la mort s’est éployéeemployée.
A pleuréA pleurer.
A collectionnéA collectionner.
ses traits ridées,ridés.
Le traffictrafic.
Ils le remercie,remercient.
Le long passage dans le bus est très bien, cette introspection au rythme du voyage, au rythme du paysage qui défile et tout cela s'amalgame avec son état d'esprit, comme si le bus était un lieu parfait pour faire le point. Un divan de psy à roues ! Ce qui est très juste c'est que toute personne qui prend un transport en commun pour une durée assez longue passe par cette phase de réflexion sur soi. Je crois que lorsqu'on prend un livre ou son téléphone c'est justement pour éviter de trop penser. Personnellement ce passage est très fort et les mots justes laissent aux lecteurs, le choix d'envisager des options sur le personnage. Par ailleurs, des petits cailloux sont semés pour nous aider à dresser un portrait plus juste de la personne. C'est bien joué.merci :coeur:
Je m'excuse de n'avoir pas dit tout cela précédemment. :-[mais non mais c'est moi qui m'excuse d'en demander encore et encore, tu m'as déjà tellement aidée !
L'arrivée au restaurant, le décor, ses dernières pensées tranchées qui pourraient lui faire changer d'avis sont bien amenées. Je crois qu'à son âge on peut avoir un coup de tract et alors le corps peut flancher et nous convaincre qu'après tout cette rencontre serait inutile. Mais ce n'est pas son choix ou sa tentation. Alors le lecteur découvre un pan nouveau de sa personnalité. C'est phase du personnage est très intéressante.Oui, au final, je voulais une ouverture à la fin de ce passage, montrer qu'elle était prête à accueuillir le changement (en vrai, elle l'est depuis bien avant, puisque malgré toutes ces peurs, elle se rend au rendez-vous)
J'aurais aussi dû dire cela. :-[:meeting:
La conversation entre les deux personnages est aussi compliquée à amener que dans la réalité quand c'est la première fois. Je crois qu'il faut rester sur ce moins bien car mieux fait cela n'aurait plus de cohérence. On s'ennuie mais sans trouver cela anormal car le lecteur est observateur. Donc je ne changerai rien. Je m'aperçois que je ne sais plus si j'ai vu le prénom de l'homme. En tout cas, il fait le job de mener la conversation et l'effet sur elle est indubitablement positif. Je valide donc ce rdv Tinder.;D super (non, c'est vrai, je ne mentionne pas son nom nulle part. Je crois qu'au fond c'est pour montrer que l'homme, en soit, n'est pas important. Il n'est qu'un vecteur de changement.
Je m'appliquerai la prochaine fois.tu t'appliques toujours et le commentaire que tu m'as fait plus haut est aussi très important. Je ne cherche pas que les confirmations, sinon je n'aurais rien à faire ici.
Cristal et non crystal.ah voilà :mrgreen: c'est vrai que sinon ça fait prénom
l’humain, pour s’y soustraire, se ceint de bouclesici, la boucle en question m'a sorti de ma lecture : quelle boucle ? avant de comprendre le retour de l'automne etc. C'est ce genre de point qu'il faut vraiment fignoler pour que le "style" ne dégrade pas la fluidité.
Ré-insuffler la vie là où la mort s’est éployée ?éployée ?
* Une chouette ébauche de Ann et du type qu'elle rencontre. Vraiment ça marche bien.ah super, je suis contente que tu penses ça
* Le style "point de vue interne" un peu trop marqué peut-être au début du texte.oui, je trouve aussi, il reste des choses à changer pour éviter la redondance
* Ces chapitres de "présentation" des personnages seront pas forcément facile à intégrer dans un roman sans qu'ils fassent "présentation des personnages" ; à voir comment du construit ce roman chorale (mais si tu enchaînes les présentations de tous tes perso directement dans les premiers chapitres, ça risque de faire un peu indigeste et téléphoné)mais oui mais tu as tout à fait raison. C'est un aspect auquel je n'avais vraiment pas pensé en imaginant ce début de récit. C'était même voulu qu'il y ait certains parallelès entre les persos, par exemple ce côté introspectif justement, permis par la solitude et le déplacement. Je n'avais pas anticipé que ça créerait une monotonie au niveau du rythme et du style d'information qui est présenté. Je n'aimerais pas changer le fait qu'on les rencontre d'abord tous à peu près seuls, mais c'est vrai que je peux varier un peu les textes au niveau de l'action, et les sortir un peu plus de leur introspection. Merci pour ce commentaire.
ici, la boucle en question m'a sorti de ma lecture : quelle boucle ? avant de comprendre le retour de l'automne etc. C'est ce genre de point qu'il faut vraiment fignoler pour que le "style" ne dégrade pas la fluidité.yep.
