Le Monde de L'Écriture
Coin écriture => Poésie => Discussion démarrée par: Titus le 08 décembre 2024 à 11:40:02
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À Angelina
XVII.
J’ai jeté ma flèche
Là où règne la Céleste,
Et si loin,
Qu’elle m’a heurté
En plein cœur.
XVIII.
Si j’existe,
C’est par le piège
De ta fugace beauté :
Où que j’aille,
J’éprouve la joie.
XIX.
Fou d’amour,
J’ai aboli
Les ombres qui m’assiégeaient :
Cruel est le manque,
Ici-bas.
XX.
J’ai tracé
Sur ton visage
Le sourire de l’adieu,
Comme vont là-haut,
Les étoiles.
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Bonjour Titus beau poème en cette belle déclaration ou l'on ressent l'absence de l'être aimé qui nous manque, doux dimanche
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Bonjour Béatrice, et merci pour ton commentaire.
J'ai voulu, dans cette série de poèmes, exprimer le jaillissement originel et continuel de l'Être (ou Tao pour parler comme Lao Tseu), entre lumière et ombre, dévoilement et retrait, plénitude et manque. Et enfin, l'amour comme don et comme absence de don, dans sa dimension historique.
Mes amitiés,
Titus.
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Merci pour cette précision Titus
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Bonsoir Béatrice,
C'est moi qui vous remercie.
Ainsi, vous serez en mesure de comprendre ce qui est caché dans le premier quintil, c'est-à-dire "le jaillissement originel et continuel du monde " (Lao Zi écrit : "Son nom est inconnu. Je le qualifié aussi de grand. Grand, il est partout. Étant partout, il est éloigné. Éloigné, il revient à la source.")
Le poème 2 exprime, par la métaphore de la "fugace beauté", que tout apparaître pour les mortels est aussi un "piège" et qu'il y a un envers qui est scellé à cette lumière.
Le poème 3 exprime l'idée que plus on habite la lumière, plus on est contraint de se couvrir "d'ombres" sans quoi l'on éprouve la cruelle morsure du "manque" propre à tout "ici-bas".
Quant au dernier quintil, il établit la pure offrande de soi à l'autre et, par ce geste de tracer "le sourire de l'adieu" sur son visage, le fait de gagner en retour le don que l'autre a aussi en propre.
Mes amitiés,
Titus.
Je corrige.
Lao Zi dit : "Son nom est inconnu. Je le nomme Tao. Je le qualifie aussi de grand. Grand, il est partout. Étant partout, il est éloigné. Éloigné, il revient à la source."