Dans son tiroir, elle repère un crayon marron muni d’une fine brosse, s’en serre pour redéfinir le contour de ses sourcils. Elle soulève ensuite un mascara avec lequel elle enduit minutieusement ses cils.Sert c'est plus cool. 8) Peut-être qu'elle ne se maquille pas souvent, j'y ai pensé, mais elle semble découvrir son tiroir à maquillage avec le terme repère et soulève, l'absence de possessif accentue cela. Peut-être faudrait-il dire un truc comme : dans sa trousse à maquillage, elle choisit un crayon..., son mascara préféré...
elle qui redirigeait toute son attention sur luiLe qui alourdit la phrase.
qui prétendait par dessus tout être libreIl manque le tiret.
Observe sa poitrine, ses hanches, son ventre, y soustrait du volume, en redéfinit les courbes.J'inverserais hanches et ventre. Y soustrait du volume, donc elle rentre son ventre ! Je le dirai où alors je décrirais sa fameuse robe rouge qui lui donne de si jolies courbes.
aperçoit Gloria et se précipite à son encontre les mains tendues en avant. Gloria la ramasse et la serre contre elle,à sa rencontre convient mieux.
elle se retourne et quitte la salle, s’éloigne des geignements de sa fille,La pièce ou le salon serait mieux, la salle sous-entend qu'elle n'est pas chez elle.
Quand tu auras le permis, si un jour tu le fais, on en reparlera.Tu le passes peut-être.
La soirée semble réussir, les rires et les verres s’entrechoquent régulièrement, la conversation s’écoule jovialement, parfois, deux convives s’en échappe en aparté, échangent plus intimement, mais le courant principal les réintègrent rapidement au sein de son flux irresistible.La soirée semble réussir, c'est bizarre à lire.
leurs femmes d’essayer d’extraire de l’ombre des ces histoiresde
Gloria se précipite dans la chambre de l’enfant encore chaussée de ses escarpins, pesant manteau sur les épaules.Pesant, il y a un truc bancal.
Elle râle ... et ah !Une seule phrase ! Oh la la, pas de souffle pour lire tout cela d'une traite. :-¬?
Cette Gloria pourrait être moi, ma soeur, ma mère, ma voisine.Merci pour cette comparaison, je ne souhaite rien d'autre que de rendre Gloria familière.
Beaucoup d'idées amenées judicieusement et pourtant, le texte comporte des maladresses. Je ne suis par forcément à l'aise pour dire ce qui me paraît bancal car je constate que mes interventions peuvent être les mal venues. Alors je vais prendre des pincettes.merci beaucoup de t'y être attelée.
Pour conclure, ce personnage est plus plaisant, plus abouti. Il est peut-être plus simple d'approche. Dommage que le texte soit moins abouti, mais je sais qu'en revoyant quelques trucs il sera très bien, différent du premier extrait comme si l'écriture était plus naturelle, plus libre. Le personnage était peut-être plus inspirant. :)
Elle s’observe dans la glace, déchiffre les liens reliant ses traits comme pour en abstraire le meilleur tableau qu’il leur est possible de composer. Dans son tiroir, elle repère le crayon marron muni d’une fine brosse, s’en sert pour redéfinir le contour de ses sourcils. Elle soulève ensuite son mascara avec lequel elle enduit minutieusement ses cils. Longuement, elle examine le résultat.Pas fan de la phrase en gras qui est assez abstraite pour moi.
ne peut retenir un soupire.soupir
Pas fan de la phrase en gras qui est assez abstraite pour moi.mais tu as complètement raison. J'ai beaucoup de peine avec cette phrase, j'arrive pas à lui faire dire ce que je veux, ça fait plusieurs fois que je la réécris. Peut-être qu'il faut la barrer tout simplement. J'y réfléchis.
Pas fan de "soulève", comme si le mascara était trop pesant.t'as raison, je corrige
soupiraaaah, il me semblait mais j'ai été trop feignasse pour vérifier, honte à moi :mrgreen:
Beaucoup d'hypocrisie dans ce monde que tu nous décris. Le texte est fort et même dérangeant à la fin.merci pour ce commentaire qui m'est très très utile. Est-ce que tu pourrais, si tu as le temps et l'envie, m'expliquer, soit ici soit en mp, ce que tu trouves dérangeant? Parce que je ne crois pas que mon but ait été tant de déranger. Et m'expliquer ce mot aussi, implacable, associé à Gloria?