éployée ?t'es pas le premier à crocher sur ce mot. Eployer = ouvrir ses ailes, s'étendre. Mais va falloir le changer du coup ce mot.
Je repasse pour un commentaire plus détaillé et compréhensible... si je trouve du temps !merci Rémi <3
Lâche rien, tu as des lecteurs qui attendent ton texte long ;)
J'ai tout aimé, rien ne m'a faussement interpelée, mon esprit s'est laissé transporter comme faisant corps avec une familiarité.À ce point du récit, je ne peux franchement espérer mieux. Merci de me le dire.
Cet homme au visage avenant, qui prétend avoir son âge, exercé le métier de journaliste, être divorcé et père de trois enfants une chienne.J'ai un souci de ponctuation avant "une chienne"...
Elle se corrige – ce besoin exigeant de limiter le mensonge, surtout celui infligé à soi-même : La peau d’une femme qui remet son destin entre les mains invisibles d’un algorithme biaisé.J'ai relu la phrase plusieurs fois. J'aurais mis "- besoin exigeant..." et viré "ce".
Autour d’elle se déploient maintes ruelles tordues, flanquées de leur caractéristique maisons à colombage colorées, rebondies par endroits, joviales, comme tant de petites centenaires repues à l’oeil gai.Est-ce qu'il ne faut pas accorder "caractéristique" avec "maisons" ?
Comme elle ne répond rien, il continue:Manque un espace avant les deux points.
– Je ne travaille plus en tant que journaliste, dit-il en reposant sa patisserie.pâtisserie
Certes, elle a ses propres faiblesses, mais face à cette rencontre qui n’est qu’une simple rencontre et non la supernova qu’Ann craignait, qui menaçait de pulvériser le tissus fragile de son existence, elle se sent revigorée, maîtresse de son esprit et de son corps.tissu
J'ai un souci de ponctuation avant "une chienne"...je vois. En fait, j'envisageais cette phrase dite assez rapidement, d'un coup, c'est pour cela que je n'ai pas ajouté de ponctuation ici.
J'ai relu la phrase plusieurs fois. J'aurais mis "- besoin exigeant..." et viré "ce".mmh, je ne suis pas sûre. J'ai l'impression qu'il faut préciser que c'est une besoin spécial, qu'elle a souvent. Mais je comprends aussi que la manière dont c'est amené pour le moment n'est pas idéale...
Est-ce qu'il ne faut pas accorder "caractéristique" avec "maisons" ?si :-[
J'aime bien ce passage pas nécessaire sur la ville. Pour moi, il peut rester.:)
Voilou!ah oui, intéressant. J'avoue que c'était un des persos les plus difficiles à écrire pour moi, parce que j'ai dû imaginer quelque chose qui se situait vraiment très très loin de mon quotidien et mon expérience. Mais c'est un défi que j'apprécie.
Cette description est aussi réussie, aussi bien écrite, que les autres. C'est pourtant celle qui m'a le moins accrochée, je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'âge du perso qui rend l'identification difficile, je n'en sais rien. :\?
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé. Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis, les maisons, petites, simples, presque bancales, les visages opaques. Elle observe les feuilles des arbres se détacher de leurs branches. Une impression de circularité l’envahit — l’automne enflammé qui s’installe et puis s’estompe, reviendra l’année prochaine accompagné de son odeur de terre et de pluie, automne qui depuis des millénaire s’en retourne et avec lui cette mélodie de fin du monde quand pourtant le revoilà au prochain détour.J'aime beaucoup le mois d'octobre, l'odeur dans l'air, la lumière de ces premières semaines d'automne et chaque fois, ici, dans Alexander, dans Samuelle, tu le traduis vraiment bien !
Cet homme au visage avenant, qui prétend avoir son âge, exercé le métier de journaliste, être divorcé et père de trois enfants une chienneIl doit manquer un mot avant chienne, non ?
