Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: Esmée le 03 Mars 2025 à 13:47:22

Titre: Le trou
Posté par: Esmée le 03 Mars 2025 à 13:47:22
Bonjour,

Dans le cadre d'un atelier d'écriture, j'ai écrit ce court texte qui a vocation à s'allonger plus tard.
Je le poste malgré tout ici dans sa version courte, avec deux fins possibles. Je n'arrive pas à savoir laquelle est préférable alors n'hésitez pas à me faire un petit retour sur ce point en particulier.

Mais toute autre remarque, correction, critique sera bienvenue !

Bonne lecture.
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Alessandra et son grand-père étudiaient le phénomène la nuit, dans le grenier de la grande maison toscane, quand toute la famille était endormie.
Depuis dix jours, ils tiraient le câble de l’ampoule depuis le dernier étage jusqu’aux combles  transformés en laboratoire, et poussaient le lourd coffre de bois qui cachait l'objet de leurs recherches. Le sol était recouvert d'instruments de mesure divers, de cahiers de notes, de papier millimétré sur lequel ils notaient l'évolution de la taille et de la courbure du trou. Un trou noir comme une nuit profonde, noir comme l'infini. Un trou mystérieux qui semblait tout absorber autour de lui, le sol, les objets, la lumière. Un trou sans fond qui grandissait inéluctablement. La veille, un cube d’enfant de  sept centimètres avait disparu sous les yeux d’Alessandra.

Les deux complices avaient essayé d’en parler aux membres de la famille mais on ne les croyait pas. On n'y voyait qu'un petit trou creusé par les termites, on les prenait comme toujours pour des hurluberlus, on avait d'autres soucis avec la préparation de Noël mais surtout, l'inquiétude politique, les mauvaises nouvelles à la radio et la guerre qui semblait s'approcher. On les écoutait d'une oreille, tant qu'ils ne dérangeaient pas trop.

Alors, seuls dans la nuit, le vieil homme et la jeune chercheuse continuaient leurs investigations, usant leurs yeux à la faible lumière de l’ampoule.
— Non, Alessandra, tu t’es encore trompée. Je t’ai dit 13,5 centimètres pour le diamètre. Pas 8 ! Sinon, ce n’est pas cohérent avec la croissance des jours précédents.
— Oui, tu as raison papi. Excuse-moi, j’ai la tête ailleurs.
— Je vois bien ça. Tu ne fais que des erreurs ce soir.
Les mains ridées prirent la feuille de papier, corrigèrent le point sur la courbe et notèrent la bonne valeur dans le carnet.
   — Voilà. Ainsi, c’est mieux.
L’apprenti scientifique regarda ses documents l’air satisfait puis les posa devant lui :
— Maintenant ma petite, tu vas me dire ce qui te tracasse si tu veux bien.
— Si tu insistes. J’ai reçu un courrier de l’université ce matin. Je n’ai pas été sélectionnée pour le programme de recherche du professeur Hartz. Je ne vais pas pouvoir continuer mon travail à l’université. C’est un garçon qui a été choisi, un étudiant que j’ai aidé dans ses expériences pendant tout son stage. Il n’est pas meilleur que moi, mais que veux-tu c’est un garçon.
— Je n’en reviens pas. C’est inadmissible ! Tu es une scientifique de grande qualité, de très haut niveau. Ton étude sur ce trou le montre bien.
— Tu as raison, mais je ne sais pas quoi faire. Leur décision est prise.
— Tu ne devrais pas te laisser faire. Écris-leur, explique-leur ta détermination, tes qualités de chercheuse. Parle-leur de ton travail ici.
— Attention !
Emporté par la discussion, l’homme  avait poussé par mégarde leur compas trop près du bord. Celui-ci disparu dans la noirceur du trou, perdu à jamais.
   — Bon, il va nous falloir un nouveau compas. Allons, reprenons, tu veux bien ?

