Le Monde de L'Écriture

Coin écriture => Textes courts => Discussion démarrée par: derrierelemiroir le 10 Janvier 2025 à 13:01:10

Titre: Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 10 Janvier 2025 à 13:01:10
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.




Elle pédale avec énergie, comme pour s’enfuir. Déchirer le rideau soyeux de ce samedi matin, s’engouffrer dans les irrégularités de la nature. Rapidement, elle se laisse avaler par un enchevêtrement somptueux d’arbres. Hêtres, frênes, tilleuls, chênes, noisetiers. Ils se préparent au long sommeil hivernal et parent la forêt, dans leur abandon, d’une splendeur ambrée. Samuelle imagine l’humus riche les relier dans une étreinte infrangible. Entre deux expirations bruyantes, elle inhale le parfum exaltant de l’automne. Les feuilles rousses qui parsèment le sol se froissent à son passage et libèrent des soupirs discrets.

La montée est laborieuse, ses muscles chauffent. Plus loin, elle aperçoit un embranchement. À gauche s’ouvre un chemin qui cisaille la forêt pour relier le village au chateau, d’un seul trait, qu’elle connaît bien. S’y rendre, se dit-elle, se gorger de la vue, puis redescendre à la maison. Mais l’autre ramification accroche son regard. Un petit passage enrobé par les frondaisons, une courbe suggestive, qui s’échappe ailleurs, là où son imagination n’a osé encore se hasarder. Samuelle pense à la réunion de lundi dix heures, à l’œil sévère, rarement amusé, de son directeur de thèse. À la bibliographie qu’elle se doit de terminer. Le sujet la captive, certes, l’émergence de la vie, de la fonction biologique, au milieu de phénomènes physiques et chimiques dépourvus de finalité. Mais ce travail de catalogage la heurte, lui semble être une perte colossale de son temps et puis il n’est que samedi matin. La nature est là, devant elle, fraîche, généreuse, apaisante, surprenante. Elle sonde du regard ce chemin qu’elle n’avait anticipé, qui murmure des promesses de temps et d’espace à son esprit tiraillé. Elle secoue la tête, libère un fuck it qui s’égare aussitôt dans la canopée.
Son vélo oblique à droite.
L’arrondi du sentier les happe.
 
*

Deux heures plus tard, elle émerge de la forêt, ses habits crottés, son vélo sali de résidus boueux. Un large sourire relie ses joues rosies. Elle dévale la route qui mène au village à toute vitesse, se croit aigle royal ou grand albatros. Le soleil est tout à fait levé, à présent. Ses rayons s’étalent à profusion sur les champs jaunis et les toitures rouges des maisons. À l’approche des premières habitations, Samuelle ralentit, s’assurant qu’aucun enfant ne joue sur la chaussée. Elle n’habite la bourgade que depuis deux mois mais s’y sent déjà à l’aise, connaît ses allées par cœur. Choix étrange qu’a été le sien, affirment ses collègues, préférer la campagne à la ville. Choix de retraitée ou de mère de famille, s’amusent-ils. Elle n’est ni l’une ni l’autre, a tout juste vingt ans. Surdouée disent les uns, geek, atypique chuchotent les autres. Et elle de secouer la tête comme pour se libérer de ces étiquettes trop étroites.

Le gravier crisse sous les pneus de son vélo quand elle remonte le chemin privé qui s’arrête aux pieds du vieux manoir. Il date du Moyen-Âge, si elle en croit la propriétaire, une femme élégante, d’un certain âge. Samuelle n’y loue qu’un petit appartement. Elle n’en a pas cru ses yeux quand elle l’a visité, n’a pas cru sa chance quand la propriétaire, après l’avoir examinée longuement au fond des yeux, a dit il est à toi si tu le veux.

Elle dépose son vélo sous l’abri voiture, ne le cadenasse pas, nul besoin, et se dirige vers l’entrée côté jardin. Avant de refermer la porte massive derrière elle, elle hume une dernière fois les senteurs riches du mois d’octobre. Caresse du regard le muret ancien qui délimite le jardin étendu de la propriétaire. Le feuillage encore épais d’un formidable marronnier sépare les appartements de Madame Brosnan, situé dans l’aile nord du manoir, de ceux de ses locataires. Comment vit-elle ? se demande Samuelle en déplaçant son attention au-delà de l’arbre. Veuve, avait-elle expliqué très rapidement, lors de leur premier entretien. Depuis deux ans. Sa voix n’avait trahi aucune douleur. Son regard était complexe, stratifié, prudent. J’aime le calme, la discrétion, avait-elle ajouté, probablement pour signifier que les fêtes n’étaient pas souhaitables. Ou alors pour partager, un instant seulement, un fragment de sa personnalité avec cette étrangère qu’elle accueillait au sein de sa propriété. Samuelle détourne les yeux, délaisse ses questions pour plus tard, pénètre le hall silencieux et s’avance vers l’entrée de son logis.

*

Une fois douchée et habillée, Samuelle ne s’installe pas immédiatement à son bureau. Elle ne se sent pas tout à fait dans les bonnes dispositions pour le travail de précision qu’elle se doit d’effectuer. Son esprit vibre encore des couleurs et sensations éprouvées dans la forêt, amplifié par les nouvelles perspectives qu’elle a entrevues. Il lui coûterait trop cher de devoir canaliser son énergie dans une tâche unique, se forcer à lire et résumer de façon linéaire quand elle se sent encore pleine d’une vie multidimensionnelle. Alors elle flâne entre les murs de son appartement, sirotant une tisane, laissant ses pensées vagabonder, entremêlées d’images diffuses. Le passage flamboyant d’un écureuil. Le halo délicat du soleil filtrant à travers la coupole des arbres. L’euphorie ressentie quand la forêt s’entre-ouvre sur une clairière secrète. Le petit pain et le chocolat engloutis avec félicité entre les herbes encore humides. Puis d’autres couleurs et émotions s’immiscent à travers le ruissellement allègre de ses souvenirs. La lumière froide du laboratoire. Les regards impénétrables de ses collègues. Une impression pénible d’inadéquation, de droites mal alignées, d’aimants qui se repoussent, quand pourtant, c’est précisément là qu’elle se doit d’être, parmi les paillasses, les incubateurs et les microscopes, à l’orée du monde invisible, si proche et inaccessible à la fois. La vie turbulente qu’enferment les cellules n’attend qu’elle pour être découverte, comprise, mais ses collègues lui proposent des pauses café et elle ne sait pas quoi faire. Elle les suit mais ne sait pas quoi dire. Ils l’invitent à des soirées, Il faut que tu sortes un peu, que tu découvres la ville, ça fait déjà deux mois que t’es là ! Comment leur communiquer qu’elle ne sait pas accomplir toutes ces choses qu’ils considèrent triviales ? Qu’elle ne sait se rendre à une fête ou dans un bar. Qu’il y a en elle un manque, un abysse – ou est-ce une peur ? – là où devrait se trouver une carte ou un mode d’emploi. Une indication précise qui l’aiderait à naviguer entre les courants emmêlés qui gouvernent les relations sociales. Comment leur dire, sans les froisser, qu’il vaut donc mieux la laisser à ses livres et réflexions, comme tant d’autres l’ont fait avant eux ?