Ce bus lui semble vraiment exagérément bruyant et cahotant.La jolie assonance fait ici oublier le double adverbe ;)
Mais participante, pleinement consciente. La voilà qui s’affuble d’excuses préventives au cas où l’entretien s’avère être un fiasco, une tâche affligeante défigurant le tissu net (nouvelle hypocrisie !) de son existence. (Elle pense, très rapidement, en retenant son souffle, au défunt, à l’abîme que sa disparition a entaillé dans son existence, aux monstres surgissant du gouffre, au déséquilibre permanent qu’elle ressent depuis, comme si cette mort l’avait amputée d’un membre qu’aucune béquille ne peut remplacer).OK, pour faire suite à mon commentaire sur les parenthèses dans Alexander, je comprends mieux ici comment cela fait partie du style des textes. Ici, les pensées juxtaposées m'apparaissent plus clairement.
qu’Ann y a enfoncés, a engendré une gravité trop puissante pour qu’elle puis y réchapperpuisse
Il lui fait signe du fond de la salle, a choisi une banquette flanquant une large fenêtre qui dévoile le Biergarten.Plusieurs fois dans le texte, tu accoles des propositions au verbe principal ou au sujet de la phrase. Je ne sais pas si c'est la répétition de ce processus ou le choix des propositions, mais ici, ça sonne bizarre. On se dit qu'il manque un truc, et j'ai du relire le début pour bien comprendre.
est-ce des chênes qui étalent ainsi leurs ramages ?"sont-ce des chênes" serait plus juste grammaticalement mais ça sonne moins bien.
– Alors, Ann…, commence l’homme, et dans l’infime instant qui sépare son prénom de la suite de la phrase, Ann se demande quel sujet l’homme a décidé d’aborder. Un infime moment dans lequel s’entassent pourtant mille et une angoisses de Ann, les évocations de la famille, du travail, des enfants – comment va-t-elle survivre à cette matinée ?A ma première lecture du texte, j'ai trouvé étrange cette longue phrase au milieu de cette phrase, coincée dans cet infime instant. Mais à la deuxième lecture, je me suis dit que c'était une maîtrise du rythme et de la narration de haut vol.
– Et bien tout pareil, un ami ! Et il éclate de rire, dévoilant des dents blanches, bien maintenues."bien maintenues" me parait un peu bizarre comme adjectif pour des dents. Mais en général, je crois que je n'aime pas trop les descriptions qui impliquent des dents, va savoir pourquoi ! ;D
Elle ne doit rien à cet inconnu, peut donc décider d’offrir ce qu’elle veut, sans contraintesJe croyais que l'adverbe "sans" impliquait le singulier automatiquement, mais en vérifiant, j'apprends que non. J'ai donc appris quelque chose, même si ce commentaire ne sert à rien du coup :D
Elle puisqu’elle aime les livres et puisqu’elle peut choisir le chemin qu’emprunte leur discussion,Le "Elle" en début de phrase ne serait-il pas de trop ?
D'ailleurs, j'ai eu un peu de mal à la retrouver parmi tous les posts. Est-ce que tu envisages de les passer dans les textes longs pour tout rassembler ?Oui, tout à fait ! Je suis un peu lente, mais l'idée, c'est de partager cette histoire dans les textes longs. Je suis en train de travailler à la deuxième partie, une fois qu'elle sera terminée, je créerais le post pour pouvoir ensuite me concentrer sur les commentaires et avoir le temps de commenter les textes longs des autres. J'ai juste pas envie de m'engager à la légère.
J'aime beaucoup le mois d'octobre, l'odeur dans l'air, la lumière de ces premières semaines d'automne et chaque fois, ici, dans Alexander, dans Samuelle, tu le traduis vraiment bien !merci :coeur:
Il doit manquer un mot avant chienne, non ?quelqu'un d'autre avait fait une remarque pareille, qu'il manquait une virgule je crois. Dans ma tête, je disais cette phrase rapidement, "trois enfants une chienne", mais si ça fait tiquer les gens, je vais rajouter un "et" :D
La jolie assonance fait ici oublier le double adverbe ;)hihihihi super alors (je me découvre adverbomane)
OK, pour faire suite à mon commentaire sur les parenthèses dans Alexander, je comprends mieux ici comment cela fait partie du style des textes. Ici, les pensées juxtaposées m'apparaissent plus clairement.C'est vrai que c'est plus clair chez Ann. Un truc sur lequel il faudra peut-être que je me penche plus à fond, c'est comment distinguer l'écriture entre les 5 persos. Comment créer leur voix propre et m'y tenir au fil de l'histoire. Ce n'est pas encore très clair dans ma tête.
Je suis d'accord que le paragraphe sur la statue n'apporte pas grand-choses. Au contraire, je me suis un peu cassée la tête pour comprendre comment était fichue cette statue et ça me semble casser un peu le rythme. Les autres éléments que tu apportes sur l'environnement suffisent, à mon sens, à se faire une idée de l'environnement.Ouais, t'as raison, je vais l'enlever.
