Salut !
Merci pour ce retour :)
Bon, à la lecture, je suis encore un peu perplexe, mais (dis-moi tout de suite si je me plante) j'ai l'impression que ton explication rejoint un peu ce que je disais pour un autre de mes personnages, une autre histoire et que je remettais en avant dans mon premier message :
Cette elfe me poursuit pas mal en ce moment. Je n'irai pas jusqu'à dire que ses dilemmes sont les miens, plutôt qu'ils me parlent et que les exprimer m'aide à répondre à certaines petites questions qui me taraudent. Comme celle-ci : "Pour qui écris-je ?" -> pour elle, est la seule réponse qui me paraît évidente. En ce moment, je ne veux plus écrire pour moi-même ou pour un lecteur, je veux écrire pour les personnages comme cette elfe, pour lui offrir une épopée, des dilemmes et des réponses à ses dilemmes qui lui conviennent. Je ne veux pas que ces réponses soient conventionnelles ou innovantes, je veux qu'elle résonnent pour elle. Donc, je ne me pose pas trop de questions, ni sur mon écriture, ni sur la profondeur des personnages. Ils ne sont là que pour eux-mêmes et s'expriment à leur guise. Je ne fais qu'y mettre des mots, tant pis si la démarche semble folle.
Et donc cette sensation que, quand on lit l'histoire, les personnages ne sont pas là pour les lecteurs ou l'auteur, mais bien pour eux-mêmes. Un autre exemple concret de ce que j'essaye d'exprimer ici, tiré d'une discussion avec Rémi (bon, j'imagine qu'il faut prendre toute la petite discussion pour bien saisir) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Pour la version courte : dans un de mes textes pour l'Atelier, je n'ai pas tout expliqué. Certaines choses étaient actées, logiques et naturelles pour mes personnages, et donc je ne les ai pas expliquées plus avant pour le lecteur. Est-ce que c'est de ça dont on parle ici ? Une écriture plus en phase avec les personnages de sorte à leur donner consistance, à croire en eux, à rester curieux même si on ne connait pas tout de leur univers et imaginer ce qu'ils ne nous disent pas plutôt que d'attendre qu'il nous expliquent et accepter ces explications des personnages au lecteur ?
Mais je n'ai pas écrit ce commentaire, parce qu'au final au moins une chose a changé depuis 2015 : je ne me sens plus légitime d'exploser au visage des inconnus, pour laver leur œuvre dans ma salive.
Je dirais que si tu étoffes ta pensée, que tu aides l'auteur à la comprendre (par des exemples concrets piochés dans le texte, des ressentis sur les mots utilisés) et que tu restes bienveillant dans ta démarche (aimer ou ne pas aimer, je pense qu'on peut le dire, tant qu'on ne laisse pas l'auteur dans le vague sur notre ressenti et qu'on peut l'aider à progresser dans sa démarche d'écriture), ton avis compte tout autant qu'un autre. Et donc, tu es légitime à commenter, autant que n'importe quel autre membre :)
Une bonne soirée !