Samuelle s’est arrêtée devant son espace de travail. Elle pose son regard sur le calendrier accroché au mur, juste au-dessus de son ordinateur. Le trente-et-un octobre est barbouillé d’une écriture presque illisible qui semble chuchoter: “Fête d’anniversaire d’Oliver ?”. Samuelle détourne les yeux, tire sa chaise et s’y assied. Elle allume son ordinateur, ordonne quelques articles scientifiques qui jonchent son bureau, et ce faisant, calme son esprit, le concentre sur la tâche à accomplir, et rien d’autre n’a plus d’importance.

*

Il est tard, presque minuit, quand elle éteint son ordinateur. Elle soulève sa tasse vide et l’emporte à la cuisine. Ouvre le lave-vaisselle, ne s’émerveille plus d’en posséder un, y dépose la tasse. Ses gestes dépeignent l’habitude, ses pensées, elles, sont tout ailleurs. Elles circulent parmi le brouhaha des protéines qui cohabitent dans les cellules du vivant. Qui jouent des coudes, naviguent au hasard, s’accrochent de-ci de-là à d’autres molécules. Protéines libertines, qui se forment et se déforment continuellement et n’ont absolument rien en commun avec les structures rigides, ordonnées, préprogrammées, qu’elle avait apprivoisées durant ses études. Plus la science avance, plus elles se transforment, deviennent autres, amas désorganisés, servant mille fonctions à la fois mais aucune de distincte. Le miracle, le vrai, est que les cellules qui les abritent comprennent ce chaos. S’en servent pour accomplir la vie. Samuelle est fascinée par ce passage de l’inerte au vivant, par l’aptitude qu’a la vie d’aiguiller le désordre, de le traduire en prises de décisions qui lui permettent, à elle, de se faire un thé. De mettre en marche le lave-vaisselle. De se blottir au fond du canapé et de méditer sur toutes ces choses. Aux trillions de chemins confus qui pourtant convergent en un instant, en cet instant précis. Similaires à ces ravissants sentiers qu’elle rencontre en forêt, qui tous la ramènent chez elle. Elle considère leurs croisements, la multitude d’autres histoires qu’ils auraient à raconter, les compare au tohu-bohu des interactions humaines, aux attaches qui naissent entre les frictions de la chair, fruit du hasard et de la proximité. Dans son imagination fleurit une scène animée : Une femme se faufile dans un bar avec le fol espoir de rencontrer quelqu’un. Tout là-bas, à côté du DJ, une personne dont les principes de vie, les désirs, les ambitions s’imbriqueraient parfaitement avec ceux de la femme. Mais la foule est dense, le rythme effréné de la musique traverse les corps en sueur qui s’agglutinent autour de la femme, ralentissent ses mouvements. Et là, juste là, se trouve cette autre personne dont l’affinité à la femme est plus que satisfaisante. Leurs esprits se frôlent, leurs mains se caressent, une possibilité en remplace une autre et qui le saura jamais ? Qui se préoccupera de ce second chemin qu’aurait pu emprunter la femme, les mille ramifications qu’il aurait engendrées, les rires, la volupté, les promesses et déceptions, les échappées passionnées, le soutien, l’intimité, qui s’en soucie quand le but est atteint ?

Mais.
Pourtant.

Le père de Samuelle prétend que pour lui, il n’y avait que sa mère. Pas mille possibilités mais une seule. Que si sa mère s’était trouvée au fond du bar ou perdue au milieu de la foule de Mong Kok, Tokyo, ou Paris, il l’aurait retrouvée. Il se plaît à conjuguer les mots destin et âme soeur. Même après tout ce temps. Se refuse d’admettre que son histoire, leur histoire, aurait pu ne pas être. S’entête, au point de fermer la porte à toute nouvelle liaison, même si maintenant.
Samuelle ne veut terminer cette phrase.

Même si maintenant.

Maintenant il est seul.

Le mot résonne dans la tête de Samuelle.

– Seul, répète-t-elle à haute voix pour s’empêcher de penser à l’absente, à celle qui, de par sa suppression, a engendré la solitude du père. D’un coup, le mot et son écho prennent une amplitude nouvelle, remplissent le silence du salon et mutent, deviennent son délaissement à elle. De haut, elle s’aperçoit esseulée, anonyme au milieu d’un village étranger, d’un pays inconnu situé à des milliers de kilomètres de sa famille. De ce qu’il en reste. Sa gorge se contracte, les pensées interdites se précipitent à la surface. Elle se lève du canapé comme électrocutée et quitte la pièce en éteignant la lumière.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: BAGHOU le 10 Janvier 2025 à 17:05:21
Bonjour,

Je n'ai pas beaucoup de temps, alors je vais à l'essentiel, je m'en excuse :

C'est encore différent des personnages précédents, le récit se perd dans les méandres des pensées, mais on ne s'ennuie pas et pourtant au final on arrive nulle part hormis un voile levé sur une situation familiale tristounette et qui a laissé des traces.

Le prénom est très original, je trouve dommage de mettre un diminutif  dans le récit, cela ne se justifie pas sauf dans un dialogue. C'est presque un sacrilège !  :)

On est samedi matin, tôt visiblement, et un truc me chiffonne, elle vient de où ?  Promenade matinale ? Elle travaille de nuit ? On sait qu'elle rentre au château, elle fait deux heures de vélo en ayant pris un détour tout boueux et puis tu dis "puis retourner travailler. " A sa thèse, je suppose.

A un moment, elle dit qu'elle en a pour 20 min et après elle émerge deux heures plus tard de la forêt.

"n’a oser (osé) encore se..." / "d’un subtile (sans e)" / "et l’emporte avec elle (avec elle n'a pas lieu d'être) vers (à serait mieux) la cuisine. "

A mon sens, le laïus sur l'ADN, l'ARN, le vivant (répété 3 fois) fait pavé et le lecteur se perd un peu, surtout s'il méconnaît le sujet. Je crois qu'il faudrait revoir ce passage et le simplifier. La suite est très bien faite et la chute avec l'histoire familiale est bien amenée.

C'est bizarre, mais on s'attache encore très bien à ce personnage. La mise en scène, la promenade, le logement au château, ... c'est original.

Je complèterai mon avis au besoin, mais je crois que j'ai dit l'essentiel.

Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 11 Janvier 2025 à 16:33:16
Bonsoir BAGHOU,

Je te remercie encore une fois vivement pour ta persistance et bienveillance à commenter mes textes.

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C'est encore différent des personnages précédents, le récit se perd dans les méandres des pensées, mais on ne s'ennuie pas et pourtant au final on arrive nulle part hormis un voile levé sur une situation familiale tristounette et qui a laissé des traces.
oui, c'est vrai que cette fois, on n'arrive pas très loin, on devine simplement à la fin une tension quelque part qui devra peut-être être résolue. Je voulais ici surtout introduire le monde interne de Samuelle, et son amour, besoin d'égarement et d'aventure dans la forêt.

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Le prénom est très original, je trouve dommage de mettre un diminutif  dans le récit, cela ne se justifie pas sauf dans un dialogue. C'est presque un sacrilège !  :)
Tu as complètement, mais complètement raison. J'ai changé.

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On est samedi matin, tôt visiblement, et un truc me chiffonne, elle vient de où ?  Promenade matinale ? Elle travaille de nuit ? On sait qu'elle rentre au château, elle fait deux heures de vélo en ayant pris un détour tout boueux et puis tu dis "puis retourner travailler. " A sa thèse, je suppose.
Alors j'ai relu, et effectivement, son trajet n'était peut-être pas aussi clair que dans ma tête. J'ai un peu modifié. L'idée c'est qu'elle part de chez elle pour une virée à vélo, mais avec pour seul but de monter au chateau se repaître de la vue, puis de retourner travailler chez elle, parce qu'elle a un délais. Mais, sur son trajet, elle découvre ce petit chemin imprévu, qui part dans une direction toute autre, et qui la séduit. Alors elle l'emprunte et ne resurgit que deux heures plus tard de la forêt, les habits crottés, l'air heureux.

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"n’a oser (osé) encore se..." / "d’un subtile (sans e)" / "et l’emporte avec elle (avec elle n'a pas lieu d'être) vers (à serait mieux) la cuisine. "
merci je change

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A mon sens, le laïus sur l'ADN, l'ARN, le vivant (répété 3 fois) fait pavé et le lecteur se perd un peu, surtout s'il méconnaît le sujet. Je crois qu'il faudrait revoir ce passage et le simplifier. La suite est très bien faite et la chute avec l'histoire familiale est bien amenée.
ok, je vois. Ça me prendra un peu de temps pour modifier, mais je comprends. Je ne veux pas ennuyer ni perdre les lecteurs.

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C'est bizarre, mais on s'attache encore très bien à ce personnage. La mise en scène, la promenade, le logement au château, ... c'est original.
:coeur: merci
Titre: Re : Samuelle
Posté par: True Duc le 12 Janvier 2025 à 12:47:08
Les nombreuses ramifications de la vie, sujet de prédilection de Feu Paul Auster.

L'écriture est parfaite. Certaines images trop poétiques (je pense à l'aigle royal, à l'albatros) sont moins ma came. Mais, dans TON ensemble, ton style, cela passe.

Cependant, dans les ramifications je me suis perdu.
Pourquoi ne pas avoir plus détaillé la partie où Samuelle prend l'Autre Chemin à vélo. Ce chemin inédit qui aurait pu avoir une incidence, une prise de réflexion sur notre héroïne. Une rencontre...? Même mystique, métaphysique.

Tes personnages sont attachants. Il faudra juste attacher leur destinées/leurs pensées. Et là, on sera au top.
Au plaisir de te lire à nouveau.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Basic le 13 Janvier 2025 à 18:05:28
Beau portrait effectivement. Beaux passages

des bricoles de propositions

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 14 Janvier 2025 à 14:21:14
@True Duc

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Les nombreuses ramifications de la vie, sujet de prédilection de Feu Paul Auster.
ah ben tiens, jamais rien lu de lui. Quelque chose à me conseiller ?

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L'écriture est parfaite. Certaines images trop poétiques (je pense à l'aigle royal, à l'albatros) sont moins ma came. Mais, dans TON ensemble, ton style, cela passe.
Ben merci beaucoup beaucoup.

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Cependant, dans les ramifications je me suis perdu.
Pourquoi ne pas avoir plus détaillé la partie où Samuelle prend l'Autre Chemin à vélo. Ce chemin inédit qui aurait pu avoir une incidence, une prise de réflexion sur notre héroïne. Une rencontre...? Même mystique, métaphysique.
Comme tu n'étais pas le premier à te sentir un peu perdu parmi les protéines dansant dans la tête de Samuelle, j'ai raccourci ce passage pour aller un peu plus directement à l'essentiel de ses questionnements. Pour ce qui est de relater ses aventures dans la forêt, j'y pense. À la base, je voulais la recueillir seulement à son retour pour lui laisser l'intimité de son expérience entre les arbres, mais en fait, c'est aussi parce que je dois vraiment réfléchir à comment décrire toutes ces sensations, ce qui certainement serait un bon exercice pour moi. Donc, soit j'y travaille et rajoute ce passage ici, soit c'est un passage qui viendra plus tard, parce qu'elle en refera, des virées à vélo dans la forêt.

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Tes personnages sont attachants. Il faudra juste attacher leur destinées/leurs pensées. Et là, on sera au top.
Au plaisir de te lire à nouveau.
merci beaucoup beaucoup, c'est très encourageant de lire ça pour moi :)

@Basic

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Beau portrait effectivement. Beaux passages
merci !

J'apprécie énormément le travail que tu as fait aussi dans tes propositions. J'y réfléchis et en accepterai sans doute de nombreuses (par exemple, les arbres qui parent la forêt, tu as complètement raison, et ça m'embête, parce que j'aimais cette phrase, mais en même temps, je ressentais qu'elle était un peu bancale).

Pour ce qui est des passages sans déterminant ou pronom, j'avoue que je ne saurais, comme ça, expliquer à quoi il me servent. Peut-être qu'il s'agit de montrer que ce sont des impressions furtives. Je dois donc aussi voir si c'est un effet voulu, ou si c'est juste sorti de cette manière à l'écriture sans que pourtant je doive l'accepter.

Merci beaucoup beaucoup et à plus :)

EDIT- en fait, par rapport aux arbres qui parent la forêt, peut-être que ça peut marcher si on considère la forêt comme quelque chose de plus abstrait. La forêt est la même entité à travers les saisons, mais sa composition, son allure, changent selon les arbres qui la composent. Sinon j'ai réfléchi au mot "conférer" plutôt que parer, mais c'est pas très beau. Alors je cherche encore.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Aponiwa le 27 Janvier 2025 à 11:29:52
Hellow!

Bon, ben j'enchaine...

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Déchirer le rideau soyeux de ce samedi matin, s’engouffrer dans les irrégularités de la nature.
:coeur:

Tes entrées en matières sont vraiment très chouettes à chaque fois!