Plusieurs fois dans le texte, tu accoles des propositions au verbe principal ou au sujet de la phrase. Je ne sais pas si c'est la répétition de ce processus ou le choix des propositions, mais ici, ça sonne bizarre. On se dit qu'il manque un truc, et j'ai du relire le début pour bien comprendre.je n'ai pas très bien compris de quoi tu parlais ici '-'
"sont-ce des chênes" serait plus juste grammaticalement mais ça sonne moins bien.t'as raison, je remplace. Je trouve pas que c'est forcément moins beau.
A ma première lecture du texte, j'ai trouvé étrange cette longue phrase au milieu de cette phrase, coincée dans cet infime instant. Mais à la deuxième lecture, je me suis dit que c'était une maîtrise du rythme et de la narration de haut vol.arf, merci :-[ :coeur:
"bien maintenues" me parait un peu bizarre comme adjectif pour des dents. Mais en général, je crois que je n'aime pas trop les descriptions qui impliquent des dents, va savoir pourquoi ! ;D:D :D je remplace par soignées
Je croyais que l'adverbe "sans" impliquait le singulier automatiquement, mais en vérifiant, j'apprends que non. J'ai donc appris quelque chose, même si ce commentaire ne sert à rien du coup :Dah ben tu vois, pour le coup moi j'étais jamais sûre, donc tu m'as confirmé quelque chose :D
Le "Elle" en début de phrase ne serait-il pas de trop ?Ça devait être un "Et" :)
La lecture du dernier paragraphe a produit son effet. J'ai vraiment senti chez elle ce poids qui tombe, cette tension qui se dénoue. Chapeau !Waah trop cool, chuis trop contente :coeur:
Voilà, j'ai lu l'ensemble des personnages. Ann est peut-être celle qui m'attrape le moins, surement parce que je me sens moins de points communs avec elle.. Qui sait, d'ici quelques années peut-être ! Ou alors car le texte est plus lent, plus introspectif ? Mais ajoutée aux autres personnages, cela forme un tout captivant et j'ai tellement hâte de lire la suite !!!!Quel cadeau tu me fais avec ce commentaire :s :coeur: merci beaucoup beaucoup beaucoup, c'est vraiment ultra motivant pour moi !! :calin:
Je m'imagine plein de relations entre eux, de scénarios, de "oh, mais c'est son étudiant en fait !!! Trop bien !!".
Je me répète mais vivement la suite !!! (l'abus de points d'exclamation ne nuit pas toujours à la santé)
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaulesTrès étonnant comme entame, je suis intrigué et plu (plu parce que la sonorité fonctionne).
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé.Quelle jolie première phrase,
Roulement tumultueux du bus, légers soubresauts des maigres épaules, monotone paysage incomplètement dénudé. Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis,Et quelle jolie continuation.
Ann est assise sur une banquette et regarde défiler les champs jaunis, les maisons, petites, simples, presque bancales, les visages opaques.Et je déplore l'arrivée trop rapide de ces adjectifs, qui rupturent quand enfin on s'est acclimaté au fait que de rupture il n'y aura pas. En plus, "les visages opaques" qui suivent sont dans la lignée des deux premières phrases/demi-phrases. Je pense qu'il faut laisser traîner le regard un tout petit peu plus longtemps sur le paysage. Deux noms seulement (champs jaunis, maisons) ne sont pas suffisants pour asseoir ce joli jeu d'adjectifs. Et ces visages par ailleurs opaquement beaux. Je pense qu'un ou deux noms de plus suffiraient. La suite du paragraphe me réjouit énormément sinon, et cette accroche.
Humeur morbide en cette somptueuse journée, le bus presque vide et elle dedans qui réfléchit à la vie mais surtout à la mort.T'as une sacrée manière de placer ta ponctuation, tes points. Tu es quelqu'un qui prends soin des mots, en les écrivants, et c'est dans ce soin que je m'allonge. C'est parce que tu considères un mot dans son sens, et dans ses sons, et dans son contexte tout à la fois, c'est parce que tu les habilles et que tu respectes leurs corps, que je peux te faire confiance. Dans les faits, du coup, je te fais confiance. Un jour tu parleras de choses qui me réjouiront et ma confiance se changera sans doute en appétit plus dangereux, mais pour l'instant sache qu'elle est à toi.
invente des boucles et s’offre ainsi l’illusion du renouvellement quand en réalité, rien ne se répète ailleurs que dans l’abstraction de la pensée.Je vois plutôt la virgule après "renouvellement", plus orthodoxe et à peu près le même son.