En tout cas, ce personnage de Gloria est complexe et tu la mets en scène de façon assez... implacable ?
J'aime bien le point de vue très fort de Gloria du début à la fin, très immersif.
déchiffre les liens reliant ses traits comme pour en abstraire le meilleur tableau qu’il leur est possible de composer.Je crois que le fait "leur" (les liens reliant les traits) soit en partie le compositeur du meilleur tableau que elle pourrait "abstraire"... ça fait beaucoup.
Elle avait cru, comme d’habitude, que leur relation exigeait plus, plus d’intimité, de complexité, d’exclusivité, sans s’être pourtant le moins du monde interrogée sur les sentiments qu’elle éprouvait envers lui. L’importance qu’avait eu cette personne. Quand il apparaissait aux mêmes soirées que Gloria, elle redirigeait, sans presque s’en rendre compte, toute son attention sur lui. Elle se plaçait, l’air de rien, sur son chemin, à côté de lui au bar, plaisantait, se transformait en cette jeune femme charmante qu’elle savait si bien imiter, femme hardie, spirituelle, ironique, invulnérable, qui prétendait par-dessus tout être libre. Qu’espérait-elle de lui, alors ?Début, en gras, décortique des pensées de Gloria, en restant "externe" : elle avait cru, sans s'être interrogée.
Dedans, une toute petite fille qui traîne d’une démarche chancelante une peluche en forme d’hippopotame, et puis un homme et une femme d’un certain âge qui observent l’enfant d’un oeil amusé. L’homme assis confortablement sur le fauteuil, la femme agenouillée sur le parquet ancien.Cette description : petite fille / homme / femme... est très externe (ce n'est pas comme ça que Gloria pense, ou alors elle est très perturbée).
Gloria jette un regard insistant à sa belle-mère qui hésite une infinité de secondes puis s’empare de Clara sur le point de pleurer.
elle qui en cet instant ne se veut plus ni mère ni épouse, s’imagine rajeunie, les jambes fermes, le ventre platC'est assez triste de penser ce genre de chose juste avant de faire l'amour.
Quant à "texte dérangeant à la fin" :
Cette relation sexuelle est assez dérangeante parce qu'hypocrite comme la soirée qui a précédé.
Et :Citerelle qui en cet instant ne se veut plus ni mère ni épouse, s’imagine rajeunie, les jambes fermes, le ventre platC'est assez triste de penser ce genre de chose juste avant de faire l'amour.
Je ne suis par forcément à l'aise pour dire ce qui me paraît bancal car je constate que mes interventions peuvent être les mal venues. Alors je vais prendre des pincettes.
Pour répondre à ta question sur l'autre texte, je préfère le mélange action / questionnement intérieurMais oui, en fait je conviens bien qu'il s'agit, sur le long terme d'un texte, d'un mélange bien plus intéressant, rien que pour dynamiser le rythme et les évènements. D'où la pertinence de la question de Rémi (sous le texte de Toni) qui demande à quel moment dans l'histoire on se trouve. J'avais pour idée d'introduire Toni comme cela, mais peut-être que ça peut être rédhibitoire, ou alors, il faudrait juste ajouter un peu plus d'action.
Elle s’observe dans la glace, le regard neutre, concentré, ausculte minutieusement ses traits comme s'il s'agissait d'un croquis à étoffer.:coeur:
Gloria la soulève et la serre contre elle, murmure Mon petit coeur, Mon coquelicot, puis la repose, s’accroupit devant elle.Comme dans le texte précédent, là j'aurai mis une police spéciale (mais Rémi t'as dit de l'enlever? :D)
À contrecoeur, elle se retourne et quitte la pièce, s’éloigne des gémissement de sa fille, et à mesure que la distance entre elles s’élargit grossit de même sa culpabilité.J'aurais mis une virgule après "s'élargit", la suite de "s'élargit grossit" ça fait bizarre sans pause.
