Le mystère Mistigri
Attention, ce texte relate des faits bouleversants et incroyables qu'ont vécu une collégienne et un lycéen. Si vous n'êtes pas à l'aise avec le paranormal ou le surnaturel, il est déconseillé de lire cette histoire, surtout pendant les nuits de pleine lune.
Par une nuit chaude d’été, Elsa et son grand frère Lucas s'ennuyaient fermement. L'air sec et chaud les empêchait de trouver le sommeil.
Afin de tuer le temps, Elsa était allée rejoindre son frère dans sa chambre pour discuter.
Voulant s’amuser à se faire peur, ils se parlèrent de paranormal. Lucas lui expliqua qu'avec ses copains du lycée, ils aimaient invoquer les esprits.
Voyant l’intérêt de sa petite sœur pour cela, il lui proposa d'essayer avec elle, mais il la mit en garde sur les dangers d'une telle pratique. La possession ou les apparitions démoniaques.
Elsa, qui allait rentrer au collège, s'intéressait à tout ce que faisait son grand frère et voulait faire comme lui, en dépit de sa petite appréhension sur le sujet.
Ils s’assirent tous les deux en tailleur dans un cercle de sel dessiné au sol, censé les protéger des mauvais esprits, et ils tendirent le bras droit, au-dessus de la table de ouija, Lucas posant sa main au-dessus de celle de sa sœur.
Il lui rappela avant de commencer de bien suivre la procédure, car on ne savait jamais avec quelle entité on allait communiquer. Elsa était impressionnée par toute cette mise en scène. Malgré sa crainte grandissante, elle voulait continuer, galvanisée par l'excitation.
Lucas posa la première question :
-Esprit es-tu là ?
Elsa sentit sa main attirée vers le OUI. Elle se demandait si ce n’était pas son frère qui l'avait poussée, mais ne préférait rien dire afin de ne pas perturber la séance.
Lucas reprit en demandant :
- Quel est ton nom ?
Leurs mains indiquèrent des lettres. En premier un S. Puis un A. Ensuite, un T. De nouveau, un A. Pour finir avec un N. SATAN.
En lisant ses mots, Elsa retira tout de suite sa main inquiète alors que son frère se mit à rire.
Elle comprit immédiatement qu'il se moquait d'elle et lui dit :
-Tu es vraiment pas drôle !
Vexée et en colère de cette mauvaise blague, elle alla se réfugier sur le lit en prenant leur chat Mélodie dans les bras pour le cajoler et se consoler de cette moquerie.
Lucas adorait taquiner sa petite sœur. C’était même sa passion. Il aimait lui taper sur le ventre comme sur un tambour, lui faire des chatouilles sans la prévenir ou lui souffler dans les cheveux. Il aimait l'entendre râler, mais détestait qu'on lui fasse mal ou de la peine. La voir vexée et triste ne le fit plus rire. Il s'approcha d'elle gentiment en lui disant :
- Grenouille, c'est juste une blague. Je suis désolé de t'avoir fait peur.
Voulant montrer qu'elle était forte, qu'elle n'avait pas peur, elle lui répondit :
- Tu ne m'as pas fait peur Patate ! Moi, je voulais faire sérieusement et tu te fous de moi !
- Je suis désolé, c’était pour rire.
Malgré cela, elle avait envie de tenter une nouvelle séance. Elle proposa à son frère de la faire avec Mélodie.
Comme avant, ils se remirent dans le cercle de sel, Mélodie sur les genoux d'Elsa et ils prirent sa patte entre leur main.
Le nouvel esprit s'appelait Mistigri. C’était un chat qui avait vécu au début du vingtième siècle. Époque de l'industrialisation. Il chassait les souris dans les entrepôts d'une compagnie ferroviaire.
Il expliquait qu'avant leur quartier, c’était une gare. Des rues sombres et étroites. Une ambiance lugubre, aux bâtiments crasseux.
Pour ne plus être bernée par son frère, ils ne se touchaient plus la main, mais elles allaient toutes les deux dans la même direction. Comme attirées par les lettres.
Lucas posa une nouvelle question, qui impressionna Elsa :
- Peux-tu prouver que tu existes vraiment en faisant quelque chose ?
Elsa en eut le souffle coupé par une telle audace, et aussi une certaine crainte. C'était demander à un fantôme de prouver son existence. Allait-il pouvoir vraiment le faire ? Ou tout ce qu'elle vivait pour le moment n’était que le fruit de son imagination ?
Elle sentit subitement une fraîcheur descendre le long de son dos, c’était un fluide frais. Elle comprit immédiatement que c’était son frère qui lui versait de l'eau avec sa bouteille.
Elle se releva exaspérée, comme un ressort, en renversant la bouteille sur la tête de son frère, en criant :
- J'en ai marre ! Tu fais que m'embêter ! On ne peut jamais rien faire sans être tranquille !
En entendant ces cris, leur mère déboula dans la chambre en les disputant :
- Moi aussi, j'ai chaud ! J'en ai marre que vous vous disputiez ! Retournez chacun dans votre chambre ! Je ne vois pas pourquoi vous avez toujours besoin d’être à deux, si c'est pour qu'à chaque fois vous vous disputiez !
La séance de spiritisme et le cours d'occultisme se terminèrent ainsi. Pourtant, une question avait été soulevée. Est-ce que le fantôme de Mistigri était bien réel ou juste un phénomène d'illusion collective ?
Ils essayèrent de se renseigner le lendemain. Ils découvrirent qu'il y avait bien eu des dépôts ferroviaires le siècle passé, d’où le nom de leur quartier 'les entrepôts ferroviaires', mais ils ne retrouvèrent pas la trace d'un chat Mistigri, car les chats n'ont pas d’état-civil.
C'est ainsi que se conclut cette histoire extraordinaire arrivant à des personnes ordinaires. Elle vous a permis d'entrevoir les énigmes et les dangers de la pratique du spiritisme.
Bonjour
peut-être un peu plus de "chair" dans les personnages, les lieux, les ambiances...
des bricoles
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Hello GameMaster,
Un petit texte tout mignon sur la rivalité fraternelle, mais aussi la complicité.
Pas grand chose à redire.
Je vois que Basic a relevé quelques coquilles
Une là aussi :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Merci
Bonjour, GameMaster !
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Un chouette petit texte dans l'ensemble, qui met en avance la complicité entre un frère et une soeur, avec humour et bienveillance. J'ai bien aimé !
Merci pour cette lecture !
Bonsoir,
J'ai lu, mais je ne me suis pas mise dans l'ambiance. Il manque quelque chose pour souder le tout.
La relation des enfants est bien vue, chacun peut s'y reconnaitre.
Le bémol porte sur les essais infructueux de contact, ce n'est pas assez dense.
Désolée.