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Samuelle imagine l’humus riche, tel une mer dense et chaude, les relier dans une étreinte infrangible.
J'ai un souci sur cette phrase... sans doute à cause de l'humus et ensuite "les relier". J'imagine que tu as voulu dire "Samuelle imagine l'humus riche, tel une mer dense et chaude, et les relie dans une étreinte infrangible".

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Mais l’autre ramification.
La aussi, j'ai un souci. Pourquoi ce mais?

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Elle sonde du regard ce chemin qu’elle n’avait anticipé, qui murmure des promesses de temps et d’espace à son esprit tiraillé. Elle secoue la tête, libère un fuck it qui s’égare aussitôt dans la canopée.
OK donc elle a pris l'autre ramification.

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Elle se lève du canapé comme électrocutée et quitte la pièce en éteignant la lumière.
Je la voyais dans la cuisine devant son évier à penser à tout ça.

Encore une belle entrée en matière pour ton personnage ! Je la trouve un poil moins puissante que les deux autres. Au final, on en sait moins de Samuelle que des deux autres, mais le texte est plus court. On comprend qu'elle aime la nature, qu'elle en profite à vélo, on connait ses pensées côté professionnel mais c'est juste à la fin que l'on découvre son passé, sa famille. En vrai, j'aurai peut-être continué le texte au-delà pour en dire un peu plus. Mais c'est juste un extrait. j'imagine qu'on aura d'autres occasions de découvrir Samuelle dans ton roman.

Merci pour ce chouette texte !  :)
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 27 Janvier 2025 à 22:04:52
Coucou Apo  :coeur:

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J'ai un souci sur cette phrase... sans doute à cause de l'humus et ensuite "les relier". J'imagine que tu as voulu dire "Samuelle imagine l'humus riche, tel une mer dense et chaude, et les relie dans une étreinte infrangible".
alors en fait non, elle imagine vraiment l'humus qui relie les arbres à travers son étreinte. Les arbres sont connectés à travers le réseau mycélien et leurs propres racines qui baignent dans le humus, donc le humus, en quelque sorte, sert de liant – enfin, c'est un peu ça qui se joue dans la tête de Samuelle. T'arrives à me dire plus précisément c'est quoi qui t'as fait hésiter ? Est-ce le mot "relier"?

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La aussi, j'ai un souci. Pourquoi ce mais?
mmh, ouais. Ce "mais" est sensé dire un truc du genre "ouais, il y a la voie sensée, et il faudrait la suivre et tout et tout, mais il y a cette deuxième possibilité inattendue que Samuelle ne peut pas juste effacer de son champ de vision" un truc du genre. Ça se comprend pas bien ?

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OK donc elle a pris l'autre ramification.
yes. Il me semble que BAGHOU n'avait pas compris non plus  :'(

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Je la voyais dans la cuisine devant son évier à penser à tout ça.
alors c'est pas dit clairement clairement qu'elle retourne sur le canapé, mais c'est indiqué ici
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Samuelle est fascinée par ce passage de l’inerte au vivant, par l’aptitude qu’a la vie de canaliser le désordre, le traduire en prises de décisions qui lui permettent, à elle, de se faire un thé. De mettre en marche le lave-vaisselle. De se blottir au fond du canapé et de méditer sur toutes ces choses.

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Encore une belle entrée en matière pour ton personnage ! Je la trouve un poil moins puissante que les deux autres. Au final, on en sait moins de Samuelle que des deux autres, mais le texte est plus court. On comprend qu'elle aime la nature, qu'elle en profite à vélo, on connait ses pensées côté professionnel mais c'est juste à la fin que l'on découvre son passé, sa famille. En vrai, j'aurai peut-être continué le texte au-delà pour en dire un peu plus. Mais c'est juste un extrait. j'imagine qu'on aura d'autres occasions de découvrir Samuelle dans ton roman.
oui, mais tu as tout à fait raison. Et je crois que la raison est simplement que Samuelle était mon premier perso, et donc je ne savais pas encore comment aller être les autres, quelle longueur de texte aller charactériser tous ces passages. Entre Sam et Ann, je crois que le texte double. C'est clairement à revoir, ou en tout cas à mieux définir. Peut-être que ce n'est pas important que toutes les parties fassent la même longueur, mais il faudrait que j'y réfléchisse plus à fond.

Merci beaucoup pour ton passage et ton commentaire très précieux  :coeur:
Titre: Re : Re : Samuelle
Posté par: Aponiwa le 28 Janvier 2025 à 09:50:24
Yop!

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J'ai un souci sur cette phrase... sans doute à cause de l'humus et ensuite "les relier". J'imagine que tu as voulu dire "Samuelle imagine l'humus riche, tel une mer dense et chaude, et les relie dans une étreinte infrangible".
alors en fait non, elle imagine vraiment l'humus qui relie les arbres à travers son étreinte. Les arbres sont connectés à travers le réseau mycélien et leurs propres racines qui baignent dans le humus, donc le humus, en quelque sorte, sert de liant – enfin, c'est un peu ça qui se joue dans la tête de Samuelle. T'arrives à me dire plus précisément c'est quoi qui t'as fait hésiter ? Est-ce le mot "relier"?
A la relecture, ça passe. C'est peut-être juste que "les arbres" est super loin du "les relier".

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La aussi, j'ai un souci. Pourquoi ce mais?
mmh, ouais. Ce "mais" est sensé dire un truc du genre "ouais, il y a la voie sensée, et il faudrait la suivre et tout et tout, mais il y a cette deuxième possibilité inattendue que Samuelle ne peut pas juste effacer de son champ de vision" un truc du genre. Ça se comprend pas bien ?
Je comprends l'intention mais du coup c'est pas évident qu'elle a fait le choix du "mais".

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Je la voyais dans la cuisine devant son évier à penser à tout ça.
alors c'est pas dit clairement clairement qu'elle retourne sur le canapé, mais c'est indiqué ici
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Samuelle est fascinée par ce passage de l’inerte au vivant, par l’aptitude qu’a la vie de canaliser le désordre, le traduire en prises de décisions qui lui permettent, à elle, de se faire un thé. De mettre en marche le lave-vaisselle. De se blottir au fond du canapé et de méditer sur toutes ces choses.
Au temps pour moi, j'ai raté un truc, my bad!
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 29 Janvier 2025 à 20:59:32
Coucou Aponiwa,

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Je comprends l'intention mais du coup c'est pas évident qu'elle a fait le choix du "mais".
j'ai fini par changer. Comme j'avais déjà pas mal enlevé de ces phrases courtes, sans verbe ou pronom, suite à un conseil de Basic, cette phrase-ci ne collait de toute façon plus bien avec le reste.

