Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Loïc le 14 Septembre 2011 à 21:32:10
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Intitulé du défi:
Loïc, je te défie d'écrire un texte qui fait peur, et dont la caractéristique principale du héros est d'être anatidaephobe (l'anatidaephobie étant la peur que quelque part, pour quelque raison que ce soit, un canard vous regarde).
Malheureusement, comme je ne m'appelle pas Steven Moffat, je crois que ça n'est qu'une triste parodie. Bref.
Ce texte est pour moi terminé. Je corrigerai les éventuelles coquilles, mais guère plus. Commentaires bienvenus si vous le lisez, mais ne passez pas trop de temps dessus.
Vous êtes seuls sur le pont, les gens qui vous entouraient ayant disparu comme par magie. Personne ne parle, vous vous contentez de marcher presque sans bruit. Une fois au milieu, tu l’arrêtes par une petite pression sur son épaule. Elle se tourne vers toi et tu plantes ton regard dans le sien. Doucement, tout doucement, tu approches ton visage de celui d’Alice jusqu’à ce que vos lèvres soient prêtes à se coller les unes aux autres.
COIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN !
Surpris, tu te réveilles en tremblant et regardes tous autour de toi aussi bien que tu le peux dans la pénombre de ta chambre. Seul, tu es seul et tout ça a l’air de n’être qu’un foutu rêve, le baiser à peine commencé comme le cri du canard. Tout de même, ce rêve – dont la fin aurait pu être cauchemardesque vu comme c’était parti, t’as fait bien peur. Heureusement, il ne semble y avoir aucun anatidé dans les environs, tes yeux désormais habitués au noir distinguant sans trop de peine tous les objets qui occupent ta chambre dont la forme sans équivoque ne rappelle en aucun cas ces immondes oiseaux.
Maintenant que tu es réveillé, tu sens néanmoins une envie pressante – voilà peut-être ce qui a causé la fin du rêve, bien que la méthode utilisée par ton corps soit discutable et qu’il aurait pu attendre quelques secondes de plus, histoire de profiter au moins un peu de ce baiser qui a de fortes chances de ne rester qu’à l’état de rêve.
Oubliant là ces tristes pensées, tu te lèves donc pour te diriger vers la salle de bain – un verre d’eau ne te fera pas de mal non plus. La main sur la poignée, tu hésites cependant : il t’a semblé entendre du bruit à l’intérieur. Pas le bruit que pourrait produire ta sœur assise sur le trône – d’ailleurs, la lumière est éteinte – plutôt le bruit que produirait quelqu’un prenant son bain par un léger mouvement du bras, celui aussi d’un canard nageant dans la baignoire, ce qui est déjà nettement plus grave. Tu imagines tout à coup les petits yeux vicieux de l’oiseau dirigés vers la porte, attendant que tu appuies sur la poignée pour te surprendre et n’a alors plus qu’une envie, celle de retourner dans la sécurité de ta chambre où personne ne viendra t’observer. L’envie de vidange se fait cependant forte elle aussi et tu hésites devant la porte, dansant d’un pied sur l’autre entre deux solutions. Finalement, tu te décides pour la salle de bain du rez-de-chaussée et entreprends de descendre les escaliers.
Tu t’arrêtes pourtant au bout de trois pas en sentant de l’eau sous ton pied. Il ne t’en faut pas plus pour imaginer le pire : les canards sont déjà descendus et t’attendent pour te piéger ! D’ailleurs, n’y a-t-il pas quelque chose là, juste en bas, en train de t’observer ? Il te semble distinguer un bec et surtout les deux yeux jaunes si étranges et effrayants d’un colvert en train de te fixer et de se réjouir de ta frayeur.
Encore une fois, tu hésites, tremblant de peur mais aussi parce que tu as vraiment besoin d’aller aux toilettes. Tu aurais pu rester longtemps encore en haut des escaliers, si le craquement d’une marche en bas ne t’avait pas fait retourner dans ta chambre en courant, effrayé. En deux temps trois mouvements, te voilà de retour dans ton lit, enfoncé dans ta couverture et tout tremblant. Tu ne tardes cependant pas à t’apercevoir que dans ta précipitation, erreur fatale, tu as laissé la porte ouverte et quelques bruits de pas ne tardent pas à parvenir à tes oreilles.
Ni une, ni deux, tu ouvres la fenêtre et n’hésites pas à sauter pour te retrouver dans la rue. Mais même là, tu as la nette impression d’être fixé par le regard pervers d’un canard, si ce n’est plus. Ne te lâcheront-ils donc jamais ? Puisque ça ne semble pas être le cas, il ne te reste plus qu’à courir, ce que tu t’empresses de faire.
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Ca fait pas franchement peur :mrgreen: Tu perds toute crédibilité dès le "COIIIIIIN" :D (Mais du coup, j'imagine trop un réveil comme ça, il me FAUT un réveil canard *_*)
Concernant le texte, j'ai une impression de pas terminé, en arrivant au bout. Ca vient aussi, je pense, de la deuxième personne en narrateur, je trouve le procédé assez artificiel ici, il manque un truc. Peut être en intégrant un autre personnage ? En prenant un canard pour narrateur ? Ca justifierait encore plus la paranoïa du personnage.