Au matin de la douzième nuit, après quelques heures de repos, on trouva le vieil homme mort dans son lit, emporté par la fatigue, par la vieillesse, ou par le trou peut-être ? La nuit suivante, Alessandra monta seule. Confuse, elle constata que le trou avait disparu. Le plancher était intact avec les mêmes griffures, le cube, le compas et tous les petits objets qu’ils avaient lâchés dans le trou étaient de nouveau posés sur le sol. Des heures durant, la jeune fille relut leurs notes, repris les mesures, analysa les schémas mais elle ne trouvait aucune explication. Le trou s’était évanoui aussi soudainement qu’il était apparu, phénomène fugace et mystérieux.


La fin alternative :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Titre: Re : Le trou
Posté par: Alan Tréard le 04 Mars 2025 à 17:40:30
Bonjour Esmée,


J'ai découvert ton texte avec une très grande curiosité pour ce phénomène paranormal qu'un grand-père et sa petite-fille sont censés étudier.

Et j'ai pris plaisir à me questionner sur cet objet d'étude qui semble ne pas intéresser outre-mesure les très chères institutions universitaires. J'ai bien aimé la seconde fin, car elle est ouverte, et elle laisse entendre qu'il pourrait encore se passer quelque chose.

Pour améliorer le texte, je dirais que tu pourrais ajouter des éléments surnaturels autour de ce trou, des phénomènes en plus qui en attestent la véracité, comme pour nous pousser à imaginer tout et n'importe quoi à ce propos. Pour le moment, les détails sur son fonctionnement paranormal n'ont pas suffi à me questionner définitivement sur son origine. Il m'a encore manqué un fait attestant de la véracité de cette apparition.


Merci à toi pour ce moment de lecture.

Et à bientôt sur le Monde de l'Écriture.
Titre: Re : Le trou
Posté par: Sophie_Dwyge le 04 Mars 2025 à 19:56:58
Bonsoir Esmée,

J'ai moi aussi préféré la seconde fin,  car elle apporte un élément supplémentaire, à savoir la rédaction de cette lettre. Je trouve que le texte à l'air plus fini comme ça, peut-être parce que la seconde fin vient un peu comme une conclusion.

Sinon, je me suis posée des questions sur la nature de ce trou, mais l'abscence de réponse à la fin ne m'a pas gênée. C'est agréable aussi de lire cette complicité entre une petite-fille et son grand-père.

Merci pour le partage,
Bonne soirée.
Titre: Re : Le trou
Posté par: HELLIAN le 04 Mars 2025 à 20:01:19
J'ai bien aimé l'idée, le thème du trou mystérieux comme une ouverture sur un autre espace. Le duo Du grand-père et de sa petite fille s'avère également sympathique, mais tu devrais le faire durer plutôt que de supprimer la yole aussi rapidement. Je dis ça parce que je suis un grand-père avec une petite fille fort curieuse…
Titre: Re : Le trou
Posté par: Anatole Ch le 05 Mars 2025 à 14:18:06
Quel joli petit ouvrage !
"Le lourd coffre de bois qui cachait l'objet de leurs recherches" (C)
Le lourd coffre de bois cachait le trou noir, l'objet de recherches ? C'est un peu drôle, mais j'aime beaucoup comme ça.
Alessandra n’a pas été sélectionnée pour le programme du professeur Hartz. Cependant, elle est mignonne et travailleuse. Le professeur est stupide. La seconde fin souligne par sa dernière phrase, qu'Alessandra doit rétablir la justice.
Titre: Re : Le trou
Posté par: Basic le 05 Mars 2025 à 17:56:53
Bonjour,

un commentaire dans le cadre de l'entraide et du travail du texte.

J'aime assez ce type de science fiction qui part d'une énorme bizarrerie, sans trop d'effets.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


B
Titre: Re : Le trou
Posté par: Robert-Henri D le 05 Mars 2025 à 18:44:14
Bigre !

Bonsoir Sophie_Dwyge,

J'ai carrément été scotché par cette micro-nouvelle axée sur l'idée d'une faille quantique qui serait à l'origine d'un minuscule Trou-Noir. Lequel s'imaginant apte, tout de même, à créer une distorsion dans notre " Espace-Temps " !