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Encore une belle entrée en matière pour ton personnage ! Je la trouve un poil moins puissante que les deux autres. Au final, on en sait moins de Samuelle que des deux autres, mais le texte est plus court. On comprend qu'elle aime la nature, qu'elle en profite à vélo, on connait ses pensées côté professionnel mais c'est juste à la fin que l'on découvre son passé, sa famille. En vrai, j'aurai peut-être continué le texte au-delà pour en dire un peu plus. Mais c'est juste un extrait. j'imagine qu'on aura d'autres occasions de découvrir Samuelle dans ton roman.
par rapport à ça, j'ai maintenant integré un nouveau paragraphe au milieu de texte, pour le rendre un peu plus vivant, j'espère, et donner plus d'indices par rapport à Samuelle et ce qui va suivre (notament en introduisant l'idée de cette fête à laquelle elle est invitée). Je ne sais pas si ça convient.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Aponiwa le 30 Janvier 2025 à 10:21:32
Hello,

J'ai tout relu. Le "mais" passe mieux ainsi et le paragraphe ajouté nous en apprend un peu plus sur Samuelle. Bien joué le coup du perso imaginaire pour découvrir l'appartement !  :coeur:
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 30 Janvier 2025 à 13:16:29
Ah super, merci Aponiwa  :coeur: :coeur: :coeur:

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Esmée le 18 Mars 2025 à 12:08:08
Hello dlm,

Je pensais revenir plus vite pour faire un retour sur Samuelle, Alex et Ann mais j'ai un peu tardé. Sorry.

Pauvre Samuelle (quelle belle idée ce prénom, ainsi orthographié  :coeur:), encore à devoir "faire sa biblio". C'est une étape qui, à mes yeux, illustre parfaitement l'expression "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait". Ça nous barbe de la faire en début de thèse car on a envie d'avancer, de rentrer dans sa propre recherche, mais ensuite, en tant que chercheur plus confirmé, on manque de temps pour lire plus. Bref, je la plains, mais si j'avais un conseil à lui donner, c'est d'avoir le courage d'aller au bout.

Bon, on n'est pas là pour faire coach de perso de roman cela dit  ;D.

C'est là aussi un très beau texte, à l'écriture très soignée  et qui pose les liens qui vont se tisser. Peut-être que le style du personnage est moins marqué que dans Toni ou Gloria, mais j'ai lu que c'était le premier que tu as écrit et que ceci explique cela.


Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.



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Dans son imagination fleurit une scène dynamique
"dynamique" ici me gêne un peu. Je ne saurais pas dire pourquoi  mais ça sonne en opposition avec le début de la phrase et même la suite que tu décris : la soirée, la rencontre fortuite qui, si elle est "dynamique" parce que mouvante, agitée, sonore, est vue de haut par Samuelle, comme extérieure. Peut-être que ce qualificatif sonne très terre à terre, mécanique, surtout décalé par rapport à fleuri, je crois.
Pour autant, je ne saurais pas quoi proposer d'autre. Peut-être "dans son imagination survient une scène entrainante" ? Mais je crois que ce travail de ciselage des mots te plait particulièrement et je ne doute pas que tu sauras, si le commentaire te parait approprié, choisir les bons mots.


Enfin, je suis surprise car à ma première lecture du texte, il y avait tout un paragraphe où Samuelle décrit son logement et raconte son exploration en forêt par l'intermédiaire du vocal à son amie. Or, il n'apparait plus ici. Est-ce un choix délibéré ? Vas-tu nous en dire plus plus tard ?
J'aimais bien ce passage car il nous en apprenait beaucoup sur Samuelle, sur sa (non) capacité à tisser des liens, sur l'invitation à la soirée (ce qui faisait écho à la scène dynamique qui fleurit ensuite dans son imagination  ;))

Si tu décides d'enlever définitivement ce passage, il faudrait peut-être remettre Samuelle en situation de travail, car la transition entre "Samuelle détourne les yeux, délaisse ses questions au fond de son esprit, pénètre le hall silencieux et s’avance vers l’entrée de son logis" et "Il est tard, presque minuit quand elle éteint son ordinateur" n'est pas forcément claire.
On ne comprend pas de manière évidente qu'elle rentre chez elle pour travailler, et que ce travail implique d'avoir un ordinateur.

Merci pour ton texte et je m'attaque à Alex !
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 18 Mars 2025 à 12:50:55
Coucou Esmée,


Maaaaaaaais, tu es chercheuses toi aussi ?

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Bon, on n'est pas là pour faire coach de perso de roman cela dit  ;D.
:mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

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C'est là aussi un très beau texte, à l'écriture très soignée  et qui pose les liens qui vont se tisser. Peut-être que le style du personnage est moins marqué que dans Toni ou Gloria, mais j'ai lu que c'était le premier que tu as écrit et que ceci explique cela.
mais oui, complètement, j'ai le même problème pour Alexander je crois (tu me diras si tu passes). Il faut que je m'impreigne mieux de ces deux persos, pour qu'on le perçoive aussi dans le style du texte.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


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"dynamique" ici me gêne un peu. Je ne saurais pas dire pourquoi  mais ça sonne en opposition avec le début de la phrase et même la suite que tu décris : la soirée, la rencontre fortuite qui, si elle est "dynamique" parce que mouvante, agitée, sonore, est vue de haut par Samuelle, comme extérieure. Peut-être que ce qualificatif sonne très terre à terre, mécanique, surtout décalé par rapport à fleuri, je crois.
Pour autant, je ne saurais pas quoi proposer d'autre. Peut-être "dans son imagination survient une scène entrainante" ? Mais je crois que ce travail de ciselage des mots te plait particulièrement et je ne doute pas que tu sauras, si le commentaire te parait approprié, choisir les bons mots
ok ok je comprends ton point de vue et je crois que tu as raison !

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Enfin, je suis surprise car à ma première lecture du texte, il y avait tout un paragraphe où Samuelle décrit son logement et raconte son exploration en forêt par l'intermédiaire du vocal à son amie. Or, il n'apparait plus ici. Est-ce un choix délibéré ? Vas-tu nous en dire plus plus tard ?
J'aimais bien ce passage car il nous en apprenait beaucoup sur Samuelle, sur sa (non) capacité à tisser des liens, sur l'invitation à la soirée (ce qui faisait écho à la scène dynamique qui fleurit ensuite dans son imagination  ;))

Si tu décides d'enlever définitivement ce passage, il faudrait peut-être remettre Samuelle en situation de travail, car la transition entre "Samuelle détourne les yeux, délaisse ses questions au fond de son esprit, pénètre le hall silencieux et s’avance vers l’entrée de son logis" et "Il est tard, presque minuit quand elle éteint son ordinateur" n'est pas forcément claire.
On ne comprend pas de manière évidente qu'elle rentre chez elle pour travailler, et que ce travail implique d'avoir un ordinateur.
arf tu me fais douter maintenant. Tu as raison, le texte comme ça est imcomplet. J'ai enlevé ce passage que j'avais ajouté après les premiers commentaires, parce qu'il me semblait que je l'avais ajouté vite fait. Mais c'est vrai qu'il introduisait des éléments intéressants qui visiblement avait eu leur effet puisque tu t'en souviens. Je vais m'y remettre du coup. Merci de m'avoir dit ça! J'avais peur qu'il soit trop plat en fait.

