Bonjour,
Dans le cadre d'un atelier d'écriture, j'ai écrit ce court texte qui a vocation à s'allonger plus tard.
Je le poste malgré tout ici dans sa version courte, avec deux fins possibles. Je n'arrive pas à savoir laquelle est préférable alors n'hésitez pas à me faire un petit retour sur ce point en particulier.
Mais toute autre remarque, correction, critique sera bienvenue !
Bonne lecture.
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Alessandra et son grand-père étudiaient le phénomène la nuit, dans le grenier de la grande maison toscane, quand toute la famille était endormie.
Depuis dix jours, ils tiraient le câble de l’ampoule depuis le dernier étage jusqu’aux combles transformés en laboratoire, et poussaient le lourd coffre de bois qui cachait l'objet de leurs recherches. Le sol était recouvert d'instruments de mesure divers, de cahiers de notes, de papier millimétré sur lequel ils notaient l'évolution de la taille et de la courbure du trou. Un trou noir comme une nuit profonde, noir comme l'infini. Un trou mystérieux qui semblait tout absorber autour de lui, le sol, les objets, la lumière. Un trou sans fond qui grandissait inéluctablement. La veille, un cube d’enfant de sept centimètres avait disparu sous les yeux d’Alessandra.
Les deux complices avaient essayé d’en parler aux membres de la famille mais on ne les croyait pas. On n'y voyait qu'un petit trou creusé par les termites, on les prenait comme toujours pour des hurluberlus, on avait d'autres soucis avec la préparation de Noël mais surtout, l'inquiétude politique, les mauvaises nouvelles à la radio et la guerre qui semblait s'approcher. On les écoutait d'une oreille, tant qu'ils ne dérangeaient pas trop.
Alors, seuls dans la nuit, le vieil homme et la jeune chercheuse continuaient leurs investigations, usant leurs yeux à la faible lumière de l’ampoule.
— Non, Alessandra, tu t’es encore trompée. Je t’ai dit 13,5 centimètres pour le diamètre. Pas 8 ! Sinon, ce n’est pas cohérent avec la croissance des jours précédents.
— Oui, tu as raison papi. Excuse-moi, j’ai la tête ailleurs.
— Je vois bien ça. Tu ne fais que des erreurs ce soir.
Les mains ridées prirent la feuille de papier, corrigèrent le point sur la courbe et notèrent la bonne valeur dans le carnet.
— Voilà. Ainsi, c’est mieux.
L’apprenti scientifique regarda ses documents l’air satisfait puis les posa devant lui :
— Maintenant ma petite, tu vas me dire ce qui te tracasse si tu veux bien.
— Si tu insistes. J’ai reçu un courrier de l’université ce matin. Je n’ai pas été sélectionnée pour le programme de recherche du professeur Hartz. Je ne vais pas pouvoir continuer mon travail à l’université. C’est un garçon qui a été choisi, un étudiant que j’ai aidé dans ses expériences pendant tout son stage. Il n’est pas meilleur que moi, mais que veux-tu c’est un garçon.
— Je n’en reviens pas. C’est inadmissible ! Tu es une scientifique de grande qualité, de très haut niveau. Ton étude sur ce trou le montre bien.
— Tu as raison, mais je ne sais pas quoi faire. Leur décision est prise.
— Tu ne devrais pas te laisser faire. Écris-leur, explique-leur ta détermination, tes qualités de chercheuse. Parle-leur de ton travail ici.
— Attention !
Emporté par la discussion, l’homme avait poussé par mégarde leur compas trop près du bord. Celui-ci disparu dans la noirceur du trou, perdu à jamais.
— Bon, il va nous falloir un nouveau compas. Allons, reprenons, tu veux bien ?
Au matin de la douzième nuit, après quelques heures de repos, on trouva le vieil homme mort dans son lit, emporté par la fatigue, par la vieillesse, ou par le trou peut-être ? La nuit suivante, Alessandra monta seule. Confuse, elle constata que le trou avait disparu. Le plancher était intact avec les mêmes griffures, le cube, le compas et tous les petits objets qu’ils avaient lâchés dans le trou étaient de nouveau posés sur le sol. Des heures durant, la jeune fille relut leurs notes, repris les mesures, analysa les schémas mais elle ne trouvait aucune explication. Le trou s’était évanoui aussi soudainement qu’il était apparu, phénomène fugace et mystérieux.
La fin alternative :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Bonjour,
un commentaire dans le cadre de l'entraide et du travail du texte.
J'aime assez ce type de science fiction qui part d'une énorme bizarrerie, sans trop d'effets.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
B