Elle a passé l’âge de la prétention. Alors qu’espère-t-elle ?Ce 'Alors' ne me semble pas bien en place, pas reposer sur ce qui précède. J'ai pas mentionné mais je trouve ce qui précède très bien construit et posé. C'est cool d'être discret sur ce sujet, et pour autant c'est très clair : on devine tout de suite (discètement)
Combler les silences de son foyer esseulé ? Ré-insuffler la vie là où la mort s’est déployée ?J'aime pas la deuxième interrogative. Je pense que la première la sous-entend, et que tu pourrais aindi te permettre de te poser plus solennellement : "Ré-insuffler la vie,(virgule) là où la mort s'est déployée.(point)"
Elle se corrige – ce besoin exigeant de limiter le mensonge, surtout celui infligé à soi-même : La peau d’une femme qui remet son destin entre les mains invisibles d’un algorithme quelconque.Je l'aisserais le cadratin se terminer plutôt qu'un deux-points-majuscule. Plus naturel et tout aussi clair à mes yeux. mais c'est un détail et j'ai peut-être franchement tort. En tout cas je trouverais ça plus doux, ponctuation-wise.
À ce lit qu’elle a remplacé mais qui n’en est pas moins resté la couche de l’ancienne chambre conjugale.Ne me plaît pas la formule "n'est pas moins" ici, je trouve qu'elle n'est pas adaptée du tout (parce que 'en' renvoie à rien, 'moins' renvoie pas vraiment à une quantité, et parce que bon c'est pas une formule très jolie en littérature je trouve dans l'absolu, quoiqu'elle ait ses usages, etc.) -> Le simple et direct "À ce lit qu’elle a remplacé mais qui est pourtant resté la couche de l’ancienne chambre conjugale." est imparfait mais déjà beaucoup plus dans le ton à mes yeux. Je te fais confiance pour trouver quelque chose dans la fibre du paragraphe (ou ne rien changer aussi, tu fais ce que tu veux eh :))
Par instants, une vague de honte la submerge.Encore des points qui fonctionnent chouettement bien.
Quand enfin les portes s’écartent sur le centre-ville, elle se précipite dehors, inspire avec soulagement l’air croustillant de cette splendide journée. Autour d’elle se déploient maintes ruelles tordues, flanquées de leurs caractéristiques maisons à colombage colorées, rebondies par endroits, joviales, comme tant de petites centenaires repues à l’œil gai. Parmi elles, des humains aux regards concentrés, fixes, qui offrent un contraste presque comique à la désinvolture de l’architecture urbaine.Eheh, je vais dire quelque chose de vexant dans quelques mots, prépare-toi, cadenasse ta peau, lisse ton cuir. Je trouve ce paragraphe étonnament quelconque, et je l'ai lu sans en retenir une goutte. Limite, je ne comprends pas l'action parce que... parce que rien n'accroche ma lecture dans ce paragraphe. pardon, cela vient peut-être de mes yeux.
En apercevant son reflet contre une vitre, sa silhouette fine au long manteau noir, Ann est parcourue d’un frémissement,elle sait direct que c'est lui, soit, mais que nous sachions direct que "sa" est lui me paraît un poil manquer de douceur.
Elle pense, très rapidement, en retenant son souffle, au défunt,C'est un point qu'il faut ici, pas une virgule (à mon sens émoussé)
comme si cette mort l’avait amputée d’un membre qu’aucune béquille ne peut remplacer).et une virgule là (après "membre") pour laisser s'apesantir le sens, sinon les phrases me semblent trop rapides, trop diluées.
tout se meut selon la dynamique bien réglée de cette petite ville.Ce paragraphe m'inquiète aussi. Mais ce morceau de phrase relevé me semble être un non-sens important, un non-sens désagréable à lire en cela qu'il ne contient rien, pas même une image, rien que quelque chose de faux : la ville n'est pas une dynamique, n'est pas "bien réglée", n'est réglée par rien ni personne et personne vivant dedans n'obéit à une quelconque entité mécanique : c'est l'individuel qui fait émerger le global, et pas le contraire, et là ça me dérange. Parce que l'aspect "petit bureau des objets retrouvés" qui habite l'intellect de celle femme peut-être, cet aspect si bon-enfant-convenu qui infecte les esprits se doit d'être toisé en ennemi par la littérature, pusiqu'il acoquine les pires maux.
