de présence lumineuse et fraternelle.

Et alors, conséquemment, le monde cessera d'être conflictuel.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 10)
Posté par: Titus le 07 Juillet 2025 à 07:59:49
Merci Robert-Henri !  :)

Tu es l'une des rares personnes (toi et un ami bouddhiste) à comprendre ce que j'essaie de dire dans cet essai. Après, à savoir si ce que je dis est vrai ou faux du point de vue de la vérité, c'est-à-dire en dernier lieu, du point de vue inféodé à tout récit, je renvoie le lecteur à ces dix premières thèses. Chez moi, en tous cas, le sentir est plus haut que le penser.


Amitié philosophique... et mystique,

Titus.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 10)
Posté par: Robert-Henri D le 07 Juillet 2025 à 11:42:05


Selon ce qui fut "entendu" à l'image de Confucius : la notion de "vérité" serait intrinsèquement liée à la sincérité, la droiture, la fidélité à soi-même et aux principes moraux, ainsi qu'à la cohérence entre les paroles et les actes.

Alors, pourvu que ses paroles soient sincères et fidèles, que ses actions soient honorables et dignes : il ne me fait aucun doute qu'un ami bouddhiste ne peut-être que de bon conseil.

Ainsi, à "l'entendre"  la "vérité" de son être se révèlera de prime abord dans sa conformité aux principes moraux.

Bon lundi mon ami.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 11)
Posté par: Titus le 08 Juillet 2025 à 09:07:16
11.
Le poète grec Pindare, au Ve siècle av. J-C, comme le poète japonais Hitomaro, au VIIe siècle après J-C, ont fondé tous deux un monde, enraciné dans la patrie, mais ce n’en est que l’ombre puisqu’après avoir créer Dieux et Kamis, ils n’ont fait qu’embellir le presque-monde, alors même qu’ils y étaient fortement soumis, en racontant des récits chatoyants. C’est bien dans un état de crainte et d’émerveillement qu’ils enduraient leur statut, et c’est cette réalité-là qu’ils confondaient, à l’origine, avec un irréel absolument intact.

C’est également une erreur de considérer Yahvé, Dieu ou Allah comme les auto-créateurs d’eux-mêmes et les créateurs de tous les êtres et de toutes les choses, puisque les Pères sont le modèle par excellence de ce qui s’auto-réfère d’un point de vue illusoire, alors qu’au contraire, c’est l’animal doué de raison, en tant qu’auto-référent d’un point de vue absolu, qui les a érigé comme seigneur et guide de son destin et de son salut.

Avec la perte des vieilles croyances, corrélativement au triomphe de la science et de la technique, au calcul s’aidant de la définition, la vérité de l’animal doué de raison comme auto-référent devient volonté de puissance ; mais cette vérité, ne devient pas encore le vrai sur l’animal doué de raison, c’est-à-dire le passage qui mène du fabriqué à l’ouvert.
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 12)
Posté par: Titus le 16 Juillet 2025 à 11:26:19
12.
L’espoir n’est nulle part d’abord, au contraire de l’appel, mais c’est cela seul qui permet d’élargir la tentative de la fondation. Et qu’est-ce que l’espoir sinon la joie de s’élever plus haut dans la présence ?
Titre: Re : Le fabriqué et l'ouvert (extraits 1 à 12)
Posté par: Robert-Henri D le 16 Juillet 2025 à 15:05:46
En effet, ami poète : l'espoir, en tant que concept humain, c'est aussi la foi. Ça n'est pas seulement une posture intérieure ou quelque chose à vivre dans l’entre-soi ; au delà de tout, il voyage, se partage et se dit.