D'un autre côté, ça m'a conduit vers l'image mentale d'une galaxie microscopique qui tiendrait dans un globe transparent avoisinant la taille d'une balle de golf... Or  j'ai eu beau me triturer " les boyaux de la tête " je ne me souviens plus s'il s'agissait d'un roman genre " le voleur de galaxies " d'un film, ou d'une série ? En tout cas, je dis bravo, car ta propre idée, en effet, ne demande qu'à être exploitée !
Titre: Re : Le trou
Posté par: Esmée le 06 Mars 2025 à 09:32:23
Bonjour à tous

Je ne m'attendais pas à tant de retour sur ce petit bout de texte, je vous en remercie !

Basic, tu l'as bien compris, dans le cadre de l'atelier d'écriture, j'étais limitée par le nombre de de caractères, ce qui expliqeu que je n'ai pu aller autant dans le détail que je l'aurais voulu. Cela dit, je trouve l'exercice stimulant car il oblige à ajuster chaque mot ! Comme j' ai envie d'aller au bout de la proposition, je vais finaliser le texte avec cette contrainte de longueur mais je me régale déjà à l'idée de l'étoffer.

Vos retours vont m'être très utiles car ils me permettent de saisir ce qui n'est pas clair ou ce qui peut être approfondi.


Alan, effectivement, il faut que je donne de la matérialité à ce phénomène pour créer une sorte de tension autour du trou qui grandit et qui pourrait tout avalé. Je vois ce trou un peu comme les arrêtes du cube ou le sable qui envahit tout comme dans les Bds des frères Schuiten. Un phénomène inexplicable, mais qui questionne beaucoup de choses et de croyances.

Sophie, je te rejoins sur la fin. Cela me semble plus aboutit avec la rédaction de la lettre. Je vais partir sur cette possibilité, au moins pour la version courte. Quant au trou, j'essaierai de donner plus d'informations dans la version longue.

Hellian, c'est vrai, cette relation grand-père / petite fille est un point que je veux creuser, leur temps passé autour du trou n'étant finalement qu'un prétexte à renforcer leur relation.

Anatole, concernant le coffre, il est beaucoup plus gros que le trou (au départ) et le grand-père l'utilise pour cacher le trou. Mais comme personne ne monte au grenier à part eux je ne sais pas si c'est utile de garder cet élément.  :o

Basic, tu as bien saisi la contrainte de mots. Pour l'époque, je pensais situer cela dans l'entre-deux guerres, à cette période ou la physique fait un bon énorme sur le plan de la physique de l'infiniment grand comme petit. Je verrai bien l'héroïne travaillant dans le labo de Pauli, Bohr ou Fermi ! Mais comme je suis un peu influencée par les tomes des cités Obscures de Schuiten, il y a un peu de ça aussi.

Robert-Henri, bien vu. J'aimerais creuser autour de cette idée de compréhension (ou incompréhension) de la physique quantique, qui peut sembler mystérieuse car contre-intuitive et sur la notion de croyance / vérité dans la démarche scientifique. Quant à l'univers qui tient dans un tout petit espace, j'ai creusé un peu car ça me parlait aussi et c'est dans... Men In Black que j'ai retrouvé ça, avec le chat qui porte un pendentif dans lequel on trouve tout une galaxie. Est-ce que ça peut être ça ?

Je m'en vais donc travailler sur le développement de cette première base.
Merci encore pour tous ces commentaires !

Titre: Re : Le trou
Posté par: Robert-Henri D le 06 Mars 2025 à 10:40:17
 :calin:     Ah ouiiiii ! Esmée, grâce à toi ça me revient ! C'était bien dans Men In Black !

Merci infiniment pour ton aide.
Titre: Re : Le trou
Posté par: Feather le 06 Mars 2025 à 11:08:30
Bonjour,
Ce trou aurait pu être un mirage, un phénomène optique à explorer.  Regards croisés entre un grand père idéaliste et un petite fille admirative d'un temps passé illustrant réalisme et affabulation.
À creuser...
Ton texte est original et ouvre plusieurs perspectives.
Merci pour le partage.
Titre: Re : Le trou
Posté par: Mic Ester le 07 Mars 2025 à 12:51:14
Bien étrange ce texte, il interpelle ce trou, tout de suite on sent l’importance car tu l’as choisi comme titre.
Mais bon on reste sur sa faim car tu ne donnes pas les clés, enfin, c’est quoi le trou ? une chimère pour donner à deux personnes l’occasion de se retrouver, un vrai trou physique ?
La mort du grand père va bien pour la chute, le trou aura été son dernier combat, dans l’indifférence familiale il aura lutté, et puis voilà le trou a gagné !!