Au delà de ça, même si le texte casse pas trois pattes à un canard, il est plaisant à lire, j'ai vu une ou deux fautes mais je les retrouve pas, et j'ai souri tout du long.
Manque quand même la partie qui fait peur :mrgreen: Si tu veux retenter le coup, ça peut être sympa, parce que du coup le défi est qu'à moitié relevé. Mais si tu en as soupé des canards, je comprendrai.
Voilà, il faut quand même l'étoffer un chouïa je pense, mais c'est bien marrant, en tout cas XD
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Surpris, tu te réveilles en tremblant et regardes tous autour de toi aussi
tout
bien que tu le peux dans la pénombre de ta chambre.
c'est assez lourd "aussi bien que tu le peux"
Tout de même, ce rêve – dont la fin aurait pu être cauchemardesque vu comme c’était parti, t’as fait bien peur.
t'a
plutôt le bruit que produirait quelqu’un prenant son bain par un léger mouvement du bras,
je vois pas ce que tu veux dire
Tu imagines tout à coup les petits yeux vicieux de l’oiseau dirigés vers la porte, attendant que tu appuies sur la poignée pour te surprendre et n’a alors plus qu’une envie,
et tu n'as ?
Je plussoie Rain pour le fait que le lecteur ne ressent pas vraiment la peur de ton personnage. Peut-être qu'une situation toute bête fonctionnerait mieux parce que là, tu t'engages dans un terrain pas très crédible donc potentiellement comique et non angoissant. Dans le genre d'une situation bête, je pense que se faire courser par un canard (par des jars, ça se fait, alors pourquoi pas des canards ? :mrgreen:), ça doit quand même foutre les pétoches. Ca a beau être petit, je pense que l'effet de surprise est garanti. Ceci dit, je sais pas ce que ça donnerait en texte.
L'idée d'un narrateur-canard, je la trouve pas mal aussi !
Quoi qu'il en soit, pour ce texte-ci, je pense que tu pourrais lui donner une fin un peu plus marquée quand même ^^
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Ca fait pas franchement peur
Oui oui, j'ai remarqué ^^'
Concernant le texte, j'ai une impression de pas terminé, en arrivant au bout. Ca vient aussi, je pense, de la deuxième personne en narrateur, je trouve le procédé assez artificiel ici, il manque un truc. Peut être en intégrant un autre personnage ? En prenant un canard pour narrateur ? Ca justifierait encore plus la paranoïa du personnage.
Je note l'idée. Et non, je n'arrive toujours pas à finir un texte ^^
Manque quand même la partie qui fait peur Si tu veux retenter le coup, ça peut être sympa, parce que du coup le défi est qu'à moitié relevé. Mais si tu en as soupé des canards, je comprendrai.
J'y penserais après le BT.
Content de t'avoir fait sourire en tout cas =)
je vois pas ce que tu veux dire
Je n'ai pas réussit à faire passer l'image en effet, je changerais la phrase.
Je plussoie Rain pour le fait que le lecteur ne ressent pas vraiment la peur de ton personnage. Peut-être qu'une situation toute bête fonctionnerait mieux parce que là, tu t'engages dans un terrain pas très crédible donc potentiellement comique et non angoissant. Dans le genre d'une situation bête, je pense que se faire courser par un canard (par des jars, ça se fait, alors pourquoi pas des canards ? ), ça doit quand même foutre les pétoches. Ca a beau être petit, je pense que l'effet de surprise est garanti. Ceci dit, je sais pas ce que ça donnerait en texte.
Se faire soi-même poursuivre, d'accord, mais en texte j'ai peur que, pareil, ça ne fasse plus rire qu'autre chose.
Merci de vos commentaires.
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Le souci c'est que l'idée de départ est pas simple à traiter. Et ça peut vite tourner au ridicule ! Avec un canard pour narrateur je vois pas trop comment tu peux t'en sortir.
Perso je te conseillerais de faire dans le très réaliste. Comme Ernya l'a suggéré tu peux imaginer un type qui se fait courser par un canard. Je te conseillerais de parler de cauchemar du type, l'imaginait qu'il se fait courser par plein de canard, qu'il sent leurs plumes partout sur le corps, des coups de bec sur les oreilles, le nez, le sexe, dans un capharnaum de "coin coin" (à voir pour éviter le ridicule, mais le coin coin est presque obligatoire à placer ici), des plumes plein la bouche, sentir les pates visqueuses et palmées des canards lui marcher dessus alors qu'il n'arrive plus à se défendre car tétaniser à cause de sa phobie.
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Ce défi, c'est du sadisme pur et simple!
Maintenant, techniquement parlant, je ne ressent pas vraiment la peur du personnage et je me demande si cela ne vient pas de la 2e personne... Une 3e ou une première personne aurait mieux convenu. (enfin là je ne t'apporte rien de neuf en disant ça ;) )
Le narrateur-canard j'adhère totalement! Pourquoi pas un canard sadique, conscient de sa supériorité? Et pourquoi ne pas révéler que c'est un canard qu'en fin de texte? Ce serait une sacrée chute!