Parfois, deux convives s’en échappe en aparté, échangent plus intimement, mais le courant principal les réintègrent très vite au sein de son flux irresistible.s'en échappent, réintègre
Les hommes, surtout, sont éloquents.Comme dab! :D
Vieux amis d’université enfin réunis, ils déterrent d’anciennes blagues de la poussière des souvenirs, leurs offrent, l’espace de quelques instants, un lustre nouveau, puis passent à d’autres réminiscences, et leurs femmes d’essayer d’extraire de l’ombre de ces histoires les silhouettes des personnes qu’ils étaient alors.J'ai un doute... "leur offrent"?
Leurs deux enfant dorment déjà, tous les soir à dix-neuf heures au lit sans faire d’histoires.enfants
Mauritz s’en vante, Julia l’écoute sans commenter, le regard inoffensif, vaquant par moment, et Marc de surenchérir Mais la notre c’est pareil, enfin, ça dépend, ça marche mieux avec Gloria, quelque chose à voir avec la douceur féminine, que voulez-vous !Même remarque pour la police.
Grand-mère qui revient bredouille au salon, l’enfant dans ses bras yeux givrés de fatigue, grand-père qui suit avec affectation une émission télévisée et marmonne sans défaire son attention de l’écran Que veux-tu elle ira dormir plus tard.Pareil pour la police
Elle soulève Clara hors de son lit, embrasse son corps chaud et menu, La la la, tout va bien, maman est là.Ici aussi
Comme dans le texte précédent, là j'aurai mis une police spéciale (mais Rémi t'as dit de l'enlever? :D)hahaha non non, cette fois Rémi n'y est pour rien. Puisque c'est parlé, et non pensé, je ne voulais pas utiliser cette police spéciale. Je ne sais pas pourquoi je n'en ressens pas le besoin quand le discours est vite fait inclu à la narration.
J'aurais mis une virgule après "s'élargit", la suite de "s'élargit grossit" ça fait bizarre sans pause.T'as raison, c'est fait !
s'en échappent, réintègre>< merci
Comme dab! :Douais... j'ai quand même peur de taper trop dans le cliché, et très peu dans la vérité. Je crois que je m'en tire parce que la narration se mélange au point de vue de Gloria, et que Gloria se trouve dans un moment de sa vie où sa perspective est très influencée par ses frustrations et sa colère
J'ai un doute... "leur offrent"?non non, t'as complètement raison !
enfantspurée et pourtant je relis tellement ><
Même remarque pour la police.je crois que pour la police, je vais m'entêter dans cette direction pour le moment ::)
C'est bien dépeint ce milieu de mâles, subtil !
Ca se lit super bien, très bien écrit comme Toni, super chouette ! En quelques paragraphe, on peut imaginer la vie de Gloria, ses attentes, ses déceptions. Bravo encore une fois ! :)merci :coeur: :coeur:
C'est le premier texte que je lis de toi, et je voudrais commencer pour souligner la finesse de son style, malgré quelques lourdeurs ici et là que l'on peut attribuer à des mots trop longs qui se succèdent. Tu as de toute évidence le sens du récit, et c'est très facile de te suivre dans l'enchaînement des décors, des paroles et des sentiments.Merci beaucoup pour ce super compliment, et aussi la remarque par rapport aux quelques lourdeurs dûes aux mots trop longs qui se succèdent. Je vais y faire particulièrement attention !
A la lecture, j'ai éprouvé une sorte de tristesse pour Gloria, et la fin m'a laissé perplexe. C'est à la fois un schéma très classique de patriarcat, d'effacement de la femme, de ses envies, de ses aspirations. Et en même temps on sent toute son agentivité, toute sa capacité à être, même si cet être est dominé et que les autres, son mari le premier, manquent de considération à son égard, coincés dans leurs certitudes. C'est à mon avis la force du personnage, qui raconte à la fois les blessures et les espoirs. On voudrait l'accompagner dans la renaissance dont elle semble cruellement manquer.j'aime beaucoup ce que tu dis là. Je pense que oui, justement, la tragédie de Gloria est de se retrouver dans un scéma pareil, et de le ressentir, mais de s'y trouver coincée quand même, tout en cherchant, bien sûr, une issue. Qui sera en quelque sort un des thèmes du récit.
Merci pour ce partage, je vais jeter un oeil à tes autres écrits ici !merci beaucoup à toi pour ton passage et commentaire précieux !