Merci Esmée, j'apprecie beaucoup tes commentaires  :coeur:
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Esmée le 03 Avril 2025 à 18:08:09
Coucou dlm,

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Maaaaaaaais, tu es chercheuses toi aussi ?
Je suis démasquée ! ;D Oui, je suis passée quelques temps par la recherche mais que j'ai abandonnée depuis le covid. Est-ce que c'est une bonne chose ou pas, je ne sais pas !
Mais il y a beaucoup d'éléments qui me parlent du coup, dans tes textes de personnage et j'ai hâte de lire la suite.


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Merci Esmée, j'apprecie beaucoup tes commentaires  :coeur:
Oh, merci ! Je suis toute émue !!

Bonne continuation  ^^
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Nacas le 10 Septembre 2025 à 01:36:12
B'soir
J'ai kiffé donc (vraiment !) mais si je l'avais trouvé en librairie sous forme de roman je l'aurais lâché (je suis pétri de préjugés, en librairie), si je l'avais trouvé sous forme de recueil de nouvelles cependant je l'aurais pris et certainement bouffé en entier (je pardonne tout aux nouvelles).


Le premier paragraphe est magnifique, en fait. Je remarque que l'énumération des essences d'arbres, perdue au milieu de phrases si belles (ciselées tout pleines de tendresse), m'a laissé froid. Je ne goûte pas de la simplicité de construction de la toute dernière phrase non plus, quelque chose dans le "passage" (plutôt que sillon, puisque c'est moins son passage que le sillon de sa roue, qui écrase les feuilles, et parce que 'tapisse' est un beau verbe mais piégeur à mon sens, et parce que 'passage' est un mot difficile à placer à mon sens aussi, m'enfin bref) me houspille.
{mais je pinaille, il est très beau ton premier paragraphe}

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, route principale menant au château
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La direction prévue.
Je tire une petite moue devant l'apparent cynisme de la dénomination, le... banal un peu insipide du projet.
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Mais l’autre ramification accroche son regard.
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, qui s’échappe ailleurs
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n’a osé encore se hasarder.
Mais là je me retrouve mal-à-l'aise, je me dis que je n'aime pas âtre à la place de cette femme, dans sa tête. => Je pense que tu pourrais lésiner un peu plus sur les effets de grammaire, qui n'ont pas la tendresse de ceux du premier paragraphe.
La suite du paragraphe ne me pose pas plus de problème.

J'aime énormément la propriétaire, toute la description qu'il en est faite. Je les trouve très douce, très apaisantes, et dans cet octobre craquant sous les feuilles, je me rends compte que j'ai besoin de cette douceur. Je me sens chez moi;

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cellules biologiques
Y'a besoin du "biologiques"?

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Comment leur communiquer que sa compréhension des processus biologiques, chimiques, et physiques, ne lui est d’aucun secours pour résoudre le chaos des relations humaines ?
Je trouvais la phrase un poil trop clichée. En fait, on n'a pas fait le lien entre sa bio-compréhension (haha) et la "résolution du chaos social" avant, et du coup tu laisses le lieu-commun qui habite les esprits le faire à ta place, en faisant de ta phrase une réponse taillée à sa mesure. J'aime pas que quelque chose d'autre, en particulier un lieu-commun, se mêle à ma lecture. (aussi fondé ce lieu-commun soit-il)
Sinon le paragraphe est ouf, je le redirai en conclusion.

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protéines qui co-habitent dans les cellules du vivant
Y'a moyen de casser le jeu un peu saccadé de "qui [...] dans" ? jeu renforcé par "du vivant" (mais je ne pense pas que ce soit 'du vivant' l'origine du problème)

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les comparent
le sujet est "Elle", je crois.

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Dans son imagination fleurit une scène animée : Une femme se faufile dans un bar avec le fol espoir de rencontrer quelqu’un.
J'aurais tellement tellement tellement mis quelqu'un en italique ! Mais c'est une typographie à assumer, et je ne suis pas certain que le reste soit construit autour. J'aime bien le reste alors je me tais.

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qui s’agglutinent autour de la femme, ralentissant ses mouvements.
le présent de l'indicatif plutôt que le participe présent serait, je trouve, plus vivant.

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Elle se lève du canapé comme électrocutée
Le mot "électrocutée" ne me semble pas convenir. Je plus, les personnes électrocutées se lèvent rarement.


BON BEN MA CONCLUSION EST FACILE !
dlm, Eveil m'a dit un jour des mots que je m'apprête à te resservir, parce que je n'ai pas sa subtile fragilité : je n'ai qu'une bonne mémoire.
Tu écris bien. C'est un fait. Tu n'as pas à nous le prouver. En cherchant à le prouver, tu perds du temps, du temps qui était pour toi, tu écris bien et c'est un fait, ça te libère du temps (le temps de l'histoire) et tu le salis à vouloir en faire le nôtre quand tu essaye de nous prouver que tu sais écrire. Arrête donc, concentre-toi sur ce que tu ressens, sur ce que tu voulais nous dire, sur ce que ton texte abrite, abritait, sur ce qu'il pourra abriter.
Tes paragraphes sont sublimes, parfois. Ils n'ont rien à envier à personne. Pourtant, ce texte a été écrit je le sens avec la focale des lecteurs en tête, impitoyable et protéiforme, à laquelle il faut plaire, celle-là qu'il faut honorer. Et moi, ben, ça me fait de la peine. Et à ton texte, ben, ça lui donne des boursouflures comme le second paragraphe, ou bien ça en fait une petite distance comme la métaphore-scène du gard dans la boîte de nuit : fantasmée par une autre que la personnage en même temps qu'elle. Une personne qui, je n'en suis même pas sûr, est peut-être même pas plus qu'un amalgame de concepts abstraits.

Voilà, je n'ai pas grand-chose de plus à te dire. C'est une super histoire et t'as une super plume, mais je m'empêche de dire que c'est un super texte (avec conviction, je m'en empêche), parce qu'il est piqué du méchant insecte du regard-lecteur-en-tête. Tu n'as à prouver à personne. Ton histoire est belle, et tes mots sont beaux.