Sous les semelles des corps en mouvement, Ann s’amuse un instant à imaginer des fines glissières, une mécanique lisse, déterministe, mais très vite elle l’annule, se refuse de commettre cette bévue qui réduit la complexité en histoires qui ne correspondent plus à rien.Hahaha, j'aurais dû lire jusqu'à la fin. Je trouve cela mal dit cependant, et le paragraphe manque de son, mais tu sais très bien ce que tu dois/voulais dire ici en fait.
Elle finit par arriver devant le café où devrait l’attendre l’inconnu qu’elle a choisi de rencontrer. L’établissement est nouveau. Elle hésite et pour gagner du temps consulte les propositions de petit-déjeuners affichées à l’entrée. Bagels, pancakes, porridge, gaufres, divers assortiments de pain et de pâtisseries. Dans son esprit s’impose le portrait peu flatteur d’un homme au visage carmin, en sueur, qui avale grossièrement tout un plat d’oeufs et de bacon. Mais il est désormais trop tard pour faire marche arrière. L’inertie de sa destinée, en cette journée quelconque d’automne, est trop forte, l’a été depuis son inscription sur le site, son choix du profil de cet homme.Je commence à m'ennuyer, dans sa tête et dans le fait que le texte se répète beaucoup là, ici la fois de trop je jugerais.
Comme si la cristallisation de cette rencontre dans le futur, densifiée à l’extrême par toutes les peurs et espoirs qu’Ann y a enfoncés, a engendré une gravité trop puissante pour qu’elle puis y réchapper.C'est vraiment verbeux. Ce n'est pas hors-de-propos, j'imagine sans mal Ann penser un truc dans le genre, mais c'est verbeux, et j'ai l'impression que tu cherches un peu ton personnage (qui se cherche aussi, j'accorde j'accorde), tandis que je le trouvais déjà bien posé, et une simple description beaucoup plus effacée m'aurait convenu, suffit, pour poser Ann dans ce café. Elle existe, laaisse-la respirer un poil.
revêtu d’un carrelage en damier étincelant.étrange virgule mais pas de souci ; j'aurais écrit "qui étincelle" plutôt que "étincelant". Pour que la voix passive qui s'incruste ne pique pas la place qu'elle n'a pas.
Elle le longe et débouche sur une pièce illuminée de chandeliers en Crystal où trône un bar d’un bois luisant, foncé, qui pourrait être du noyer. Désorientée un instant, elle regarde à droite et à gauche, n’aperçoit que des groupes de personnes attablées, aucun homme seul.Super cool le mouvement. Sinon à la toute fin, un point plutôt qu'une virgule, ou un "et" après la virgule, me serait tout à fait accueillant pour m'aider à poser mon regard, sur la scène qui me plaît.
Avant de répondre, il entame son croissant, et sa manière de le manger rassure quelque peu Ann, n’évoque en rien le carnassier.*Soupire et seccoue la tête en signe de désaccord, de dépit face aux goûts d'Ann*
Doit-elle faire semblant de rien ou faut-il lui révéler qu’elle aussi, avant, elle écrivait ?J'aime pas le "Doit-elle" ici, il ne me semble pas amener correctement la question. Trouve autre chose ! (Joue ! Joue ! Joue un peu avec moi !)
Parce qu’il me semble que les thèmes que je finis par traiter émergent en cours de route, sans décision consciente de ma part. Il est donc très probable que je ne me rende pas compte, même à la relecture, que j’ai traité de ci ou de ça, et que de sa propre expérience d’autrices.Le pluriel est singulier. L'intrigue me houspille et je questionne la grammaire pour savoir si elle n'est pas simplement, étourdiement, derrière les multiples autrices que la narratrice fut.
si je devais analyser mon écrit, j’en confondrais les grandes lignes. Mais j’aimerais mieux parler de vous, de vos lectures. Qu’avez-vous lu de bon dernièrement ?Moi aussi. C'est agréable, de n'être pas crispé en cette position qui est la nôtre, lecteur, face à une situation si hasardeuse qu'un rendez-vous entre deux vieilles personnes. Et je n'ai pas trouvé cela (trop) forcé, donc bon, m'enfin, merci un peu.
En réceptionnant cette question, une tension se dénoue dans le corps d'Ann.
(mieux qu’avec un mort !)L'exclamative ?