Généralement je ne m'attarde pas sur ce genre de texte...je ne saurais dire pourquoi.Je suis d'autant plus touchée par le temps que tu y as consacré
Ici, je ressens un intérêt chez l'auteur pour les descriptions narratives.oui :)
Cependant, certaines choses me dérangent à la lecture comme une sensation d'avoir des pièces de puzzle devant moi sans en connaître l'image finale. Ce qui est une approche, je pense intéressante pour planter une intrigue mais cela peut aussi dérouter la lectrice que je suis.je comprends, et j'espère parvenir, par la suite, à ajouter de plus en plus de pièces, tout en conservant l'intérêt du récit
Donc merci de m'offrir à lire autre chose qui sortent de mes habitudes.merci à toi pour ton temps et ton aide :)
– Ah, voilà enfin maman, annonce l’homme à l’enfant. À force d’essayer de se faire belle, j’ai cru qu’elle t’avait oubliée.Wahou, la violence ordinaire qui se cache dans cette phrase, banale, dite sans même avoir conscience de ce que ça dit ! J'aurais envie de baffer mon beau-père s'il m'en sortait une pareille !
Évidemment qu’il ne reviendra pas au pouvoir, c’est un criminel mégalomane sexiste, raciste, homophobe, transphobe, atteint de qui sait combien d’autres phobies discriminatoires dégueulasses. Inimaginable qu’on lui attribue volontairement démocratiquement la présidence une seconde fois.Je comprends le propos porté par Gloria, la colère, là encore, qu'elle peut ressentir vis-à-vis de Trump, mais je trouve malgré tout la phrase un peu lourde.
Les laisser choir au sol avec ses vêtements, se délester de leur pesanteur fastidieuse au moins pour la nuit ?Là encore, quelle tristesse et quelle violence ordinaires, décrites avec une belle sensibilité dans le choix des mots.
Cela fait un long moment que réagir à tes textes me trottent dans la tête, je les ai lu avec attention et délectation. Tu as une capacité très forte à poser des personnages, retranscrire des situations à partir de petits détails qui donnent une grande profondeur au texte sans l'alourdir pour autant. Il ne fait aucun doute qu'il y a un gros travail derrière ce que tu nous proposes, alors bravo et félicitations !Tu ne sais pas comme ton commentaire m'a touchée quand je l'ai lu ce matin. Merci.
le milieu universitaire, la recherche, les désillusions qui mènent à la solitude et l'envie de se transformer, de déployer ses ailes. J'ai vraiment hâte de lire la suite.c'est exactement ça :coeur: je suis vraiment contente que tu aies resentie cette envie de déployer ses ailes.
Pour revenir à Gloria, je la perçois comme une femme extraordinaire,prise dans la banalité de son quotidien, et usée de cela. Elle semble subir beaucoup de choses, dans une colère silencieuse et on se demande si ça fait longtemps ou si un événement est survenu qui l'a plongée dans cet état. Je pencherais pour l'usure du quotidien et de son couple, non ?je dirais l'usure d'un quotidien assez neuf au final, puisque cette impression d'étouffer s'est drastiquement renforcée après la naissance de sa fille.
Wahou, la violence ordinaire qui se cache dans cette phrase, banale, dite sans même avoir conscience de ce que ça dit ! J'aurais envie de baffer mon beau-père s'il m'en sortait une pareille !oui :(
Je comprends le propos porté par Gloria, la colère, là encore, qu'elle peut ressentir vis-à-vis de Trump, mais je trouve malgré tout la phrase un peu lourde.en fait ce passage, à chaque fois que j'y revenais, me remplissait de doutes, donc j'ai fini par l'enlever. Je crois qu'il n'a pas sa place dans ce texte finalement.
Dans ce paragraphe, j'aime beaucoup comment la ponctuation (ou son absence) donne l'impression que Gloria est dans sa bulle, détachée des autres, mais ces deux phrases là sont un poil lourdes à lire.
Là encore, quelle tristesse et quelle violence ordinaires, décrites avec une belle sensibilité dans le choix des mots.<3
Je complète sur les autres textes, même si mon propos de départ est un peu le même pour tous.Un grand merci à toi Esmée :calin:
Merci pour ton texte !