J'en veux plus alors je pars lire (relire) et commenter tes autres morceaux d'eux.
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 10 Septembre 2025 à 11:31:15
Nacas  :coeur:

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J'ai kiffé donc (vraiment !) mais si je l'avais trouvé en librairie sous forme de roman je l'aurais lâché (je suis pétri de préjugés, en librairie), si je l'avais trouvé sous forme de recueil de nouvelles cependant je l'aurais pris et certainement bouffé en entier (je pardonne tout aux nouvelles).
J'aime bien que tu dises ça, parce que je ressens la même chose. C'est peut-être parce que j'ai écrit les différents textes de Solo comme des nouvelles, des pistes séparées qui se referment sur elles-mêmes. Peut-être que c'est ok, donc, je me dis, sauf qu'il faudrait peut-être lire ça avec un avertissement (je ne sais pas lequel).

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Le premier paragraphe est magnifique, en fait.
merci pour ça

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Je remarque que l'énumération des essences d'arbres, perdue au milieu de phrases si belles (ciselées tout pleines de tendresse), m'a laissé froid.
Tu as raison. C'est plus mon amour de ces arbres qui m'a poussé à les y placer de cette manière, par leur nom commun plutôt que par leur apparence. Alors que j'ai envie de créer des impressions, non pas des catalogues. J'ai enlevé du coup ce passage.

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Je ne goûte pas de la simplicité de construction de la toute dernière phrase non plus, quelque chose dans le "passage" (plutôt que sillon, puisque c'est moins son passage que le sillon de sa roue, qui écrase les feuilles, et parce que 'tapisse' est un beau verbe mais piégeur à mon sens, et parce que 'passage' est un mot difficile à placer à mon sens aussi, m'enfin bref) me houspille.
Les feuilles rousses qui parsèment le sol se froissent dans le sillon des roues.

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Mais là je me retrouve mal-à-l'aise, je me dis que je n'aime pas âtre à la place de cette femme, dans sa tête. => Je pense que tu pourrais lésiner un peu plus sur les effets de grammaire, qui n'ont pas la tendresse de ceux du premier paragraphe.
La suite du paragraphe ne me pose pas plus de problème.
J'ai modifié le passage. En fait, je te remercie vraiment beaucoup, parce que ça fait longtemps que je sentais une certaine insatisfaction dans cette entrée d'histoire, de roman, je me disais, mais, et si je perds tout de suite mon lectorat ? Mais tu m'aides à identifier les passages qui me gênent, et à les balayer en quelque sorte de leurs feuilles mortes.

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J'aime énormément la propriétaire, toute la description qu'il en est faite. Je les trouve très douce, très apaisantes, et dans cet octobre craquant sous les feuilles, je me rends compte que j'ai besoin de cette douceur. Je me sens chez moi;
c'est magnifique, ça, merci

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Y'a besoin du "biologiques"?
j'étais pas sûre, justement, je l'avais ajouté après coup, mais du coup, soulagée, je l'enlève.

Citer
Je trouvais la phrase un poil trop clichée. En fait, on n'a pas fait le lien entre sa bio-compréhension (haha) et la "résolution du chaos social" avant, et du coup tu laisses le lieu-commun qui habite les esprits le faire à ta place, en faisant de ta phrase une réponse taillée à sa mesure. J'aime pas que quelque chose d'autre, en particulier un lieu-commun, se mêle à ma lecture. (aussi fondé ce lieu-commun soit-il)
J'ai viré, essayé de mieux décrire ce que le cliché recouvrait.

Citer
J'aurais tellement tellement tellement mis quelqu'un en italique !
j'aime bien, j'adopte, je trouve que ça va très bien avec cette idée de rencontrer quelqu'un de précis, alors qu'au final, on finit par rencontrer n'importe qui

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le présent de l'indicatif plutôt que le participe présent serait, je trouve, plus vivant.
adopté

Citer
Le mot "électrocutée" ne me semble pas convenir. Je plus, les personnes électrocutées se lèvent rarement.
t'as raison. Électrisé ne convient pas non plus, trop positif. Du coup j'ai enlevé. C'est plus simple et presque plus triste ainsi.

Citer
BON BEN MA CONCLUSION EST FACILE !
dlm, Eveil m'a dit un jour des mots que je m'apprête à te resservir, parce que je n'ai pas sa subtile fragilité : je n'ai qu'une bonne mémoire.
Tu écris bien. C'est un fait. Tu n'as pas à nous le prouver. En cherchant à le prouver, tu perds du temps, du temps qui était pour toi, tu écris bien et c'est un fait, ça te libère du temps (le temps de l'histoire) et tu le salis à vouloir en faire le nôtre quand tu essaye de nous prouver que tu sais écrire. Arrête donc, concentre-toi sur ce que tu ressens, sur ce que tu voulais nous dire, sur ce que ton texte abrite, abritait, sur ce qu'il pourra abriter.
Tes paragraphes sont sublimes, parfois. Ils n'ont rien à envier à personne. Pourtant, ce texte a été écrit je le sens avec la focale des lecteurs en tête, impitoyable et protéiforme, à laquelle il faut plaire, celle-là qu'il faut honorer. Et moi, ben, ça me fait de la peine. Et à ton texte, ben, ça lui donne des boursouflures comme le second paragraphe, ou bien ça en fait une petite distance comme la métaphore-scène du gard dans la boîte de nuit : fantasmée par une autre que la personnage en même temps qu'elle. Une personne qui, je n'en suis même pas sûr, est peut-être même pas plus qu'un amalgame de concepts abstraits.

Voilà, je n'ai pas grand-chose de plus à te dire. C'est une super histoire et t'as une super plume, mais je m'empêche de dire que c'est un super texte (avec conviction, je m'en empêche), parce qu'il est piqué du méchant insecte du regard-lecteur-en-tête. Tu n'as à prouver à personne. Ton histoire est belle, et tes mots sont beaux.

J'en veux plus alors je pars lire (relire) et commenter tes autres morceaux d'eux.
Je suis vraiment grateful de ce ricochet de sagesse qui parvient jusqu'à moi. D'ailleurs, je l'avais lue dans un livre de Virginia Woolf, et je m'étais dit qu'elle avait raison, et que j'étais encore bien loin d'accomplir cela, l'écriture pure. Mais merci de m'y encourager, et de comprendre, puisque tu te permets de me le dire, que c'est quelque chose de très important pour moi. L'authenticité.

Merci Nacas <3
Titre: Re : Samuelle
Posté par: Nacas le 10 Septembre 2025 à 12:48:26
Yo.