Aussi, pour un peu plus d'humour, je l'aurais fait pisser dehors moi ton héros :D mais c'est sans savoir si ton texte est fini ou pas. Bel essai néanmoins!
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Mon avis rejoint celui des autres ^^ On sourit plus qu'on ne tremble... Pour ce qui est du défi, je rejoins ernya dans ses suggestions (ou alors nous montrer les hallucinations d'un fou qui a un complexe de persécution et a peur des canards ?)
Sinon, pour le texte en lui-même, indépendamment du défi, tu pourrais le pousser davantage, pour qu'on rie vraiment ? Là, on dirait qu'il hésite un peu entre le comique et le réaliste, qu'il ne s'assume pas trop... Du coup, en dehors du défi, tu pourrais peut-être laisser tomber la 2ème personne : ici elle n'est pas trop justifiée par le fond du texte, et met plutôt une distance entre le lecteur et ce qui est raconté - ce qui ne colle pas trop avec les émotions que tu veux faire passer (le fait d'entrer dans la tête du personnage qui sort d'un cauchemar).
Je suis d'accord avec Rain sur la fin : on s'attendait à une chute, ou alors à voir un canard ! :P
Dans le détail :
Heureusement, il ne semble y avoir aucun anatidé dans les environs, tes yeux désormais habitués au noir distinguant sans trop de peine tous les objets qui occupent ta chambre dont la forme sans équivoque ne rappelle en aucun cas ces immondes oiseaux.
La phrase est un peu longue ; surtout, on dirait que le "dont la forme sans équivoque" porte sur la chambre, et non sur les objets
Maintenant que tu es réveillé, tu sens néanmoins une envie pressante – voilà peut-être ce qui a causé la fin du rêve, bien que la méthode utilisée par ton corps soit discutable et qu’il aurait pu attendre quelques secondes de plus, histoire de profiter au moins un peu de ce baiser qui a de fortes chances de ne rester qu’à l’état de rêve.
Ça fait beaucoup de qui/que pour une seule phrase... ::)
Pas le bruit que pourrait produire ta sœur assise sur le trône – d’ailleurs, la lumière est éteinte – plutôt le bruit que produirait quelqu’un prenant son bain par un léger mouvement du bras, celui aussi d’un canard nageant dans la baignoire, ce qui est déjà nettement plus grave.
La phrase est pas forcément très claire, notamment le passage en gras que j'ai dû relire plusieurs fois... (On dirait que le type prend son bain par un mouvement du bras, ce qui est quand même assez étrange comme façon de faire :P )
Tu imagines tout à coup les petits yeux vicieux de l’oiseau dirigés vers la porte, attendant que tu appuies sur la poignée pour te surprendre et n’a alors plus qu’une envie
n'as. Et la phrase est un peu alambiquée ; il faudrait plus marquer la rupture du "et", sinon on a la vague impression que la dernière partie de la phrase concerne le canard...
Tu aurais pu rester longtemps encore en haut des escaliers, si le craquement d’une marche en bas
En haut/en bas : l'indication spatiale est un peu répétitive...
Mais même là, tu as la nette impression d’être fixé par le regard pervers d’un canard, si ce n’est plus.
J'ai pas compris le "si ce n'est plus"
Oh, et j'aime beaucoup le titre :D
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Coucou ! ^^
Rain a le don pour les défis délirants. Le texte n'est tout de même pas crédible et ça fait plus rire que peur. C'est vrai qu'une situation plus banal aurait pu pousser le vice plus loin.
La fin nous laisse présager une suite, ce qui ne semble pas être le cas. C'est quand même dommage parce qu'on s'attendait à voir un canard débarquer ou quelque chose du genre.
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Juste pour prouver que l'anatidaephobie n'a rien de ridicule :mrgreen: :
(https://monde-ecriture.com/forum/proxy.php?request=http%3A%2F%2Ffc03.deviantart.net%2Ffs70%2Ff%2F2010%2F063%2Fa%2F8%2FAlways_watching____by_Anatidaephobia_Duck.jpg&hash=034c5bf84e2fdf6d5d74588267e54c00870c0abf)
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Coucou :)
Même si le texte ne colle pas trop au défi (qui est plutôt... tordu), j'ai bien aimé. Ca m'a fait beaucoup sourire et on dirait le début d'un film genre "L'attaque des canards tueurs". Et je trouve aussi impressionnant le nombre de phobies que l'on a inventé : http://www.topito.com/top-des-phobies-les-plus-ridicules (http://www.topito.com/top-des-phobies-les-plus-ridicules)
vous vous contentez de marcher presque sans bruit. Une fois au milieu, tu l’arrêtes
Pourquoi on passe de "vous" à "tu" ?
jusqu’à ce que vos lèvres soient prêtes à se coller les unes aux autres.
Je trouve cette phrase un peu lourde. "jusqu'à ce que vous lèvres se collent les une les autres" suffit.
quelqu’un prenant son bain par un léger mouvement du bras
Je n'ai pas compris non plus.
Au plaisir de te relire!