Elle s’observe dans la glace, le regard neutre, concentré, s’ausculte minutieusement comme s’il s’agissait d’étoffer le croquis qu’était son reflet. Dans son tiroir, elle repère le crayon marron muni d’une fine brosse, s’en sert pour définir le contour de ses sourcils.Banger intro. L'image "comme si étoffer le croquis qu'est son reflet" c'est une folie, l'envoyer dès l'entrée comme ça c'est trop cool.
Elle saisit ensuite son mascara avec lequel elle enduit minutieusement ses cils.Jeu un peu étrange sur les rouages : "ensuite", "son" puis "avec lequel elle", j'aurais pas mis tout ça en même temps perso, à la lecture ça fait un peu de résistance (un tout petit peu)
Elle avait cru, comme d’habitude, que leur relation exigeait plus, plus d’intimité, de complexité, d’exclusivité, sans s’être pourtant le moins du monde interrogée sur les sentiments qu’elle éprouvait envers lui.La phrase est un peu longue et je me perds. j'aime bien le propos (j'aime aussi les phrases qui le précèdent/introduisent ; la suite du paragraphe est clean)
Parfois, deux convives s’en échappe en aparté,il me semble que le sujet de "échappe" est "deux convives" -> "échappent"
mais le courant principal les réintègrentpareil : "le courant principal" => "réintègre"
Enfin réunis, ils déterrent d’anciennes blagues de la poussière des souvenirs, leurs offrent, l’espace de quelques instants, un lustre nouveau, puis passent à d’autres réminiscences, et leurs conjoints d’essayer d’extraire de l’ombre de ces histoires les silhouettes des personnes qu’ils étaient alors.[virgule virgule virgule virgule] suivies de [longue proposition sans virgule] c'est absolument trop cool comme construction. Cependant je pense que ici y'a une paire de virgules de trop, quelque part. Je me trompe peut-être.
d’instants précieuxJ'ai tiqué. Et je ne goûte pas vraiment le terme "enchaînement" qui précède non plus. Pour autant, la phrase dépeint une réalité sociale qui me concerne énormément.
Banger intro. L'image "comme si étoffer le croquis qu'est son reflet" c'est une folie, l'envoyer dès l'entrée comme ça c'est trop cool.:)
La phrase est un peu longue et je me perds. j'aime bien le propos (j'aime aussi les phrases qui le précèdent/introduisent ; la suite du paragraphe est clean)j'ai juste raccourci la fin. J'arrive pas trop à la couper, autrement.
[virgule virgule virgule virgule] suivies de [longue proposition sans virgule] c'est absolument trop cool comme construction. Cependant je pense que ici y'a une paire de virgules de trop, quelque part. Je me trompe peut-être.J'en ai enlevé deux !
J'ai tiqué. Et je ne goûte pas vraiment le terme "enchaînement" qui précède non plus. Pour autant, la phrase dépeint une réalité sociale qui me concerne énormément.j'ai gardé les instants précieux, mais j'ai mis déroulement plutôt qu'enchaînement, qui était trop mécanique.
Tout le texte est piégé dans des schémas dont il a conscience, mais dont il ne se désenglue pas. Cela me fait de la peine pour le personnage, mais je n'ai rien à dire au niveau littéraire, ou de l'écriture. J'ai beaucoup aimé ; je n'ai pas beaucoup aimé ; peu importe. Je connais un peu trop bien une Gloria qui lui ressemble, et je me suis senti hors du texte à cause de ça. Désolé. Ce soir, je n'ai rien à dire.Je crois que c'est la grande difficulté de ce texte. Je crois que quand je le relis, j'ai trop tendance à me laisser convaincre par son écriture, plutôt que par l'histoire. J'aime beaucoup l'escargot, cela dit, et j'aime beaucoup que ce soit Gloria, avant tout, qui semble repousser son mari, vouloir s'en détacher. Dans les versions précédantes, Marc était trop évidemment un connard, et ça n'allait pas. Mais là il reste quand même un cliché dont j'aimerais me défaire. C'est peut-être une des choses sur lesquelles je peux encore travailler. Lui donner plus de substance, à Marc, de douceur, ce qui nous ferait comprendre que la douleur de Gloria vient d'ailleurs.