Et em partageant avec cet inconnu ce qu’elle aime tant,Yess, j'adore la particule 'em' pour introduire le neutre en français. Mais je crois que tu l'emploies en travestie... :'(
Et je déplore l'arrivée trop rapide de ces adjectifs, qui rupturent quand enfin on s'est acclimaté au fait que de rupture il n'y aura pas. En plus, "les visages opaques" qui suivent sont dans la lignée des deux premières phrases/demi-phrases. Je pense qu'il faut laisser traîner le regard un tout petit peu plus longtemps sur le paysage. Deux noms seulement (champs jaunis, maisons) ne sont pas suffisants pour asseoir ce joli jeu d'adjectifs. Et ces visages par ailleurs opaquement beaux. Je pense qu'un ou deux noms de plus suffiraient. La suite du paragraphe me réjouit énormément sinon, et cette accroche.merci pour cette suggestion, elle résonne avec ce que je ressens, je crois
Merci pour ça.
Ann est douce, j'espère (j'ai bon espoir !) de m'entendre avec elle. J'embarque sur ton canot et j'essaie de ne pas arrêter trop souvent les flots pour t'ensevelir de mes remarques de détails, dlm.
Promis que j'essaie.
T'as une sacrée manière de placer ta ponctuation, tes points. Tu es quelqu'un qui prends soin des mots, en les écrivants, et c'est dans ce soin que je m'allonge. C'est parce que tu considères un mot dans son sens, et dans ses sons, et dans son contexte tout à la fois, c'est parce que tu les habilles et que tu respectes leurs corps, que je peux te faire confiance. Dans les faits, du coup, je te fais confiance. Un jour tu parleras de choses qui me réjouiront et ma confiance se changera sans doute en appétit plus dangereux, mais pour l'instant sache qu'elle est à toi.c'est tellement beau ce que tu dis
Merci DLM. Je souffrais un peu de n'avoir pas l'occasion de lui faire prendre l'air. Promène-la bien.
Je continue ma lecture te confiant sa laisse, et suivant les mains dans les poches, le pas traînant, derrière vous.
Je vois plutôt la virgule après "renouvellement", plus orthodoxe et à peu près le même son.ah oui, tu as raison !
Ce 'Alors' ne me semble pas bien en place, pas reposer sur ce qui précède. J'ai pas mentionné mais je trouve ce qui précède très bien construit et posé. C'est cool d'être discret sur ce sujet, et pour autant c'est très clair : on devine tout de suite (discètement)je l'ai enlevé!
J'aime pas la deuxième interrogative. Je pense que la première la sous-entend, et que tu pourrais aindi te permettre de te poser plus solennellement : "Ré-insuffler la vie,(virgule) là où la mort s'est déployée.(point)"j'aime bien, merci !
Je l'aisserais le cadratin se terminer plutôt qu'un deux-points-majuscule. Plus naturel et tout aussi clair à mes yeux. mais c'est un détail et j'ai peut-être franchement tort. En tout cas je trouverais ça plus doux, ponctuation-wise.Yes! Son oeil est si précis
Ne me plaît pas la formule "n'est pas moins" ici, je trouve qu'elle n'est pas adaptée du tout (parce que 'en' renvoie à rien, 'moins' renvoie pas vraiment à une quantité, et parce que bon c'est pas une formule très jolie en littérature je trouve dans l'absolu, quoiqu'elle ait ses usages, etc.) -> Le simple et direct "À ce lit qu’elle a remplacé mais qui est pourtant resté la couche de l’ancienne chambre conjugale." est imparfait mais déjà beaucoup plus dans le ton à mes yeux. Je te fais confiance pour trouver quelque chose dans la fibre du paragraphe (ou ne rien changer aussi, tu fais ce que tu veux eh :))de nouveau, je suis d'accord, ne me gronde pas d'être trop d'accord, je suis sensible ce soir
Encore des points qui fonctionnent chouettement bien.<3
Eheh, je vais dire quelque chose de vexant dans quelques mots, prépare-toi, cadenasse ta peau, lisse ton cuir. Je trouve ce paragraphe étonnament quelconque, et je l'ai lu sans en retenir une goutte. Limite, je ne comprends pas l'action parce que... parce que rien n'accroche ma lecture dans ce paragraphe. pardon, cela vient peut-être de mes yeux.tu me vexes jamais. Pour le moment je garde. J'avoue que tout le bout du centre-ville me semble un peu trop aléatoire, remplaçable, j'en suis pas convaincue.
elle sait direct que c'est lui, soit, mais que nous sachions direct que "sa" est lui me paraît un poil manquer de douceur.:D :D :D (j'aime plus du tout ce paragraphe, tout est à ré-écrire)
EDIT: ben mince c'est moi qui suis bête. Je réclame une construction plus simple, pour nous reflanquer dans la lecture après le Paragraphe-Insipide !