Je réponds rapidement, parce que j'ai faim j'ai pas mangé j'veux du sucre, et j'irai ptet lire Gloria ensuite.
Je remarque (en copicollant mon .txt) que je pinaille énormément ce matin. En fait je me suis réveillé sur ta réponse et j'ai trouvé dommage les deux premières modifs que tu avançais. (Finalement il n'y avait que ces deux premières modifs qui me chagrinaient), j'ai trouvé qu'elles cornaient trop fort ce que j'avais lu : j'ai trouvé que tu faisais un peu trop confiance à mes remarques – qui sont extérieures par nature à toi et au texte – ou plutôt que tu les appliquais sans honorer ce que le texte renfermait au départ.
Écoute-moi moins ! Sinon je vais devoir mesurer mes mots, alors que j'aime pas ça ! >^<
Bref, je colle ce que j'ai rédigé, avant de perdre une demi-heure de plus en verbiages.

Salut,

En gros je trouve ton texte initialement très solidement attaché, pas si facile à modifier, et je trouve tes modifications (d'après mes remarques certes) un peu trop prononcées. Mes excuses : je pinaille.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Citer
À gauche s’ouvre un chemin qu’elle connait bien, qui cisaille la forêt d’un seul trait pour relier le village au chateau.
Il faut (à mon sens) éviter les double-sens trop directs. "qu'elle connaît bien" mériterait d'être interchangée avec "qui cisaille la forêt d'un seul trait", afin de casser le [chemin des habitudes] qui est un sur-texte désagréable quand il apparaît.
Si c'était moi en fait j'écrirais "À gauche s’ouvre un chemin qui cisaille la forêt pour relier le village au chateau, d’un seul trait, qu’elle connait bien." (Mais c'est une formulation avec virgules qui force le lecteur à écouter le perso, dont j'ai l'habitude, je tend vers ce genre de trucs instinctivement. Ta phrase en l'état est suffisante dans l'absolu (toujours d'après moi))

Citer
Un petit passage enrobé par les frondaisons, une courbe élégante, suggestive, qui s’échappe ailleurs, là où son imagination n’a osé encore se hasarder.
Même remarque qu'un peu plus haut dans le spoiler : la phrase prend un petit peu plus de place qu'elle n'en a (je trouve). Trop de mots ? Pas dans le bon ordre ? C'est compliqué à dire parce qu'elle a du sens et elle est jolie, cette phrase, je la trouve juste un peu plus large que l'encadrement, quoi.

Au global je préfère beaucoup ce nouveau paragraphe remanié. Les broches en métal qu'il me semblait sentir avant ont disparu.
Particulièrement, CE passage/micro-transition me transporte complètement :
Citer
Samuelle pense à la réunion de lundi dix heures, à l’oeil sévère, rarement amusé, de son directeur de thèse. [...]
(et c'est grâce à la continuité de ce qui précède, que j'ai pourtant cité en remarque, alors c'est sûr qu'il ne faut pas changer beaucoup, voire même je lis flou et il ne faut rien changer du tout... c'est toi qui écris, je n'aurais pas pu écrire ce texte (c'est un compliment super fort pour moi en fait quand je me regarde le dire : j'ai vraiment été plongé ailleurs qu'en moi en lisant ! t'es chouette), c'est super long d'écrire, et on n'a rarement d'autre chose pour continuer que la solidité de notre intuition).

Citer
Elle sonde du regard ce chemin qu’elle n’avait anticipé, qui murmure des promesses de temps et d’espace à son esprit tiraillé.
La formule me paraît un tout petit poil ampoulée, mais je n'ai rien à suggérer.

Citer
Son vélo oblique à droite.
L’arrondi du sentier les happe.
Rien à dire : ça c'est super.

J'aime BEAUCOUP ces deux premiers paragraphes maintenant ! :mrgreen:

Gleusement !
Nacas
Titre: Re : Samuelle
Posté par: derrierelemiroir le 11 Septembre 2025 à 08:48:23
Coucou Nacas,

Émue de trouver toutes tes réponses au réveil.

Je commence par Samuelle, c'est plus facile, elle engendre moins d'émotions je pense  :mrgreen:

Citer
Je ne me souviens pas du ambrée mais peut-être qu'il y était. J'aimais bien avoir quelques noms d'essences, c'était en avoir 5 (ou 6, je ne sais plus) qui me froissait. entre "familiers," et "qui se préparent", je pense que tu peux en glisser une ou deux.
Ambrée était là et restera là (j'ai un vieux poème dans la tête, dans lequel une gomme veut effacer maman, alors quelqu'un s'écrie : Halte là, maman est là, et restera là, avec dans ses poches, la feuille du buisson, l'oiseau du talus, et le soleil et ses rayons). J'ai remis les essences d'arbres. Ne sois pas fâché si je réagis peut-être trop selon toi. Trouver l'équilibre parfait est presque impossible, à deux, c'est plus facile parfois.

Citer
La phrase ne me plaît pas. (désolé >_<) Elle est un poil trop longue, prend un peu plus de place qu'elle n'en a.
j'ai remis l'autre mais gardé le verbe parsemer. J'avais, par inadvertence, oublié les soupirs discrets des feuilles qui me tenaient à coeur.

Légèrement modifié le reste aussi, enlevé complètement les courants opposés, emmêlés comprend déjà opposés si on a de l'imagination.

Citer
Il faut (à mon sens) éviter les double-sens trop directs. "qu'elle connaît bien" mériterait d'être interchangée avec "qui cisaille la forêt d'un seul trait", afin de casser le [chemin des habitudes] qui est un sur-texte désagréable quand il apparaît.
Si c'était moi en fait j'écrirais "À gauche s’ouvre un chemin qui cisaille la forêt pour relier le village au chateau, d’un seul trait, qu’elle connait bien." (Mais c'est une formulation avec virgules qui force le lecteur à écouter le perso, dont j'ai l'habitude, je tend vers ce genre de trucs instinctivement. Ta phrase en l'état est suffisante dans l'absolu (toujours d'après moi))
j'ai adopté ta phrase, je l'aime beaucoup !

Citer
Même remarque qu'un peu plus haut dans le spoiler : la phrase prend un petit peu plus de place qu'elle n'en a (je trouve). Trop de mots ? Pas dans le bon ordre ? C'est compliqué à dire parce qu'elle a du sens et elle est jolie, cette phrase, je la trouve juste un peu plus large que l'encadrement, quoi.
en fait, il suffisait d'enlever élégante  :coeur:

Citer
(et c'est grâce à la continuité de ce qui précède, que j'ai pourtant cité en remarque, alors c'est sûr qu'il ne faut pas changer beaucoup, voire même je lis flou et il ne faut rien changer du tout... c'est toi qui écris, je n'aurais pas pu écrire ce texte (c'est un compliment super fort pour moi en fait quand je me regarde le dire : j'ai vraiment été plongé ailleurs qu'en moi en lisant ! t'es chouette), c'est super long d'écrire, et on n'a rarement d'autre chose pour continuer que la solidité de notre intuition).
:coeur:

Citer
J'aime BEAUCOUP ces deux premiers paragraphes maintenant ! :mrgreen:
Hihi chic

amicalement,
dlm