Tu es une scientifique de grande qualité, de très haut niveau. Ton étude sur ce trou le montre bien.
Bien vu cet humour

Je crois que j’aime mieux la deuxième fin, encore que …
En bref, un court mais bon moment de lecture.
Mic
Titre: Re : Le trou
Posté par: Cendres le 08 Mars 2025 à 09:03:53
Merci pour le partage de ton récit surréaliste

Je suis nulle en image et en second sens, donc mon interprétation doit être assez mauvaises.

Je n'ai pas trop compris la fin. Le trou aurait fait disparaître le grand-père, s'il l'avait tué. Pourquoi l'accusé ?

Peut-être que c'est une image pour dire que le trou absorbe des choses en les faisant disparaître, comme le temps et qu'à la fin, on meurt ?
Les objets retrouvés, à la fin de ton récit, sont nos souvenirs peut-être ?
Titre: Re : Le trou
Posté par: Esmée le 26 Mars 2025 à 11:22:21
Oh la la, je ne suis pas passée par ici depuis longtemps et je m'excuse de ne pas vous avoir répondu !

Robert-Henri D,  tu sais que retrouver cette référence m'a donné sacrément envie de revoir le film.

Feather, tu sais raison, l'idée c'est de laisser planer le doute sur la nature de ce trou. Est-ce vraiment une manifestation physique de quelque chose ? Est-ce une illusion ? Est-ce un prétexte pour entretenir cette relation entre les personnages ? Je n'ai pas encore toutes les réponses mais cela me donne aussi envie de creuser et d'étoffer ce texte. Merci pour ton retour en tout cas.

Mic Ester, merci pour ton commentaire. C'est l'idée, que ce grand-père mette ses dernières forces dans l'étude de ce trou énigmatique, par curiosité mais aussi pour se rapprocher de sa petite-fille et peut-être pour ne pas voir ce qui se passe autour de lui.

Cendres, merci de ta lecture et de ton ressenti sur ce texte. C'est une belle image que tu proposes, ce temps qui passe et qui, lui aussi, absorbe tout. Et les objets qui reviennent comme des souvenirs  :coeur:. Je n'avais pas tout à fait vu les choses comme ça, mais ça me donne envie de creuser cette piste. En tout cas, je suis contente que tu n'aies tout compris à la fin, c'est un peu le but de laisser ce mystère, même si je comprends que ça peut générer de la frustration.

Merci encore pour vos lectures.
Titre: Re : Le trou
Posté par: Robert-Henri D le 26 Mars 2025 à 16:18:52

 
Citer
;) Robert-Henri D,  tu sais que retrouver cette référence m'a donné sacrément envie de revoir le film. 


Bah, si comme moi tu as la télé (avec mon fournisseur j'ai accès à 200 chaînes) tu finiras bien par le voir programmé (ou en replay) un soir ou l'autre...
Titre: Re : Le trou
Posté par: derrierelemiroir le 30 Mars 2025 à 19:54:11
Bonsoir Esmée,


J'aime bien le titre :)

Je m'attaque d'abord aux détails:

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Depuis dix jours, ils tiraient le câble de l’ampoule depuis le dernier étage j
t'as une répétition de "depuis" que tu pourrais facilement éviter je pense

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Alessandra et son grand-père étudiaient le phénomène la nuit, dans le grenier de la grande maison toscane, quand toute la famille était endormie.
Depuis dix jours, ils tiraient le câble de l’ampoule depuis le dernier étage jusqu’aux combles  transformés en laboratoire, et poussaient le lourd coffre de bois qui cachait l'objet de leurs recherches. Le sol était recouvert d'instruments de mesure divers, de cahiers de notes, de papier millimétré sur lequel ils notaient l'évolution de la taille et de la courbure du trou. Un trou noir comme une nuit profonde, noir comme l'infini. Un trou mystérieux qui semblait tout absorber autour de lui, le sol, les objets, la lumière. Un trou sans fond qui grandissait inéluctablement. La veille, un cube d’enfant de  sept centimètres avait disparu sous les yeux d’Alessandra.
Très cool cette intro, ça me fait penser à pleins de trucs, mais surtout à l'histoire sans fin  :coeur:

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— Oui, tu as raison papi. Excuse-moi, j’ai la tête ailleurs.
puisqu'ils sont en Toscane et que je les imagine italiens, j'aurais apprécié un nonno à la place de papi, juste pour créer une petite ambiance italienne

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— Si tu insistes. J’ai reçu un courrier de l’université ce matin. Je n’ai pas été sélectionnée pour le programme de recherche du professeur Hartz. Je ne vais pas pouvoir continuer mon travail à l’université. C’est un garçon qui a été choisi, un étudiant que j’ai aidé dans ses expériences pendant tout son stage. Il n’est pas meilleur que moi, mais que veux-tu c’est un garçon.
je trouve que cette phrase gagnerait en puissance si elle ne répétait pas deux fois qu'il s'agissait d'un garçon. Je crois qu'à la première mention, on a déjà compris que c'est à cause du genre. Peut-être qu'elle pourrait la terminer en suspens, genre: "Il n'est pas meilleur que moi... que veux-tu"

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Au matin de la douzième nuit, après quelques heures de repos, on trouva le vieil homme mort dans son lit, emporté par la fatigue, par la vieillesse, ou par le trou peut-être ? La nuit suivante, Alessandra monta seule. Confuse, elle constata que le trou avait disparu. Le plancher était intact avec les mêmes griffures, le cube, le compas et tous les petits objets qu’ils avaient lâchés dans le trou étaient de nouveau posés sur le sol. Des heures durant, la jeune fille relut leurs notes, repris les mesures, analysa les schémas mais elle ne trouvait aucune explication. Le trou s’était évanoui aussi soudainement qu’il était apparu, phénomène fugace et mystérieux.
C'est très chouette et ça ouvre beaucoup de portes à l'imagination. Par contre il me manque quand même quelques éléments qui souligneraient le traumas ou la grande tristesse d'Alessandra en découvrant la mort de son grand-père. Là on dirait juste qu'elle retourne travailler sans aucun problème.

Ben du coup, je crois que je préfère la première fin. La deuxième, ça la rend presque encore plus insensible à la mort de son grand-père d'entamer tout de suite sa lettre pour l'Uni.

Voilà, c'était court mais franchement ça m'a donné envie d'en connaître plus. Je trouve chouette qu'il s'agisse d'une relation entre grand-père et petite-fille, qu'elle soit chercheuse, que le trou apparaisse dans leur grenier, et la guerre dans le fond. Y a moyen d'en faire un truc super chouette je pense.

Merci pour le partage et go go go  :coeur:
Titre: Re : Le trou
Posté par: Esmée le 03 Avril 2025 à 17:58:52
Bonjour Dlm,

Merci beaucoup pour ton commentaire très constructif. Je vais apporter les modifications que tu suggères, qui me semblent très pertinentes.


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    — Oui, tu as raison papi. Excuse-moi, j’ai la tête ailleurs.

puisqu'ils sont en Toscane et que je les imagine italiens, j'aurais apprécié un nonno à la place de papi, juste pour créer une petite ambiance italienne

Je voudrais vraiment que cette histoire se passe en Italie dans les années 1930. Les années 1930, à cause du climat géopolitique mais surtout de l'incroyable révolution dans la physique à cette époque là. Ce trou permettra de questionner d'une part la science, la démarche scientifique et peut-être aussi tout le mystère qui plane autour de cette science de l'infiniment petit. Je me suis donc plongée dans les livres d'Etienne Klein pour me remémorer un peu tout ça !

Quant à l'Italie, je ne sais pas pourquoi je tiens tant à ce que ça se passe dans ce pays que je connais mal. Peut-être que je finirais par changer de pays, mais ça me coûterait (sans que je sache trop pourquoi...)

Merci en tout cas pour ton commentaire !