C'est un point qu'il faut ici, pas une virgule (à mon sens émoussé)t'as TROP raison !
Ce paragraphe m'inquiète aussi. Mais ce morceau de phrase relevé me semble être un non-sens important, un non-sens désagréable à lire en cela qu'il ne contient rien, pas même une image, rien que quelque chose de faux : la ville n'est pas une dynamique, n'est pas "bien réglée", n'est réglée par rien ni personne et personne vivant dedans n'obéit à une quelconque entité mécanique : c'est l'individuel qui fait émerger le global, et pas le contraire, et là ça me dérange. Parce que l'aspect "petit bureau des objets retrouvés" qui habite l'intellect de celle femme peut-être, cet aspect si bon-enfant-convenu qui infecte les esprits se doit d'être toisé en ennemi par la littérature, pusiqu'il acoquine les pires maux.celui-ci je l'ai supprimé, ça faisait longtemps qu'il m'agaçait
Je commence à m'ennuyer, dans sa tête et dans le fait que le texte se répète beaucoup là, ici la fois de trop je jugerais.yes, je te comprends, hélas
C'est vraiment verbeux. Ce n'est pas hors-de-propos, j'imagine sans mal Ann penser un truc dans le genre, mais c'est verbeux, et j'ai l'impression que tu cherches un peu ton personnage (qui se cherche aussi, j'accorde j'accorde), tandis que je le trouvais déjà bien posé, et une simple description beaucoup plus effacée m'aurait convenu, suffit, pour poser Ann dans ce café. Elle existe, laaisse-la respirer un poil.non mais t'as complètement raison. Je cherche trop les explications, alors qu'en fait, on comprend déjà, je pense. Le la lecteur lectrice comprennent mon perso bien avant moi.
Et si tu ne veux pas la faire respirer (i.e couper des lambeaux de ces paragraphes un ptit poil plats ou pompeux qui s'enchaînent là), alors j'aimerais la voir manquer d'air, plutôt que la voir le brasser.
Je suis un peu rude, pardon. Je le pense cependant et ne me corrige pas.
étrange virgule mais pas de souci ; j'aurais écrit "qui étincelle" plutôt que "étincelant". Pour que la voix passive qui s'incruste ne pique pas la place qu'elle n'a pas.done !
*Soupire et seccoue la tête en signe de désaccord, de dépit face aux goûts d'Ann*:D :D :D
J'aime pas le "Doit-elle" ici, il ne me semble pas amener correctement la question. Trouve autre chose ! (Joue ! Joue ! Joue un peu avec moi !)"Ann marque un temps d’arrêt, prépare une réponse, puis une autre, suivie d'une autre encore. Faire semblant de rien ou lui révéler qu’elle aussi, avant, elle écrivait ? Non. Elle ne sait rien de lui. Et puis il la reconnaîtrait peut-être. "
Le pluriel est singulier. L'intrigue me houspille et je questionne la grammaire pour savoir si elle n'est pas simplement, étourdiement, derrière les multiples autrices que la narratrice fut.haha non, c'était une faute. Même si en vrai, on pourrait dire qu'elle a été plusieurs autrices.
Moi aussi. C'est agréable, de n'être pas crispé en cette position qui est la nôtre, lecteur, face à une situation si hasardeuse qu'un rendez-vous entre deux vieilles personnes. Et je n'ai pas trouvé cela (trop) forcé, donc bon, m'enfin, merci un peu.<3
Double espace entre "compte" et ", même".
Allez, je vais me coucher. Je n'ai rien qu'un relevé pour ce soir.
J'ai bientôt décroché le droit d'aller lire les Ricochets (enfin !). Tu me fais penser à ces quêtes dans Dofus que l'on ne débloque qu'après en avoir réalisé d'autres, bien diverses, auprès d'autres personnages de la même zone.
C'est fort plaisant. merci de me rappeler Dofus à dessein, je t'accueille avec joie sur ce terrain.
celui-ci je l'ai supprimé, ça faisait longtemps qu'il m'agaçait:s
Ann marque un temps d’arrêt, prépare une réponse, puis une autre, suivie d'une autre encore. Faire semblant de rien ou lui révéler qu’elle aussi, avant, elle écrivait ? Non. Elle ne sait rien de lui. Et puis il la reconnaîtrait peut-être.Super trop chouette.